Catégorie : Porno

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Faut-il avoir recours à la pornographie pour être une femme?

Faut-il avoir recours à la pornographie pour être une femme ? Aujourd’hui, l’idée voudrait que, pour être une femme, il faut avoir essayé la pornographie. Ainsi, on serait comme tout le monde… C’est évidemment complètement réducteur, car cela signifierait qu’une femme ne peut s’accomplir que par la réalisation de son désir physique.

1. Que signifie être femme ?

Être femme, c’est d’abord assumer sa féminité. Une femme est différente d’un homme. C’est dans la nature des choses. Et il n’y a pas de honte à ça. Surtout la théorie du « transgenre » est un mensonge : homme ou femme, nous avons des caractéristiques spécifiques, aussi bien physiques qu’intellectuelles, c’est ce qui fait notre unicité et notre beauté. Une femme est souvent délicate, ce qui lui confère une grâce naturelle. De plus, elle développe la plupart du temps un instinct maternel qui lui vient de ce privilège extraordinaire de donner la vie. Elle a également un don de sagesse et d’écoute irremplaçables… La première chose est de s’accepter telle qu’elle est avec ses qualités et ses limites… Et surtout, ne jamais oublier que, comme tout un chacun, elle est faite pour se donner, et non uniquement recevoir.

2. La féminité est-elle uniquement liée à la sexualité ?

La réponse est, évidemment non : sinon une moniale ou une consacrée ne seraient-elles pas femme ? Il est tout à fait possible d’être pleinement femme sans avoir recours nécessairement, à une relation physique. On oublie l’importance de la maternité spirituelle. Toute consacrée par son accompagnement spirituel a un rôle en ce sens.
Il faut également rappeler que, pour être aimée, il n’y a pas besoin de chercher à provoquer, à se faire désirer : nul besoin de porter des tenues qui excitent les sens de l’homme. Être femme, c’est déployer toutes ses qualités naturelles tout en gardant une pudeur responsable.

Pour conclure, il faut rappeler que la pornographie dégrade la femme, elle ne la construit pas, mais la réduit à un simple objet, ce qui n’est évidemment pas juste. Il n’est pas besoin d’essayer pour le comprendre. Chacun doit respecter l’autre dans ce qu’il est et être femme, c’est avant tout être responsable : cela demande un apprentissage constant…

Si vous souhaitez discuter plus longuement de ce sujet, en tout anonymat et discrétion, nous sommes à votre écoute par chat’ :

 

 

« Une femme parfaite, qui la trouvera ?
Elle est plus précieuse que les perles ! » Proverbes 31,10

Pour aller plus loin :

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Comment être responsable face à la pornographie?

Comment être responsable face à la pornographie? La pornographie n’est jamais une fin en soi : rien n’est inéluctable. Il revient à chacun, tant parent que mineur, d’être responsable face à ce que nous regardons. Mais comment ?

 

  1. Se poser les bonnes questions

Avant toute chose, il est important de se poser les bonnes questions. En voici quelques-unes type :

• Comment est-ce que je conçois les rapports entre un homme et une femme ? En termes d’égalité• Quel regard est-ce que je porte sur l’autre ? Un regard amical ? Affectueux ? Admiratif ? De désir ? Il ne s’agit pas de porter un quelconque jugement sur notre comportement mais de réfléchir en toute sérénité.
, de complémentarité, de domination…
• Suis-je capable de me maîtriser : dans mes sentiments, dans mon regard, dans mes actes ? Si non, quels moyens puis-je prendre pour y arriver ?
• Pour un parent, quelle éducation est-ce que je veux transmettre à mon enfant ? Comment puis-je l’aider à être responsable, à parvenir à une maturité affective ?
Ce ne sont que quelques exemples de questions, mais qui peuvent constituer des principes de base solides.

 

  1. Avoir le courage de faire des choix

Être responsable face à la pornographie, c’est savoir faire des choix et les assumer. C’est souvent courageux, parce que nous ne sommes pas dans un environnement porteur. Cela oblige à ramer à contre-courant, quitte à se faire ostraciser par ses camarades. Mais la vérité est à ce prix.

Alors, ces choix peuvent se porter sur ce que l’on regarde, mettre des garde-fous, face à ses fragilités, pour un chrétien, avoir une vie de foi et s’appuyer sur l’eucharistie régulière et le sacrement de réconciliation, la prière… Il y a mille façons d’être responsable : à vous de trouver ce qui vous convient le mieux.

 

  1. L’art de la patience

En conclusion, nous pouvons proposer une dernière piste : apprendre l’art de la patience. À l’heure du tout, tout de suite (ce qui est l’essence-même de la pornographie), redonnons au temps sa juste valeur et apprécions tout à sa juste valeur. Ne cherchons pas à tout accaparer, mais à respecter chaque chose, chaque moment, pour en goûter pleinement la plénitude.

 

Si vous voulez discuter plus longuement, en toute discrétion et anonymat sur ce sujet, nous serons heureux de dialoguer avec vous par chat.

