la chasteté
17thMai

Qu’est ce que la chasteté ?

On se demande parfois si « la chasteté » est un terme encore actuel ou si c’est une vertu qui se fait de moins en moins présente.. Il faut encore savoir ce que cela signifie et comment elle peut être belle à vivre.

Existe-t-elle encore ?

Si vous demandez aujourd’hui à un jeune qu’est-ce que la vertu de la chasteté, il va vous regarder interdit, presque confondu, en se demandant de quoi vous parlez. Certains répondront que c’est « quelque chose » qui ne se fait plus, qui date du moyen âge. La chasteté serait une pratique qui mortifie, humilie ; une espèce de « castration » de la personne. Cette conviction semble se fortifier quand on regarde la tradition chrétienne où les religieux font « vœux de chasteté » ne se mariant pas et s’enfermant dans un monastère. Aujourd’hui, donc, si on parle de chasteté c’est toujours d’une façon négative ou dépassé.

Privation ou libération ?

Le vrai problème quand on parle de la chasteté c’est qu’on croit que ceux qui la vivent doivent renoncer au plaisir charnel et, sans savoir le pourquoi, se priver de cette joie humaine. 

En effet, le plaisir n’est pas une chose négative en soi et il n’est pas perçu comme ça par ceux qui l’expérimentent. Les expériences sexuelles, toujours plus précoces et plus diffusées chez les jeunes, témoignent de cette recherche du plaisir sans limite. L’homme serait « libre » s’il peut vivre sa sexualité sans freins et sans fermetures culturelles. Cependant, vivre ainsi ne semble pas rendre l’homme plus libre ; la sexualité livrée à elle-même provoque dépendances, frustration, blessures et un sens de vide dans les cœurs.

Donner c’est posséder vraiment

La chasteté est un chemin où j’apprends à aimer l’autre. L’égoïsme se base sur la possession qui provoque plaisir à soi-même, l’amour se fonde sur le don de soi qui réjouit le cœur de l’autre. Vivre chastement c’est choisir de respecter l’autre, son existence, son corps, son être et accueillir tout ce qu’il est, dans son mystère profond qui nous dépasse. La vraie joie c’est quand je suis capable de faire sentir à l’autre qu’il est un être spécial et unique ; c’est quand je valorise des gestes comme se tenir la main ou faire une caresse. La banalisation de la sexualité rend arides les relations, les détruit et enlève la beauté d’être ensemble, la confiance et la tendresse.

Objet ou personne ?

 La télévision, nous parle d’une violence toujours plus grande envers les femmes. Cela est dû à une réification de la personne, qui donne la perception qu’on peut se servir de l’autre pour en faire ce qu’on veut et comme on veut. L’autre, ainsi, se sent « utilisés », « volés », « violé » dans son corps et dans son être ; même si, à la base, il y avait des sentiments sincères. En effet, ce n’est pas suffisant de ressentir quelque chose pour quelqu’un pour se livrer entièrement à lui-même. 

En amour pas de presse !

Pour éviter de devenir des arides instruments de plaisir, voilà le mot clé : patience ! Je sais que, surtout pour les jeunes, c’est le synonyme de torture, mais l’attente des étapes et des moments de l’amour est essentiel pour qu’une relation sentimentale ou amicale puisse se construire et résister dans le temps. L’amour ne peut pas être vécu immédiatement dans toute sa réalité profonde et intime. Il faut du temps pour connaître l’autre, pour comprendre ses sentiments s’ils sont réels, sa façon de penser, son caractère, ses attentes et ses désirs. Le fruit de l’amour il faut le cueillir quand il est mûr, alors il sera doux et source de bonheur.

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