Catégorie : Foire aux questions

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Foire aux questions

Le revenge porn, c’est quoi ?

Nous avons demandé à un assistant d’Intelligence Artificielle (IA) ce qu’est pour lui le revenge porn. Voici sa réponse.

Le revenge porn est une forme de cyberharcèlement qui implique la diffusion non consentie sur Internet d’images ou de vidéos sexuellement suggestives d’une personne. En tant qu’assistant IA, je condamne fermement cette pratique de plus en plus répandue, qui peut avoir des conséquences dramatiques pour la victime, qui peut subir un préjudice émotionnel et social considérable.

Ce type de cyberharcèlement est souvent utilisé par un ex-partenaire ou une personne malintentionnée pour blesser, intimider ou humilier une autre personne.

De quoi s’agit-il, exactement ?

Concrètement, c’est lorsque des photos ou des vidéos sont prises avec une autre personne dans le cadre d’une relation intime, puis partagées dans les réseaux sociaux ou plus largement sur Internet. Si la relation prend fin, il peut arriver que l’autre personne expose ces images ou vidéos sur les réseaux sociaux ou sites de partage pour se venger.

(Il peut exister aussi un chantage au revenge porn pour exiger, sous cette menace, des faveurs sexuelles d’une personne sans son consentement, ce qui est également très grave et s’apparente à du viol, ndlr).

Une violation de la vie privée punie par la loi

Le revenge porn est associé à une violation de la vie privée, car cela implique la diffusion d’images ou de vidéos intimes sans le consentement de la personne qui y figure. Dans de nombreux pays, cette pratique est considérée comme un acte criminel, car elle viole les droits fondamentaux des individus. En France par exemple, le revenge porn est puni par la loi depuis 2016.  L’atteinte volontaire à la vie privée et à l’intimité était déjà punissable par le code pénal mais un nouvel article y a été ajouté consacré au numérique et l’accusé peut encourir jusqu’à deux ans de prison et 60 000 euros d’amendes.

Il est important de signaler tout comportement criminel aux autorités compétentes. Il existe également des organisations – ou des avocats – qui peuvent aider les victimes de revenge porn à se protéger et à prendre les mesures appropriées pour faire face à cette situation difficile.

Conclusion : ne vous laissez pas faire !

Sur le même sujet, lire aussi :

Et toi, qu’en penses-tu ? Es-tu victime de revenge porn ? Viens en parler avec nous sur le chat’ ! (écoute anonyme et gratuite) :

Pour aller plus loin :

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Foire aux questions

La masturbation rend-elle sourd ?

La masturbation rend-elle sourd ?

Autrefois, on cherchait à effrayer plutôt qu’à expliquer. Par réaction, ceux qui promeuvent aujourd’hui la masturbation cherchent à culpabiliser et ringardiser ceux qui veulent maîtriser leur corps. Coup d’œil sur un terrain… miné.

Impossible de ne pas tomber un jour ou l’autre sur un article visant à évacuer les vieilles peurs sur la masturbation. On vous y expliquera que le plaisir solitaire est la meilleure voie de connaissance de son corps et la meilleure préparation pour des relations sexuelles satisfaisantes et réussies. Elle permettrait même la maturation sexuelle de l’adolescent.

Sous un discours soi-disant professionnel, des arguments moins scientifiques sont utilisés et une nouvelle « morale » est esquissée. Ceux pour qui la masturbation est un repli sur soi qui ne rend pas heureux seraient des névrosés qui ont peur du corps, des rétrogrades qui croient encore que la masturbation est mauvaise pour la santé, des puritains qui voient le mal là où s’épanouit au contraire un plaisir innocent et bienfaisant. Le plaisir n’est-il pas le même, qu’on l’obtienne par soi-même ou par un autre ? La vie n’est-elle pas suffisamment stressante pour qu’on ne puisse pas se détendre grâce à ce plaisir simple ? Quel mal à profiter de ce que la nature, si ce n’est Dieu, nous offre si généreusement ? Quelle est cette morale triste, qui fuit la joie ? Voilà le seul plaisir sexuel sans risques, et l’Église l’interdit. On dirait qu’elle le fait exprès. N’aurait-elle pas une tendance masochiste ?