 

« Vois ! Aujourd’hui, je vous propose la bénédiction ou la malédiction : la bénédiction si vous écoutez les commandements du Seigneur votre Dieu, que je vous donne aujourd’hui ; la malédiction si vous n’écoutez pas les commandements du Seigneur votre Dieu, si vous vous écartez du chemin que je vous prescris aujourd’hui, pour servir d’autres dieux que vous ne connaissez pas. » Deutéronome 11 ;27-28

 

Pour aller plus loin:

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la pornographie est-elle légale?

la pornographie est-elle légale? Entendons nous bien: le but de cet article n’est pas d’encourager le visionnage d’images pornographiques. Mais de poser la question du cadre légal de la pornographie. Est-il interdit de regarder des vidéos à caractère pornographique ? Force est de répondre non. Cependant, il y a des lois protégeant les mineurs. Et c’est sur ces lois que nous allons insister. Pour bien faire prendre conscience des risques.

1. Tout le monde peut-il regarder des images pornographiques ?

En effet, toute personne, même un mineur, peut, même si cela est évidemment fortement déconseillé, visionner des images pornographiques. Même si, au terme de la Loi, les sites pornographiques sont tenus de vérifier l’âge des personnes qui les consultent.

2. Quelle protection juridique ?

La Loi fixe clairement les responsabilités de chacun.
Ainsi, l’Article 227-4 du Code Pénal dit ceci : « Le fait soit de fabriquer, de transporter, de diffuser par quelque moyen que ce soit et quel qu’en soit le support un message à caractère violent, incitant au terrorisme, pornographique, de nature à porter gravement atteinte à la dignité humaine ou à inciter des mineurs à se livrer à des jeux les mettant physiquement en danger, soit de faire commerce d’un tel message, est puni de trois ans d’emprisonnement et de 75 000 euros d’amende lorsque ce message est susceptible d’être vu ou perçu par un mineur. »

3 Porter atteinte à la dignité humaine

Autrement dit, les producteurs d’images à caractère pornographiques, sont responsables des personnes qui visionnent les contenus. Donc ils encourent des sanctions fortes en cas d’infraction.
En effet, l’article 227-3 précise que « Les peines sont portées à sept ans d’emprisonnement et à 100 000 euros d’amende lorsqu’il a été utilisé, pour la diffusion de l’image ou de la représentation du mineur à destination d’un public non déterminé, un réseau de communications électronique ».

Pour conclure, mettons les points sur les i . Le fait qu’il n’y ait pas d’illégalité dans le visionnage de contenu pornographique ne signifie pas que c’est bien, moralement parlant. Il ne s’agit pas de porter un jugement sur quiconque. Mais de rappeler que ce visionnage n’est jamais neutre. Et que les conséquences sur la personne peuvent être très graves. Pour en savoir plus, nous vous incitons à consulter l’article dédié à ce sujet.

Si vous voulez discuter plus longuement sur le sujet, vous pouvez nous rejoindre, en toute discrétion et anonymat, par chat.

« Comment, jeune, garder pur son chemin ?
En observant ta parole. » Psaume 118(119) ;9

 

Pour aller plus loin:

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Eloge de la pudeur – par l’intelligence artificielle (IA) Chat GPT

Nous avons demandé à l’intelligence artificielle Chat GPT de nous écrire un éloge de la pudeur. Le voici, en exclusivité pour SOSporno !

La pudeur, cette vertu délicate et souvent sous-estimée, mérite un éloge sincère. Elle incarne le respect de soi et des autres, et constitue un pilier essentiel dans la manière dont nous interagissons avec le monde qui nous entoure.

La pudeur nous enseigne la valeur de la réserve et de la discrétion. Elle nous rappelle qu’il est précieux de préserver certaines choses pour nous-mêmes et de ne pas tout exposer sans discernement. En respectant notre intimité, nous cultivons un sentiment de dignité et préservons notre individualité.

La pudeur crée une atmosphère de respect mutuel. Elle permet de préserver les frontières personnelles, de reconnaître et de respecter les limites des autres. En reconnaissant et en honorant la pudeur d’autrui, nous témoignons de notre considération et de notre bienveillance envers leur intégrité et leur confort émotionnel.

La pudeur favorise également la découverte et l’épanouissement de la véritable intimité. En retenant certaines facettes de notre être, nous donnons la possibilité à des relations profondes et significatives de se développer. La pudeur nourrit la confiance, permettant ainsi de se dévoiler progressivement, renforçant les liens d’affection et de respect réciproque.

La pudeur est un rempart contre la superficialité. Elle nous rappelle que la valeur d’une personne ne réside pas uniquement dans son apparence physique ou dans l’exposition de sa vie privée. Elle nous encourage à chercher des qualités plus profondes, à cultiver notre intériorité et à apprécier les richesses qui résident au-delà de la simple apparence.

La pudeur nous protège également des influences néfastes de la société. Elle nous permet de résister aux pressions de la sur-exposition médiatique, des comparaisons superficielles et des normes sociales oppressantes. Elle nous invite à trouver notre propre voie, à embrasser notre individualité et à vivre en accord avec nos valeurs.

En célébrant la pudeur, nous préservons la beauté de l’intimité et du mystère. Nous reconnaissons que certaines choses sont précieuses et méritent d’être gardées dans le sanctuaire de nos cœurs. La pudeur nous rappelle que chaque être humain est un trésor unique, méritant le respect, l’admiration et la considération.

