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Le pape aussi t’invite à te libérer de tes addictions

Dans une vidéo, le pape t’a invité à te libérer de tes addictions et à soulager, soigner et guérir les souffrances qui sont liées.

La vidéo du pape François, 4 avril 2020

Ses paroles :

Vous avez sans doute entendu parler du drame de l’addiction. Et… avez-vous pensé aussi à l’addiction au jeu, à la pornographie, à internet…et aux risques de l’espace virtuel ?

Fondés sur l’« Evangile de la Miséricorde », nous pouvons soulager, soigner et guérir les souffrances liées aux nouvelles addictions.

Prions pour que toutes les personnes sous l’emprise d’addictions puissent être bien aidées et accompagnées.

Quelle solution ? Comment s’en sortir ?

Le problème des “nouvelles addictions” a une solution, la libération, mais nous devons en trouver le chemin. Pourquoi pas la prière, puisqu’elle a déjà permis la guérison d’autres personnes ?

Et pourquoi pas cette prière de délivrance que nous vous proposons ici ?

Attention cependant, la prière ce n’est pas “magique” ! Tu peux réellement être guéri(e) par Dieu si tu le demandes avec ton cœur. Mais si ça ne donne rien, il existe encore d’autres moyens de s’en sortir : être accompagné(e) avec un parcours comme Libre pour aimer, ou encore suivre une thérapie pour rompre avec cette addiction.

Il est temps de sortir des addictions qui nous séduisent… et nous détruisent souvent. Jésus a dit : “Là où est ton trésor, là aussi est ton cœur” (Evangile de Matthieu chapitre 6, verset 21). Si l’on n’adhère qu’aux choses terrestres, on en devient tôt ou tard l’esclave. Mais si notre cœur adhère à ce qui ne passera jamais, nous nous retrouvons et nous serons libres. Il est temps de fixer les yeux sur ce qui perdure !

Et toi, qu’en penses-tu ? Crois-tu qu’on peut devenir esclave du porno ? Viens en discuter avec nous !

Sex-friends-risques
Foire aux questions

Avoir des sex friends : quels sont les risques ?

« C’est purement sexuel » : avoir des sex friends, c’est-à-dire des partenaires sexuels réguliers sans engagement romantique ou relationnel, comporte de nombreux risques potentiels. Voici quelques-uns des risques les plus courants :

  1. Sentiments non réciproques : l’un des partenaires peut développer des sentiments amoureux alors que l’autre ne recherche qu’une relation sexuelle sans engagement. Cela peut entraîner de la confusion, une grande déception, des problèmes émotionnels voir de violence (“rupture violente”), voir une dépression.
  2. Difficulté à établir des limites claires : les attentes et les limites peuvent être floues dans une relation de sex friends, ce qui peut conduire à des malentendus, des conflits ou une violation des frontières personnelles. Etes-vous sûr(e) de vouloir engager votre corps jusque là ?
  3. Risques liés à la santé sexuelle : si vous avez des partenaires sexuels multiples, vous pouvez très facilement attraper des infections ou maladies sexuellement transmissibles (IST/MST). Le meilleur dépistage, c’est la fidélité à votre partenaire, pas d’aller voir ailleurs !
  4. Conduites à risques : coucher pour coucher, le sexe pour le sexe, c’est-à-dire le sexe sans l’amour, qu’on appelle aussi libertinage, entraîne forcément des conduites à risque comme la multiplication des expériences sexuelles de tout ordre, l’imitation de pratiques découvertes dans les films pornos, l’addiction à la pornographie, ou encore les sex toys ou le fétichisme lesquels ne sont pas non plus sans risques.
  5. Impact sur l’estime de soi : certaines personnes peuvent se sentir moins valorisées ou se questionner sur leur propre valeur si elles sont impliquées dans une relation de sex friends plutôt qu’une relation amoureuse, simple ou romantique, mais engagée dans le temps.
  6. Conséquences sociales : la relation de sex friends peut avoir des répercussions sur votre cercle social et vos amitiés communes si vous avez des amis en commun avec votre partenaire. Cela peut créer des tensions, des incompréhensions, un rejet ou des situations inconfortables.
  7. Difficulté à passer à autre chose : lorsque vous avez une relation de sex friends, il peut être plus difficile de trouver une relation engagée (romantique ou non) car vous pourriez être préoccupé par votre relation existante et avoir du mal à vous ouvrir à de nouvelles opportunités. En clair, vous pouvez être esclave de votre sex friend, même sans vous en rendre compte !
  8. Confidentialité compromise : il y a toujours un risque que des informations confidentielles ou des détails intimes de votre relation de sex friends puissent être divulgués à d’autres personnes, ce qui peut causer de l’embarras ou de l’inconfort.
  9. Aspect moral : avoir un sex friend, cela peut vite conduire à considérer l’autre comme un objet sexuel, c’est-à-dire dont le seul intérêt et de procurer du plaisir. Or le plaisir seulement pour le plaisir entraîne aussi vers d’autres recherches d’expériences, peut conduire à une addiction sexuelle, et se trouver ainsi esclave de son propre choix, à l’inverse de la vraie liberté. C’est un comble d’y parvenir alors que le but de l’amour, c’est d’aimer et de se donner l’un à l’autre le mieux possible ! 