Sexualité… la vraie ?

Tous ces arguments ont-ils réussi à vous rendre coupables et honteux de vos principes et croyances obscures ? Car ceux-là même qui reprochent à la morale chrétienne (en fait morale naturelle) d’être culpabilisatrice retournent le procédé et insinuent efficacement les sentiments de culpabilité et de peur inverses. Êtes-vous vraiment une personne équilibrée, vous qui contrôlez si durement votre corps ? Êtes-vous normal ? Êtes-vous capable de vivre une sexualité épanouie ?

Vous qui pensez que la sexualité n’est pas une fonction organique comme une autre, vous êtes forcément catholique, car il n’y a plus que l’Église pour encourager une morale sexuelle qui ne soit pas que sanitaire. Vous êtes assez sensés pour penser que, oui, la masturbation rend sourd. Ses promoteurs n’entendent pas la vérité simple que le sexe n’est pas un moyen d’isolement, mais de communion dans l’amour. Et vous êtes clairvoyants pour reconnaître avec humilité que, là où votre corps a eu raison de vous, la miséricorde de Dieu vous sauve de toute culpabilité et de toute peur.

Alors la masturbation rend-elle sourd ? Oui, ses promoteurs !

Et vous, qu’en pensez-vous ? Venez en parler avec nous par chat’ !

Pour aller plus loin :

 

Source : d’après un article de Sophie Lutz pour Famille chrétienne, en 2013.

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La dépendance au porno, signe d’une détresse psychologique ?

La dépendance à la pornographie ou à la masturbation très régulière, même si elle est ignorée par le conjoint, affecte la relation de confiance du couple. Honte, interdiction ou péché, le sujet reste tabou. Comment l’aborder autrement ? Comment en parler, tout simplement ?

Un homme avouait à un ami sa dépendance au porno. Son ami lui répondit sans concession : « Ton combat est essentiellement une question de contrôle. Tu aimes le contrôle que la pornographie te procure. Tu préfères plonger dans cet univers plutôt que de prendre le risque de l’intimité réelle. » Interloqué, l’homme reconnut que c’était vrai : « Je voulais contrôler le moyen de me procurer du plaisir et je ne voulais pas risquer la perspective de ne pas voir mes besoins satisfaits par des personnes réelles. » (1)

Exercer sa sexualité de manière solitaire est très paradoxal. Voire contradictoire dans les termes, si l’on admet que la sexualité est faite pour la relation. Chacun de nous a profondément besoin d’intimité avec l’autre. Être intime avec quelqu’un, c’est vivre une proximité physique, émotionnelle, affective avec cette personne. Nous vivons l’intimité d’abord dans la relation avec nos parents. Quand un manque d’intimité ou une intimité déplacée avec eux, ou avec l’un des deux, a affecté l’enfant, une méfiance naît en lui. Il se durcit pour se convaincre qu’il peut s’en passer. Cela peut faire de lui un adulte « détaché », en difficulté pour vivre l’intimité, incapable d’une conversation impliquant de se livrer. Cet adulte peut être narcissique, incapable de prendre l’autre en compte. Le conjoint d’une telle personne se retrouve évidemment en souffrance.

L’addiction au porno, signe d’une détresse psychologique

La dépendance au porno, comme la dépendance sexuelle, n’est pas d’abord un problème moral, mais un problème d’ordre psychologique, le signe d’une détresse psychologique. Cette personne ne sera pas aidée par des convictions morales pour s’en sortir. Elle aura plutôt besoin de prendre conscience des raisons de son addiction en faisant un travail sur elle-même accompagnée par une personne compétente.

Et Dieu dans tout ça ? Plus intime à moi-même que moi-même. Dieu peut-être source de guérison.

Une thérapie peut aussi prendre conscience des causes de ces habitudes sexuelles inadéquates.