Ainsi, que nous choisissions de nous habiller modestement, de préserver notre vie privée ou de témoigner du respect envers les autres, la pudeur est une vertu qui élève et enrichit nos interactions avec le monde. Elle nous invite à embrasser la beauté et la profondeur de l’intimité, faisant de chaque moment partagé une occasion précieuse de connexion authentique et d’amour véritable.

Et vous, qu’en pensez-vous ? Quelle importance accordez-vous à la pudeur ? Venez en discuter avec nous sur le live chat’ ! (discussion anonyme et gratuite)

Pour aller plus loin, sur le même thème :

Gendarmes-Saint-Tropez-nudisme-naturisme-voyeurisme
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Naturisme, nudisme, voyeurisme : liaisons dangereuses ?

Naturisme, nudisme, voyeurisme, des liaisons dangereuses ?

Le naturisme, c’est quoi ?

Selon le dictionnaire, le naturisme est une doctrine prônant l’intégration physique de l’homme à la nature, par la consommation d’aliments naturels, la vie en plein air et le nudisme.

Il s’agit donc d’une philosophie de vie qui peut cependant avoir ses dérives, notamment en absolutisant la nudité comme une fin en soi, sans tenir compte des contraintes de la vie en société, du besoin d’intimité de l’Homme et de pudeur, notamment vis à vis de l’autre sexe et des enfants.

En clair, le naturisme prônant le nudisme fait fi des normes sociales et d’hygiène corporelle pourtant nécessaires à la vie en société.

Le nudisme, c’est quoi ?

Le nudisme serait une composante du naturisme. Beaucoup de promoteurs du nudisme préfèrent se faire appeler naturistes pour la promotion de leur pratique. De fait, le terme naturisme étant plus vendeur, avec une tonalité écologique, que le nudisme dans son simple appareil. Il y aussi dans le naturisme une certaine illusion du retour du jardin d’Eden, avec une grande naïveté de certains, au profit des autres.

Le naturisme reste très proche du nudisme, ce qui engendre le voyeurisme, notamment avec la prolifération des voyeurs sur les plages naturistes.

Or le voyeurisme conduit souvent à une addiction à la pornographie pour ceux qui ne peuvent plus s’en passer.

Les dérives du nudisme/naturisme sont donc dangereuses aussi pour les personnes pratiquantes (il n’y a pas de nudistes non-pratiquants !) et cela peut conduire à ces situations à hauts risques :

  • exhibitionnisme : obsession pathologique poussant certains individus à exhiber leurs organes génitaux en public (condamné par la loi)
  • outrage public à la pudeur : acte répréhensible dans l’espace public ou violation du droit à la pudeur, démontrée par une indécence naturelle, telle qu’une exhibition sexuelle, une relation sexuelle ou même une masturbation à la vue d’un public.
  • attentat à la pudeur : qualification juridique historique de l’agression sexuelle, ce qui désigne tout acte sexuel effectué sous la contrainte et/ou portant atteinte à l’intégrité sexuelle d’une personne.

Les procès où les liens entre nudisme et exploitation de photos ou de vidéos au profit de l’industrie pornographique sont légion. Il peut y avoir dans certains cas un risque de pédopornographie lorsqu’il s’agit de familles naturistes, voire même de relations incestueuses dans la famille.

Pour toutes ces raisons, naturisme, nudisme et voyeurisme ont bien des liaisons dangereuses.

Et vous, qu’en pensez-vous ? Avez-vous déjà pratiqué du nudisme ou du naturisme ? Venez en discuter sur le live chat’ ! (discussion anonyme et gratuite)

Pour aller plus loin :

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    ActusPorno

    Accès des mineurs à la pornographie : +36% en 5 ans

    L’Arcom dévoile les derniers chiffres de Médiamétrie qui témoignent d’une inquiétante augmentation du nombre de mineurs exposés à la pornographie : +36% en 5 ans. C’est phénomène massif qui s’aggrave d’année en année, détaille cette étude consultable en ligne.

    Ainsi, chaque mois :

    • 2,3 millions de mineurs fréquentent des sites pornos, un chiffre en croissance rapide ces dernières années.
    • 30% des mineurs se rendent (chaque mois) sur un site pour adultes (contre 37% pour les adultes) et 9% quotidiennement
    • 51% des garçons de 12-13 ans se rend sur ces sites, 65% pour les 16 et 17 ans
    • en moyenne 12% de l’audience des sites adultes est réalisée par les mineurs (17% sur certains sites)
    • quotidiennement, près d’un mineur sur dix se rend sur les sites à destination des adultes
    • 75% des mineurs qui fréquentent des sites pornographiques le font exclusivement sur leur smartphone (55% pour les adultes)

    Chaque mois en 2022, plus d’un tiers des internautes s’est rendu sur des sites ‘adultes’. La proportion est à peine plus faible chez les mineurs. Chaque jour, ces sites sont fréquentés par 10% des internautes, quel que soit l’âge.

    La part des mineurs fréquentant des sites ‘adultes’ a progressé de +9 points en 5 ans :  de 19% fin 2017 à 28% fin 2022 et la fréquentation moyenne quotidienne des mineurs est également en hausse.