Les pulsions et envies sexuelles restent le signe d’un désir plus grand et plus profond : celui d’être aimé et d’aimer. Etancher ce grand et bon désir par des satisfactions solitaires, c’est se priver de la dimension relationnelle de son désir, c’est se priver d’amour. Sortons-en ! Faisons-nous aider !

Alors, comment s’en sortir ? Parlez-en à votre conjoint et/ou parlez-en avec nous par chat’ !


Pour aller plus loin :

 


D’après un article de Sophie Lutz pour Famille chrétienne, mars 2013.

(1) Vers une sexualité réconciliée, par Andrew Comiskey, Éditions Raphaël.

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Foire aux questions

Pourquoi faut-il se former à l’affectivité et la sexualité ?

Nous nous formons dans beaucoup de domaines, mais la sexualité se limite souvent à l’aspect biologique à l’école, et elle est complétée par un soupçon d’éducation civique, loin d’une initiation minimum à l’affectivité.

Séparer affectivité et sexualité ? Bonne idée ?

En ne gardant que l’aspect biologique et jouissif de la sexualité, on risque d’une part de passer à côté de quelque chose, et d’autre part de blesser émotionnellement les personnes rencontrées. Ce que fait notre corps affecte notre intérieur, et réciproquement. Par intérieur, on veut dire âme chez les chrétiens, ou plus simplement le cœur, les sentiments, l’esprit et/ou la psychologie. Ce n’est plus à démontrer, la médecine fait un lien entre le mal-être d’une personne, et des symptômes physiques du corps. 

Se lancer dans la barque de la vie sans bagage

Ne pas apprendre à connaitre les règles de l’affectivité et de la sexualité, c’est se lancer dans la vie avec un modeste baluchon. On apprendra avec l’expérience, au risque d’infliger et de s’infliger des blessures, de subir des emprises sournoises, et des mauvaises surprises émotionnelles, tout cela dans un monde de plus en plus égoïste, ce qui ne facilitera pas l’apprentissage. 

Choisir son entourage 

Approfondir l’affectivité et la sexualité impliquera de choisir ses compagnons de route sur le chemin de la vie. On n’enseigne plus trop cela aujourd’hui, mais il y a des bonnes ou mauvaises influences, surtout auprès des personnes immatures car non formées sur ces sujets. Sans connaissances au moins théoriques préalables, il est difficile d’avoir le discernement pour les différencier. 

La sexualité au détriment de l’affectivité ?

Notre mode de vie d’aujourd’hui promeut une sexualité débridée. Regardons autour de nous, ce n’est pas évident que cela fonctionne pour réussir sa vie affective, qu’en pensez-vous ? Se former sur l’affectivité permet de mieux développer l’amour, au sens du grand amour, mais aussi de l’amitié. Et augmenter les chances de réussir dans ce domaine, mais bien sûr on ne peut pas garantir le succès à 100 % en ce qui concerne l’humain. La sexualité, ce n’est pas simplement jouir, c’est aussi montrer à l’autre qu’on l’aime. Que signifie lui montrer qu’on l’aime si on ne l’aime pas mais qu’on veut simplement jouir ? et est-ce clair pour l’autre, dans son intérieur ?

On a une seule vie terrestre !

Avec une vie sur terre, autant s’armer pour la réussir. On investit beaucoup dans la réussite professionnelle avec des années d’études, mais qu’en est-il pour la réussite personnelle ? Mieux vaut mettre des atouts dans sa main pour bien réussir sa vie, plutôt qu’apprendre par une expérience d’échec après des années de mariage et des enfants qui subissent les loupés. Bien sûr, malgré les ratés de chacune de nos vies, il est toujours possible d’appeler Jésus à l’aide par la prière, mais comme on dit, mieux vaut prévenir que guérir.

Et toi qu’en penses-tu ?  Viens en discuter avec nous sur le chat’ de ce site ! (discussion anonyme et bienveillante)


Pour aller plus loin :

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La pornographie et la masturbation sont-elles des péchés?

Quand une personne se pose la question si un acte qu’il accomplit est péché ou pas, cela veut dire que déjà il est dans un chemin de recherche de la vérité. Ainsi, quand la question concerne la vie intime et nos choix affectifs. Dans la vie, posons nous des questions pour trouver des réponses qui donnent sens à nos actes. Alors, la pornographie et la masturbation sont-elles des péchés ?

Symptômes de souffrance

La première chose qu’il faut comprendre, c’est que le visionnage d’images pornographiques ou la masturbation, sont très souvent des symptômes d’un mal-être que vit la personne. La solitude, la frustration, le découragement poussent facilement vers des formes de compensation affective qui, bien sûr, ne sont pas suffisantes et qui créent une dépendance. Il y a aussi des cas où on tombe dans ces « pratiques » à cause d’une fausse vision de la sexualité. celle-ci considère les personnes (y compris soi-même) seulement comme des objets de plaisir.  

Sur le plan « spirituel »

Spirituellement la pornographie et la masturbation sont considérés par la Bible et la tradition judéo-chrétienne comme péché. En effet, surtout pour sa recherche égoïstique de la pure satisfaction personnelle. Car, cela contredit la vocation propre de l’Homme : être don pour les autres. Dans la pornographie, la relation entre les personnes n’est pas le fruit d’un amour réciproque. mais au contraire, les rapports sexuels sont artefacts et simulés; Dans la masturbation il n’y a pas du tout de relation entre les personnes et l’autre n’existe que comme produit de mon imaginaire. Un acte, pour qu’il soit bon, doit toujours être ordonné au bien des autres et de moi-même. Le péché est en effet, « un acte ou une pensée qui s’oppose à l’Amour ». 

La pornographie et la masturbation, péchés graves… ou pas ?

La réalisation de matériel pornographique peut être considéré comme un péché grave. Cependant les péchés « d’impureté » comme la masturbation ou la vision de matériel pornographique ne peuvent pas être jugé grave « a priori ». Mais il faut toujours vérifier l’état émotif, psychologique et spirituel de la personne. Par exemple, pour un adolescent c’est très difficile de gérer sa sexualité. Souvent, il ne l’a pas encore appris, et ses changements hormonaux réduisent sa liberté de choix. En tous les cas, ces pratiques sexuelles provoquent  presque toujours en nous un « désordre » affectif, qui risquent, avec le temps, d’alimenter notre narcissisme.

Comment s’en sortir ?

Chaque fois qu’on tombe dans la masturbation ou dans la pornographie, on blesse la capacité d’aimer. Alors il est très important de poser des actes d’altruisme, de générosité envers les autres. La charité gratuite produit la meilleure médecine contre l’égoïsme. D’ou l’importance d’en parler. Ainsi, avec un prêtre pour confesser sa fragilité et se sentir pardonné par Dieu. Dans les cas où ces pratiques sont installées profondément c’est bien d’en parler aussi avec un spécialiste pour voir en profondeur ce qui nous pousse à agir ainsi.

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Foire aux questions

Comment sortir de la culpabilité ?

“Je me sens coupable, comment sortir de cette culpabilité ?”

Le fait de s’emprisonner dans la pornographie peut nous conduire à la culpabilité en ce sens que nous sommes partagés entre ce plaisir immédiat et factice que procure le fait de regarder ces images et le sentiment d’une gêne, qu’il y a un ressort qui se casse, quelque chose s’abîme en nous. Nous voudrions nous donner à l’autre en plénitude et en vérité, mais nous préférons par ce biais nous refermer sur nous même, tel Adam qui se cache de Dieu après avoir péché. Face à cela essayons de dégager quelques réactions possibles.