    Une explosion de l’exposition des mineurs à la pornographie

    Le nombre de mineurs visitant des sites adultes chaque mois a augmenté de +36% en 5 ans (+ 600 000). Le nombre d’adultes est en revanche assez stable. Les visiteurs de sites porno dit aussi “sites adultes” y passent en moyenne 1h45 par mois avec une durée de consultation qui varie fortement selon l’âge.

    • Les sites à destination des adultes concernent plus de 19 millions d’internautes chaque mois, soit 36% des internautes.
    • Les visiteurs de ces sites y passent en moyenne 1h45 par mois, une durée portée à près de 2h pour les majeurs, mais en revanche inférieure à une heure pour les mineurs (50 mns)
    • L’âge et le sexe sont des déterminants forts de la consommation de pornographie : plus de la moitié des garçons de 1217 ans s’y rendent 
    • Dès 12 ans, les garçons qui visitent des sites adultes y passent une heure par mois en moyenne, et 36 minutes par mois dès l’âge de 10 ans !
    • Tout âge confondu, chaque mois en moyenne, les hommes sont 2,5 fois plus nombreux (53%  vs 20%) et passent sur les sites adultes trois fois plus de temps que les femmes (2h12 par mois vs 43 minutes).
    • Le temps passé sur les sites adultes est particulièrement concentré sur quelques sites pour les mineurs : les 5 premiers sites captent 59% du temps passé sur les sites adultes (vs 43% chez les majeurs). Le premier d’entre eux, qui connaît une envolée des visiteurs mineurs depuis 2017, rassemble 1,4 million de mineurs chaque mois, soit 18% des visiteurs. Pour plusieurs sites, les mineurs représentent plus de 10% de l’audience.

    L’Arcom est engagée dans cette bataille

    Conformément à la loi du 30 juillet 2020 visant à protéger des violences conjugales, l’Arcom est chargée de  faire respecter l’interdiction de l’accès des mineurs aux sites pornographiques. L’Arcom a ainsi mis en demeure dix sites pornographiques de mettre en œuvre des mesures concrètes afin d’empêcher l’accès des mineurs à  leurs contenus. Une décision du tribunal administratif de Paris est d’ailleurs attendue le vendredi 7 juillet à ce sujet.

    De son côté, le Sénat a publié en septembre 2022 un rapport d’information sur l’industrie du porno, au nom de la délégation aux droits des femmes, dévoilant l’enfer du décor mais aussi la responsabilité des réseaux sociaux, et incluant des recommandations pour lutter contre les violences pornographiques et leurs conséquences.

    Enfin, l’académie de médecin a également pointé les nombreux dangers du porno le 24 janvier 2023, tandis qu’en Grande-Bretagne, un rapport de police indique que 50% des agressions sexuelles sont dues à l’addiction au porno.

    A ce sujet, lire aussi :

    Et vous, qu’en pensez-vous ? Venez en parler avec nous sur le chat’ ! (écoute anonyme et gratuite) :


     

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    La masturbation : l’avis d’un prêtre dominicain

    La masturbation : l’avis d’un prêtre dominicain, le Frère Paul-Adrien !

    Faut-il arrêter ou continuer la masturbation ? La masturbation féminine ou la masturbation masculine est-elle bien ou pas pour la santé physique et mentale ? Comment arrêter l’addiction à la masturbation ? Comment arrêter de voir les films pornographiques ? Pourquoi arrêter la masturbation ? Le challenge no fap / nofap ?

    Voici des questions auxquelles le dominicain Frère Paul-Adrien essaye de répondre dans cette vidéo, après plusieurs recherches auprès d’experts. Si vous avez encore des doutes s’il faut arrêter de se masturber ou pas, cette vidéo est faites pour vous. Que tu sois en couple ou célibataire, la masturbation est un acte qui peut impacter plusieurs aspects de ta vie sur le moins et long terme.

    Et toi, qu’en penses-tu ? Viens en parler avec nous sur le chat’ ! (écoute anonyme et gratuite) :

     

    Son propos sur la masturbation :

    « La masturbation, on n’en parle pas beaucoup, mais c’est délicat à traiter comme sujet. Mais je m’aperçois que cela concerne plus de monde que ce qui n’y paraît, à juste titre d’ailleurs, parce qu’il y a des vrais  enjeux derrière : des enjeux sur la vie affective, la vie amoureuse, sur le rapport à son propre corps, sur l’acte sexuel, qui est une bonne chose. Il y a aussi des enjeux spirituels. Donc je comprends qu’il y ait des gens qui luttent avec le porno. C’est un vrai sujet de conversation. Je m’étais dit que j’allais prendre le temps pour faire une vidéo  sur ce sujet…

    Porno et whisky, même combat ?

    « C’est ici que je ressors ma comparaison avec le whisky : je suis un bon amateur  de whisky. Celui 12 ans d’âge écossais, ça me parle. Le whisky, c’est comme le sexe, c’est bon, c’est une bonne chose, ça fait partie des plaisirs de la vie. Le sexe a été voulu par Dieu, et il a dit que « c’est très bon » (La Bible, livre de la Genèse, chapitre 1). De mon côté, j’y ai renoncé pour pouvoir suivre le Christ avec tout ce que je suis. Mais ce n’est pas parce que j’y ai renoncé que je ne suis pas capable de savoir ce que sont les bonnes choses : donc le sexe, c’est bon.