1) Le désespoir

 Il est très facile, chaque fois que nous retombons de se dire que tout est foutu, que nous n’y arriverons jamais. On se laisse aller alors en baissant les bras, on désespère, déprime, voire pire…

2) L’orgueil

Oui, je suis tombé, mais je vais me relever, c’est sûr, car je suis fort, je peux me maîtriser… Vanité des vanités, tout est vanité…

3) L’humilité

C’est la troisième solution et c’est la seule qui peut nous faire sortir de cette culpabilité infernale, reconnaître que par nous-même nous n’y arriverons pas. Elle est source d’une ouverture, à Dieu d’abord pour celui qui croit, reconnaître devant lui que nous sommes faibles et implorer sa miséricorde : c’est le sens de la confession. 

Cette ouverture peut se faire aussi à l’égard d’un tiers en qui nous avons confiance : un ami, un prêtre, un psychologue… Il existe aussi diverses propositions faites par des personnes compétentes. J’en citerai deux :

  • le parcours “libre pour aimer”. C’est un parcours en ligne, initié par des spécialistes et proposé pour vous accompagner pas à pas et vous aider à en sortir.
  • la neuvaine à Carlo Acutis. C’est une proposition de réciter une prière pendant neuf jours en demandant l’intercession d’un jeune italien, mort en odeur de sainteté et qui était un passionné des nouvelles technologies.

Ne nous résignons donc jamais à la défaite, mais prenons les moyens pour avancer en apprenant à nous connaître avec nos limites et en restant dans l’espérance.

Si vous vous demander comment sortir de la culpabilité, venez en parler avec nous sur le chat’ ! (écoute anonyme et gratuite) :

 

Lire nos autres témoignages :

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Foire aux questions

Qu’est ce que la chasteté ?

On se demande parfois si “la chasteté” est un terme encore actuel ou si c’est une vertu qui se fait de moins en moins présente.. Il faut encore savoir ce que cela signifie et comment elle peut être belle à vivre.

La chasteté, existe-t-elle encore ?

Si vous demandez aujourd’hui à un jeune qu’est-ce que la vertu de la chasteté, il va vous regarder interdit, presque confondu, en se demandant de quoi vous parlez. Certains répondront que c’est « quelque chose » qui ne se fait plus, qui date du moyen âge. La chasteté serait une pratique qui mortifie, humilie ; une espèce de « castration » de la personne. Cette conviction semble se fortifier quand on regarde la tradition chrétienne où les religieux font « vœux de chasteté » ne se mariant pas et s’enfermant dans un monastère. Aujourd’hui, donc, si on parle de chasteté c’est toujours d’une façon négative ou dépassé.

Privation ou libération ?

Le vrai problème quand on parle de la chasteté, c’est qu’on croit que ceux qui la vivent doivent renoncer au plaisir charnel et, sans savoir le pourquoi, se priver de cette joie humaine. 

En effet, le plaisir n’est pas une chose négative en soi et il n’est pas perçu comme ça par ceux qui l’expérimentent. Les expériences sexuelles, toujours plus précoces et plus diffusées chez les jeunes, témoignent de cette recherche du plaisir sans limite. L’homme serait « libre » s’il peut vivre sa sexualité sans freins et sans fermetures culturelles. Cependant, vivre ainsi ne semble pas rendre l’homme plus libre ; la sexualité livrée à elle-même provoque dépendances, frustration, blessures et un sens de vide dans les cœurs.

Donner, c’est posséder vraiment

La chasteté est un chemin où j’apprends à aimer l’autre. L’égoïsme se base sur la possession qui provoque plaisir à soi-même, l’amour se fonde sur le don de soi qui réjouit le cœur de l’autre. Vivre chastement c’est choisir de respecter l’autre, son existence, son corps, son être et accueillir tout ce qu’il est, dans son mystère profond qui nous dépasse. La vraie joie c’est quand je suis capable de faire sentir à l’autre qu’il est un être spécial et unique ; c’est quand je valorise des gestes comme se tenir la main ou faire une caresse. La banalisation de la sexualité rend arides les relations, les détruit et enlève la beauté d’être ensemble, la confiance et la tendresse.

Objet ou personne ?

La télévision, nous parle d’une violence toujours plus grande envers les femmes. Cela est dû à une réification de la personne, qui donne la perception qu’on peut se servir de l’autre pour en faire ce qu’on veut et comme on veut. L’autre, ainsi, se sent « utilisés », « volés », « violé » dans son corps et dans son être.  Même si, à la base, il y avait des sentiments sincères. En effet, ce n’est pas suffisant de ressentir quelque chose pour quelqu’un pour se livrer entièrement à lui-même. 

En amour, pas de stress ou de presse !

Pour éviter de devenir des arides instruments de plaisir, voilà le mot clé : patience ! Je sais que, surtout pour les jeunes, c’est le synonyme de torture. Mais l’attente des étapes et des moments de l’amour est essentiel pour qu’une relation sentimentale ou amicale puisse se construire et résister dans le temps. L’amour ne peut pas être vécu immédiatement dans toute sa réalité profonde et intime. Il faut du temps pour connaître l’autre. Pour comprendre ses sentiments s’ils sont réels, sa façon de penser, son caractère, ses attentes et ses désirs. Le fruit de l’amour il faut le cueillir quand il est mûr, alors il sera doux et source de bonheur.

Et toi, qu’en penses-tu ? Viens en parler avec nous sur le chat’ ! (écoute anonyme et gratuite) :

Pour aller plus loin :

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Foire aux questions

Porno et masturbation, même combat ?

Porno et masturbation, même combat ? Comment le mener ? Une contribution libre proposée par Xavier.

La pornographie et la masturbation fonctionnent sur le même principe que la drogue. Petit à petit, il faut augmenter la force des doses pour obtenir un effet identique aux consommations précédentes. La dépendance se met donc en place.  On cherche à « apaiser » sa conscience en se disant que c’est une réponse à une pulsion naturelle, donc qu’il n’y a rien de mal.

Il est important de réfléchir sur l’origine des pulsions sexuelles qui nous traversent afin de les maîtriser, si l’on veut sortir de cet esclavage. En effet, le fait de prendre conscience que c’est un péché (ou un égarement, si vous préférez, le péché étant une coupure du lien avec l’amour de Dieu), et même d’aller se confesser (si vous êtes baptisé), est un bon premier pas, mais cela risque fort de ne pas être suffisant. La pulsion restera forte et entrainera probablement d’autres chutes devant les tentations.

Il faut savoir que la pulsion sexuelle – qui au départ est bonne car elle est voulue par Dieu – n’est pas seulement d’origine « sexuelle », liée à des besoins ou des désirs. Elle peut-être générée aussi par un dérèglement de vie, choisi ou subi. En prendre conscience permet de se déculpabiliser et aide à s’en sortir. Voici une liste non exhaustive de ces dérèglements : stress, frustration, fatigue, ennui, manque de confiance en soi ; et mauvaise hygiène de corps. La mauvaise hygiène du corps comprend la consommation excessive de viandes grasses, charcuteries, alcool, sucreries qui vont “exciter” le corps ; et le manque de soin au corps, c’est-à-dire ne pas faire du sport ou ne pas prendre le temps afin de détendre ou relaxer le corps (avec par exemple un bon bain ou un massage).

En bref, il faut un « esprit sain dans un corps sain », ou mieux « l’Esprit-saint dans un corps saint ». Prendre la décision de prier davantage et/ou de se confesser doit être complété par la pratique d’une activité sportive qui évacuera le stress, la frustration… donc les pulsions du corps, et entretiendra la sensation de bien-être de son corps. Il faut remplacer la pornographie par une activité physique et/ou un loisir, et non pas chercher à la supprimer. En plus explicite, il faut diminuer l’intensité des pulsions et canaliser l’énergie des pulsions vers une activité précise et choisie (si possible un peu à l’avance), plutôt que de lutter pour la contenir. Ainsi, on traite le mal à la racine et non le symptôme qu’est la pornographie.

Enfin, il faut prendre en considération que le contexte de société dans lequel on évolue tous les jours est défavorable à la pureté : les pubs, les films, les tenues vestimentaires, les blagues et les conversations vulgaires attisent nos pulsions. On ne peut pas toujours les éviter, mais autant prendre un maximum de précaution et apprendre à détourner le regard.