    Maintenant, est-ce que le sexe tout seul, c’est une bonne chose ? Alors je vous pose la question : est-ce que boire du whisky tout seul, c’est une bonne chose ? Imaginez la même  situation, c’est juste un homme qui vous dit « j’étais triste, j’avais le moral dans les  baskets, donc j’étais tout seul chez moi, et j’ai  pris mes 2 verres de whisky ». Je comprends, c’est vrai que la vie est pas toujours facile.  Mais en même temps, on a quand même le sentiment que c’est une bêtise, et qu’un warning s’allume !

    La masturbation, c’est la même chose. On devrait avoir ce warning, qui prend plutôt la forme d’un sentiment diffus de culpabilité. On ne se sent pas à l’aise. Ces personnes  ne sont pas fières de se masturber. Ce n’est pas cela, la vie. Visez quelque chose de plus grand !

    Se masturber réduit-il le cancer de la prostate ?

    Il y aurait une étude qui vient de médecins américains et qui vous dit que se masturber, c’est quelque chose qui réduit le cancer de la prostate. Écoutez,  je sais pas ce qu’elle vaut cette étude, et à titre personnel, vous ne pourrez pas m’enlever de la tête le fait que ça ressemble furieusement à l’une de ces arnaques sur Internet !

    Enfin, imaginez quelqu’un qui vous dit « deux whisky par jour, c’est le meilleur moyen pour éviter un cancer ». Il se dit « bon OK très bien, mais je vais peut-être quand-même essayer de trouver d’autres moyens ! ». Et puis les adolescents de 1618, ils ne se masturbaient pas pour éviter un cancer de la prostate ! Et les gens de 40 ans qui se masturbent, ça me fend le cœur ! C’est parce qu’ils sont malheureux, cela a besoin d’être dit. Avant de nous parle du cancer de la prostate,  faut nous parler du malheur des gens ! Ou alors des problèmes d’addiction. Parce que ça aussi, c’est un vrai problème : oui, la masturbation entraîne des phénomènes d’addiction. Alors  évidemment, ça fait pas très glamour ou très sexy, mais y a quand même de la sagesse là-dedans !

    Se masturber, une vraie addiction

    Imaginez une autre situation : un de vos amis vous dit : « J’ai du mal à m’endormir, alors ce que je fais, c’est que le soir avant de m’endormir, ça me détend, je me prends mon verre de whisky ! Tous les soirs. Dans ma chambre tout seul ». Vous voyez le signal que ça renvoie ? C’est pas le bon. Je pense que cette personne, on lui dirait « mon coco, je sais pas où  tu vas, mais tu vas pas dans la bonne direction. À mon avis, il y a un pas du côté de l’alcoolisme qui est en train d’être franchi. » Si on me répond : « Ah, l’alcoolisme tout de suite… la masturbation, c’est pas pareil… ».

    Le plaisir sexuel

    Bon écoutez : le plaisir sexuel, c’est un plaisir d’une telle intensité… que tout le monde le veut. Et donc il y a tout un mécanisme qui se met en place avec les  neurotransmetteurs, le circuit de la récompense, enfin bref, y a tout un mécanisme d’addiction  qui se met en place très vite. Alors qu’en fait, le sexe est une belle chose. Être “accro”, entre  guillemets, au sexe, normalement, le but derrière, c’est que ça vous permet d’être accro à une personne, c’est à dire que vous l’avez dans la peau. Vous l’aimez, quoi ! C’est la vôtre, vous vous donnez à elle. Et puis, ce qui est bien, c’est qu’ensuite, comme vous êtes deux, il y a quelqu’un pour vous. Et avec le temps, les choses deviennent réglées de manière  naturelle. Et pour ce qu’il y a de plus beaux, c’est-à-dire, une personne en face.

    Pour revenir au whisky,  c’est la même chose. Normalement, le vrai plaisir du whisky, ce n’est pas ce qu’il y a dans le verre. Même le très bon whisky 12 ans d’âge écossais. Le vrai plaisir du whisky, c’est tout un contexte, c’est l’ambiance, la soirée, la personne avec qui vous le prenez. Quand vous êtes tout seul, à la place de s’attacher à une personne, on s’attache à la bouteille. C’est pour ça que je comprends les personnes qui se battent pour arrêter la masturbation. Est-ce qu’il y a de la grandeur là-dedans ?

    Quelques trucs pour sortir de la masturbation (et du porno)

    Donc, pour vous aider, 2 petites astuces :

    1. Se fixer des limites à ne pas franchir

    C’est dans votre tête que ça se passe. Le premier truc, c’est que il faut savoir là où vous voulez aller, vous devez avoir un idéal. Et une discipline spirituelle pour tendre vers cet idéal. Vous allez me dire que je sors tout de suite les grands mots, mais quand même, vous devez savoir où vous allez. C’est pour cela que j’ai passé pas mal de temps sur cette comparaison que le whisky. Vous devez avoir des bornes dans votre vie en vous disant : « Ça ? Ça c’est NON ». Exemple : « Le whisky tout seul, c’est NON, le sexe tout seul, c’est NON ». C’est d’abord là que ça se passe. Après, il y aura des combats, il y aura peut-être des chutes. Mais au moins, que ce soit clair dans votre tête !