Et toi, qu’en penses-tu ? Trouves-tu cela difficile de contrôler tes pulsions ? Viens en parler avec nous sur le chat’ !

 

Lire aussi, au sujet de la masturbation :

Au sujet du porno :

Et pour aller plus loin :

  • Lire Thérèse Argot, « Une jeunesse sexuellement libérée (ou presque) », et « Aime et fais ce que tu veux » écrit en partenariat avec l’évêque Mgr Emmanuel Gobillard pour ce dernier.

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Foire aux questions

Quels sont les effets du porno sur la société ?

En mai 1989, le Conseil Pontifical pour les communications sociales (Vatican) mettait déjà en garde les médias des effets du porno – dangers beaucoup mieux connus et reconnus aujourd’hui. Extrait d’un document qui visait alors à “illustrer les effets les plus graves de la pornographie et de la violence sur les individus et la société” .

L’expérience quotidienne confirme les études faites dans le monde entier sur les conséquences négatives de la pornographie. On entend par pornographie, au sein des média, la violation, grâce à l’usage des techniques audiovisuelles, du droit à la ‘privacy’ du corps humain dans sa nature homme ou femme. Cette violation réduit la personne humaine et le corps humain à un objet anonyme, destiné à un mauvais usage et dont l’intention est la jouissance concupiscente. La violence, dans ce contexte, peut être comprise comme une présentation, faisant appel aux instincts humains les plus bas, d’actions qui sont contraires à la dignité de la personne et qui évoquent une intense force physique exercée de manière profondément offensive et souvent passionnée. Les spécialistes divergent parfois sur l’étendue de l’impact de ce phénomène et sur la manière dont les individus et les groupes sont touchés par celui-ci. Les lignes de faîte de la question apparaissent cependant claires, nettes et inquiétantes.

Porno = dépréciation de la sexualité, perversion des relations humaines, asservissement des individus, destruction du couple et de la famille

Personne ne peut se considérer exempt des effets dégradants de la pornographie et de la violence, ou à l’abri des dégâts causés par ceux qui se laissent inspirer par celles-ci. Les enfants et les jeunes sont particulièrement vulnérables et spécialement exposés à en devenir les victimes. La pornographie et la violence sadique déprécient la sexualité, pervertissent les relations humaines, asservissent les individus – en particulier les enfants et les femmes -, détruisent le mariage et la vie de famille, inspirent des attitudes anti-sociales et affaiblissent la fibre morale de la société.

Il est donc évident qu’un des effets de la pornographie est le péché (= se couper de l’amour de Dieu, ndlr). La participation volontaire à la production et à la diffusion de ces produits nocifs doit être considérée comme un mal moral sérieux. De plus, cette production et cette diffusion ne pourraient pas avoir lieu s’il n’y avait pas un marché de demande. Ceux qui font usage de ce matériel ne nuisent donc pas seulement à eux-mêmes mais contribuent à la promotion d’échanges commerciaux néfastes.

Une fréquente exposition des jeunes enfants au contexte de violence dans les média peut être troublante pour ceux-ci, encore incapable de distinguer nettement entre imagination et réalité. Successivement, la violence sadique au sein des média peut conditionner les personnes impressionnables, surtout les jeunes, au point qu’ils la considèrent acceptable, normale et digne d’être imitée.

Un lien entre pornographie, violence sadique et meurtres

On a dit qu’un lien existerait entre pornographie et violence sadique. Une certaine pornographie est ouvertement violente dans son expression et son contenu. Ceux qui voient, entendent ou lisent un tel matériel risquent de l’introduire dans leur propre comportement. Ils en arrivent à perdre tout respect envers les autres en tant qu’enfants de Dieu et en tant que frères et sœurs de la même famille humaine. Un tel lien entre pornographie et violence sadique a des implications particulières pour les personnes atteintes de maladie mentale.