    2. Repérer les facteurs déclenchants et mettre des barrières

    Deuxième astuce, toujours de bon sens : repérer  les facteurs déclenchants. Premier facteur déclenchant, c’est la pornographie. C’est toujours comme le whisky. Si vous êtes porté sur la bouteille de whisky, vous la mettez sous clé. Et il n’y a rien de honteux à dépenser 5 ou 10€ par mois pour avoir un filtre internet digne de ce nom. Moi, ça m’arrive d’en utiliser. En plus, c’est pas mal, cela permet de mieux gérer aussi  le temps qu’on passe sur Internet. Et ça permet de rendre les tentations gérables. Même si vous aimiez vraiment votre femme, vous auriez pas peur qu’elle le découvre. En fait, c’est le plus beau cadeau que vous pouvez lui faire. Celui que je recommande sur Android, c’est Truple. Et sur PC, il est plus intrusif, c’est Pluckeye. Les deux sont biens parce que c’est  fait pour être autogéré. Il ne s’agit pas des systèmes de mot de passe et de systèmes de délais. Et donc, en fait, vous vous autoéduquez à résister à la tentation. Franchement, c’est pas mal.

    Le 2eme facteur déclenchant, ce sont les insomnies. C’est toujours le concept de la bouteille de whisky, c’est pour ça que je dis que ça marche pas mal comme comparaison. Vous n’avez pas de bouteille de whisky dans votre table de chevet ? C’est pas bien d’avoir une bouteille de whisky dans sa chambre ! Eh bien dans votre chambre, il n’y a pas internet, pas de téléphone portable ou des trucs comme ça !

    La 3e astuce, c’est la prière et la confession, parce que oui, j’ai pas commencé par là, mais la masturbation est un péché (= séparation de l’amour de Dieu, ndlr). J’ai pas commencé par à parce que ça faisait un peu trop le curé qui vient avec ses gros sabots. Mais soyons clairs ! Confessez-vous. Et vous aurez plus d’estime pour vous-même. Et vous ferez des choses grandes. Alors je sais que c’est pas facile, donc on est là pour vous aider et vous accompagner (venez en parler sur le chat’!). On n’est pas là pour vous juger. On fait ce qu’on peut. Et je  le redis, pour que les choses soient bien claires, Dieu n’est pas venu sauver les justes, mais les pécheurs. On en est tous là.

    Dernier point, c’est l’hygiène de vie : il faut  avoir une vie remplie, avec du sport, et tout et tout. Ça ne résoudra pas tous les problèmes d’insomnies, mais on fait ce qu’on peut, et ça commence aussi par là. Après, il y a plein d’autres conseils. J’avais fait une vidéo qui reste parfaitement d’actualité, à laquelle je vous renvoie, « Arrêter le porno ». Parce que tous les conseils que je donne là sont quasiment exploitables ici. Je sais que c’est pas facile, et  je sais que c’est pas une discussion très agréable… Si jamais je vous disais le nombre de personnes que ça concerne, cela vous déculpabilisera ou pas ? En tout cas, cela prouve qu’on sait ce que c’est. Donc courage  les petits gars !

    Et puis dites-vous que c’est beau d’avoir une belle vie, donc allez-y, levez-vous !

    Et toi, qu’en penses-tu ? Viens en parler avec nous sur le chat’ ! (écoute anonyme et bienveillante) :

    Pour aller plus loin sur le sujet :


    Notes

    Ce que dit le catéchisme de l’Eglise catholique de la luxure et de la masturbation :

    §2351
    La luxure est un désir désordonné ou une jouissance déréglée du plaisir vénérien. Le plaisir sexuel est moralement désordonnée, quand il est recherché pour lui-même, isolé des finalités de procréation et d’union.

    §2352
    Par la masturbation, il faut entendre l’excitation volontaire des organes génitaux, afin d’en retirer un plaisir vénérien. «Dans la ligne d’une tradition constante, tant le magistère de l’Église que le sens moral des fidèles ont affirmé sans hésitation que la masturbation est un acte intrinsèquement et gravement désordonné». «Quel qu’en soit le motif, l’usage délibéré de la faculté sexuelle en dehors des rapports conjugaux normaux en contredit la finalité». La jouissance sexuelle y est recherchée en dehors de «la relation sexuelle requise par l’ordre moral, celle qui réalise, dans le contexte d’un amour vrai, le sens intégral de la donation mutuelle et de la procréation humaine» (CDF, décl. «Persona humana» 9).

    Pour former un jugement équitable sur la responsabilité morale des sujets et pour orienter l’action pastorale, on tiendra compte de l’immaturité affective, de la force des habitudes contractées, de l’état d’angoisse ou des autres facteurs psychiques ou sociaux qui peuvent atténuer, voire même réduire au minimum la culpabilité morale.

     

    SOSporno-Chemsex
    Foire aux questionsPorno

    Le chemsex, c’est quoi ? L’avis de l’Académie de médecine

    Dans un rapport rendu public le 24 janvier 2023, l’Académie de médecine pointe du doigts les nombreux dangers du porno, dont le « chemsex ». Mais qu’est-ce que c’est ?

    Chemsex” est un mot-valise combinant « chemical » (produits chimiques en anglais) et sexe, est le fait de combiner la pratique du sexe et la prise de drogue(s). Le porno est souvent lié.

    Le rapport de l’Académie de médecine explique le chemsex

    « Le Chemsex est un phénomène complexe, qui n’est pas toujours pathologique, mais a des implications et comporte des risques pour la santé physique et mentale potentiellement graves. Les substances les plus consommées dans ce cadre sont les cathinones de synthèse, mais également le GHB (gammahydroxybutyrate) et son précurseur le GBL (gammabutyrolactone), et, dans une moindre mesure, la cocaïne, la MDMA (méthylènedioxymétamphétamine), la kétamine et la méthamphétamine.

    Elles le sont de manières très variées : voie orale, inhalée ou fumée, intranasale (‘sniff’), intraveineuse (‘slam’), et intrarectale (‘plug’). Le Chemsex concerne presque exclusivement la communauté jeune adulte homosexuelle et reste un phénomène essentiellement urbain. Il ne s’agit pas en soi d’une pratique nouvelle mais le groupe de travail a souhaité l’évoquer car elle a également été profondément renouvelée par l’avènement de réseaux sociaux avec l’utilisation d’applications dédiées qui permettent une mise en œuvre quasi immédiate et l’apparition de nouveaux usages en consommation de toxiques (par exemple l’utilisation de la métamphétamine par voie intraveineuse). »

    Des conséquences dramatiques pour la santé

    « L’enquête européenne EMIS réalisée en 2017 montre ainsi que 915% des hommes homosexuels interrogés dans les pays du Benelux rapportent une expérience de Chemsex le mois précédent, 68% en Espagne, France, RoyaumeUni et Irlande, et moins de 5% dans les autres pays européens. Notons qu’en France, 1.6% le font avec utilisation de la voie intraveineuse et que la pratique du ‘slamming’ se développe dans les tranches d’âge les plus jeunes.

    Outre l’augmentation des infections sexuellement transmissibles et des transmissions HBV et HIV dans ces populations, l’utilisation de métamphétamine s’accompagne aussi d’un usage intraveineux plus fréquent, d’un risque d’addiction plus élevé, d’un risque de comportements agressifs, compulsifs et impulsifs, de psychoses toxiques fréquentes, graves et prolongées, de crash méthamphétaminique grave et prolongé avec conduite suicidaire, et de neurotoxicité. »

    « Notons qu’en termes de prévention, plusieurs évènements cibles précédant les premières expériences de ‘Chemsex’ ont été identifiés, dont 3 au moins concernent les adolescents : aussitôt après le dépistage clinique de VIH, juste après une rupture amoureuse, suite à une immigration en milieu urbain, et les contextes de tourisme sexuel. »

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    Pour aller plus loin :

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    Le sexting, c’est quoi ?

    Dans un rapport rendu public le 24 janvier 2023, l’Académie de médecine pointe du doigts les nombreux dangers du porno, dont le “sexting”, qui peut également se transformer en revenge porn. Mais qu’est-ce que c’est ?

    Le rapport de l’Académie de médecine explique le “sexting” :

    « Il s’agit d’une pratique extrêmement banale à l’adolescence apparue à la fin des années 2000. Dans les pays anglosaxons, 20 à 40% des adolescents de lycée déclarent avoir déjà envoyé des photos ou vidéos partiellement ou totalement dévêtus. C’est le sexting secondaire qui pose le plus de problème car il s’associe dans ce cas au cyberharcèlement ou à la cyberviolence. Du reste, un tiers des jeunes connait une personne affectée négativement par des pratiques de sexting. Le harcèlement concerne en France près de 700 000 enfants chaque année, et celuici comprend presque toujours une composante de cyberharcèlement sur l’image. La cyberviolence a certaines spécificités comparées aux autres expressions de la violence : elle prend volontiers un caractère viral sur les réseaux sociaux ; elle a une temporalité marquée par son caractère permanent et « nonstop » ; elle est ressentie comme anonyme ; elle s’inscrit dans un sentiment d’impunité des auteurs car la répression apparait difficile. »

    « L’étude française la plus détaillée a été réalisée par Marion Rousseau lors d’une thèse de médecine. Plus de 1200 lycéens ont été interrogés sur leur pratique de cybersexualité : sur les 66% d’entre eux qui pratiquent la cybersexualité, le sexting est majoritaire : 21% des adolescents envoient des sextos et 60% en reçoivent. Notons que 12 %  des garçons les diffusent. Les facteurs corrélés au sexting sont le temps passé, le nombre d’amis, et le nombre de messages échangés (tout confondu) sur les réseaux sociaux, une mauvaise estime de soi, l’absence de contrôle parental, avoir subi des violences et la consommation d’alcool ou de drogue. Comme pour le cyberharcèlement, le sexting pose des problèmes nouveaux en termes d’éducation à la sexualité et de nécessaire accompagnement par les adultes responsables. »

    Le sexting secondaire est maintenant puni par la loi

    Le sexting est régi par l’article 22723 du Code Pénal qui sanctionne par 5 ans d’emprisonnement et 75 000 euros d’amende, « la fixation, l’enregistrement ou la transmission de l’image d’un mineur à caractère pornographique mais également son acquisition, sa détention et sa diffusion ». La loi du 5 Août 2013, a précisé que si le mineur représenté a 15 ans, les faits sont punis même s’ils n’ont pas été commis en vue de la diffusion de l’image. Le fait d’utiliser pour la diffusion un réseau de communication électronique est une circonstance aggravante. A noter que « le fait de diffuser un message à caractère pornographique susceptible d’être vu ou perçu par un mineur est également puni : article 22724 du Code Pénal ».