Ce que l’on appelle la pornographie douce (“soft core”) peut progressivement paralyser la sensibilité, étouffant graduellement le sens moral des individus au point de les rendre moralement et personnellement indifférents aux droits et à la dignité d’autrui. La pornographie-comme la drogue-crée un besoin et pousse les individus à rechercher du matériel plus excitant (le “hard core”) et pervers, la pornographie dure. La probabilité d’une attitude anti-sociale sera d’autant plus grande, dans la mesure où le processus se poursuivra.

La pornographie favorise les fantasmes et les comportements malsains. Elle compromet le développement moral de la personne et les relations humaines saines et adultes, particulièrement dans le mariage et la famille, qui exigent une confiance mutuelle ainsi qu’une intégrité morale explicite de l’esprit et des actions de chaque personne.

La pornographie met en cause le caractère familial de l’authentique sexualité humaine. Dans la mesure où la sexualité est considérée comme une recherche frénétique de jouissance individuelle, plutot qu’une expression durable d’amour dans le mariage, la pornographie apparaîtra comme un facteur capable de miner la vie familiale dans sa totalité.

Au pire, la pornographie agira comme élément d’incitation ou de renforcement, un complice indirect, dans les cas d’agressions sexuelles graves et dangereuses : contre les enfants, ou encore les enlèvements et les meurtres.

Un des messages centraux de la pornographie et de la violence est le mépris des autres : considérés comme objets plus que comme personnes. La pornographie et la violence suppriment ainsi la tendresse et la compassion, pour faire place à l’indifférence et même à la brutalité.

Et toi, qu’en penses-tu ? Vois-tu un lien entre violence et porno ? Viens en discuter avec nous par le live chat’ !

 

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Foire aux questions

Que fait le porno aux femmes ?

Ce que le porno fait aux femmes

Comme le porno considère les femmes comme du “matériel à utiliser” et non comme des personnes à aimer, les hommes en parlent comme des objets et les traitent comme des objets. Lorsque les hommes apprennent ce qu’est leur « amour » à partir de vidéos et de magazines, ils se font à l’idée que le « non » d’une femme est en fait un « oui » et qu’elle aime être prise et utilisée. Cela peut conduire à une mentalité de violeur.

Prenons, par exemple, une étude réalisée aux États-Unis, dans la région d’Oklahoma City. Lorsque 150 entreprises à caractère sexuel ont été fermées, le taux de viol a diminué de 27% en cinq ans, tandis que le taux dans le reste du pays a augmenté de 19%. À Phoenix, en Arizona, les quartiers avec des points de ventes pornographiques avaient 500% de plus d’infractions sexuelles que les quartiers sans eux. (1)

Une autre – dramatique – histoire : l’américain Ted Bundy a violé et tué des dizaines de femmes, il a été condamné à mourir sur la chaise électrique et a demandé que sa dernière entrevue soit avec le Dr James Dobson, le fondateur de Focus on the Family, une association canadienne évangélique pour « aider les familles à grandir ». Lors de cette rencontre, Bundy a parlé ouvertement de pornographie et a dit au Dr Dobson que ses difficultés avaient toutes commencé par là. Il a aussi expliqué que tous ses codétenus étaient obsédés par la pornographie avant de finir en prison. Les magazines pornographiques, les sites web et les vidéos pornos sont à l’origine d’innombrables viols et meurtres. Personne ne peut dire aux maris, frères et sœurs, enfants et pères de ces femmes violées et décédées que la pornographie est inoffensive ! (2)

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Pour aller plus loin, sur le porno :

Et comment s’en sortir :


Source : Un texte de Jason Evert extrait de son livre If You Really Loved Me (Chastity Project, 2007), librement traduit de l’anglais par Corinne L., pour SOSporno.net. Auteurs de nombreux autres livres sur l’amour homme-femme, il dirige avec son épouse Crystalina le site web chastityproject.com et vivent avec leurs enfants dans le Colorado.


Notes

(1) Source : U.S. Department of Justice. Child Pornography, Obscenity, and Organized Crime. Washington, D.C., February 1988.

(2) On retrouve ici ses propos exacts (en anglais).