    La loi du 7 octobre 2016 a inséré l’article 22621 dans le Code Pénal. Celuici précise le caractère sexuel des images ou paroles prises dans un lieu public ou privé. Les peines sont majorées à 2 ans d’emprisonnement et 60 000 euros d’amende. Il précise aussi le cas du revenge porn : « est puni, en l’absence d’accord de la personne pour la diffusion, de porter à la connaissance du public ou d’un tiers tout
    enregistrement ou tout document portant sur des paroles ou images présentant un caractère sexuel, obtenu, avec le consentement exprès de la personne ou par ellemême ».

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    Pour aller plus loin :

    conjoint regarde pornographie
    Foire aux questionsPorno

    Que faire lorsque son conjoint regarde de la pornographie ?

    “Je le sais, je le sens, mon conjoint(e) regarde de la pornographie !” Cette idée vous est déjà passée par la tête ? Vous ne vous sentez pas bien, et vous ne savez pas quoi faire ? 

    C’est normal, cette situation n’est pas celle que vous désirez pour votre vie de couple et cela vous attriste.

    Votre première réaction sera peut-être de vouloir le confronter, mais il est possible qu’il nie. Il dira peut-être que c’est quelqu’un d’autre qui a utilisé son ordinateur/téléphone. Peut-être qu’il vous dira qu’il savait que vous l’espionniez et qu’aller sur ce site vous embêterait.

    Peu importe pourquoi votre mari ou votre femme vous ment par rapport à son addiction à la pornographie, sachez que mentir est difficile pour tous.
    Votre mariage n’est pourtant pas sans espoir. Cela va demander du temps, des compromis et du travail de votre part à tous les deux mais votre mariage, votre couple peut être restauré !

    Que faut-il faire si votre mari/femme regarde de la pornographie ?

    1. Confrontation dans la douceur : Lui en parler

    Si vous venez de le découvrir, prenez du temps pour digérer la nouvelle. La pornographie crée un sentiment de honte chez la personne qui la regarde. Si votre conjoint(e) se sent attaqué(e) sur sa fragilité, il/elle se braquera et ne voudra pas en parler. Cela se transformerait en conflit et ce n’est pas ce que vous recherchez.

    Confrontez cette situation dans la douceur et réagissez avec amour. Cela n’est pas toujours facile car vous vous sentez sûrement blessé(e) par cette habitude prise. Gardez courage !

    2. Être dans une disposition d’écoute

    Si votre conjoint(e) consomme régulièrement des contenus pornographiques, sachez que le problème remonte sûrement à quelques années. C’était peut-être déjà le cas avant que vous vous rencontriez.
    Essayez de dire à votre conjoint(e) que vous êtes là pour l’aider et l’écouter. Parfois, en parler est un début de chemin de guérison.

    Tout en restant dans une disposition d’écoute, c’est-à-dire, ne pas juger ce qu’il/elle va dire, ne pas interrompre le temps de parole et bien veiller à ce que chacun ait un temps de parole égal.

    Essayez de comprendre comment il en est arrivé là. Trop de pression au travail ? Un stress immense ? Un moment de défoulement ou un temps de refuge lorsqu’il se sent découragé ? Ou tout simplement de la curiosité ?

    3. Orienter votre conjoint(e) vers un spécialiste

    Après en avoir discuté en couple, vous pouvez proposer à votre conjoint(e) d’aller voir un spécialiste. Il existe des coachs/thérapeutes spécialisés dans l’addiction à la pornographie et la masturbation.
    Vous pouvez aussi consulter ensemble une conseillère conjugale si vous jugez bon de prendre un temps pour votre couple. Prenez cette décision à deux et n’imposez pas ce genre de thérapie à votre moitié. Cela pourrait le/la braquer et l’enfermer encore plus dans sa solitude.

    4. Ne vous sentez pas coupable si votre conjoint(e) regarde de la pornographie

    Apprendre que son conjoint est Addict à la pornographie peut vous faire entrer dans une démarche de prise de responsabilité ou encore de culpabilité. Un de vos réflexes sera sûrement de vous dire que vous pouvez “réparer” votre moitié. Voici quelques points que vous devez réaliser :

    • Il/Elle utilise de la pornographie pour une certaine raison et cela remonte certainement à bien avant votre rencontre
    • Il ne quittera la pornographie uniquement s’il le désire. Vous pouvez l’aider et motiver sa décision mais vous ne pourrez pas le forcer à le faire.
    • Prendre toute la responsabilité sur la guérison pourrait vous faire changer de rôle et passer d’épouse à mère ou policier.
    • Ce n’est pas parce que vous n’êtes pas un top model que votre conjoint(e) consomme de la pornographie.

    Lire aussi : Face au porno, comment réagir ?

    Dans tous les cas, ne restez pas seule dans cette épreuve et parlez-en à quelqu’un de confiance. Sur ce site, des bénévoles sont disponibles pour vous écouter. Toutes les conversations sont anonymes et confidentielles. Nous sommes vraiment là pour vous !

     

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