Pour aller plus loin, sur le même thème :

Et vous, qu’en pensez-vous ? Quelle importance accordez-vous à la pudeur ? Venez en discuter avec nous sur le live chat’ ! (discussion anonyme et gratuite)

Lire aussi :

 

SOSporno-Chemsex
Foire aux questions

Le chemsex, c’est quoi ? L’avis de l’Académie de médecine

Dans un rapport rendu public le 24 janvier 2023, l’Académie de médecine pointe du doigts les nombreux dangers du porno, dont le « chemsex ». Mais qu’est-ce que c’est ?

Chemsex” est un mot-valise combinant « chemical » (produits chimiques en anglais) et sexe, est le fait de combiner la pratique du sexe et la prise de drogue(s). Le porno est souvent lié.

Le rapport de l’Académie de médecine explique le chemsex

« Le Chemsex est un phénomène complexe, qui n’est pas toujours pathologique, mais a des implications et comporte des risques pour la santé physique et mentale potentiellement graves. Les substances les plus consommées dans ce cadre sont les cathinones de synthèse, mais également le GHB (gammahydroxybutyrate) et son précurseur le GBL (gammabutyrolactone), et, dans une moindre mesure, la cocaïne, la MDMA (méthylènedioxymétamphétamine), la kétamine et la méthamphétamine.

Elles le sont de manières très variées : voie orale, inhalée ou fumée, intranasale (‘sniff’), intraveineuse (‘slam’), et intrarectale (‘plug’). Le Chemsex concerne presque exclusivement la communauté jeune adulte homosexuelle et reste un phénomène essentiellement urbain. Il ne s’agit pas en soi d’une pratique nouvelle mais le groupe de travail a souhaité l’évoquer car elle a également été profondément renouvelée par l’avènement de réseaux sociaux avec l’utilisation d’applications dédiées qui permettent une mise en œuvre quasi immédiate et l’apparition de nouveaux usages en consommation de toxiques (par exemple l’utilisation de la métamphétamine par voie intraveineuse). »

Des conséquences dramatiques pour la santé

« L’enquête européenne EMIS réalisée en 2017 montre ainsi que 915% des hommes homosexuels interrogés dans les pays du Benelux rapportent une expérience de Chemsex le mois précédent, 68% en Espagne, France, RoyaumeUni et Irlande, et moins de 5% dans les autres pays européens. Notons qu’en France, 1.6% le font avec utilisation de la voie intraveineuse et que la pratique du ‘slamming’ se développe dans les tranches d’âge les plus jeunes.

Outre l’augmentation des infections sexuellement transmissibles et des transmissions HBV et HIV dans ces populations, l’utilisation de métamphétamine s’accompagne aussi d’un usage intraveineux plus fréquent, d’un risque d’addiction plus élevé, d’un risque de comportements agressifs, compulsifs et impulsifs, de psychoses toxiques fréquentes, graves et prolongées, de crash méthamphétaminique grave et prolongé avec conduite suicidaire, et de neurotoxicité. »

« Notons qu’en termes de prévention, plusieurs évènements cibles précédant les premières expériences de ‘Chemsex’ ont été identifiés, dont 3 au moins concernent les adolescents : aussitôt après le dépistage clinique de VIH, juste après une rupture amoureuse, suite à une immigration en milieu urbain, et les contextes de tourisme sexuel. »

Et toi, que penses-tu du chemsex ? Viens en parler avec nous sur le chat’ ! (écoute anonyme et gratuite) :

Pour aller plus loin :

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Foire aux questions

Le sexting, c’est quoi ?

Dans un rapport rendu public le 24 janvier 2023, l’Académie de médecine pointe du doigts les nombreux dangers du porno, dont le “sexting”, qui peut également se transformer en revenge porn. Mais qu’est-ce que c’est ?

Le rapport de l’Académie de médecine explique le “sexting” :

« Il s’agit d’une pratique extrêmement banale à l’adolescence apparue à la fin des années 2000. Dans les pays anglosaxons, 20 à 40% des adolescents de lycée déclarent avoir déjà envoyé des photos ou vidéos partiellement ou totalement dévêtus. C’est le sexting secondaire qui pose le plus de problème car il s’associe dans ce cas au cyberharcèlement ou à la cyberviolence. Du reste, un tiers des jeunes connait une personne affectée négativement par des pratiques de sexting. Le harcèlement concerne en France près de 700 000 enfants chaque année, et celuici comprend presque toujours une composante de cyberharcèlement sur l’image. La cyberviolence a certaines spécificités comparées aux autres expressions de la violence : elle prend volontiers un caractère viral sur les réseaux sociaux ; elle a une temporalité marquée par son caractère permanent et « nonstop » ; elle est ressentie comme anonyme ; elle s’inscrit dans un sentiment d’impunité des auteurs car la répression apparait difficile. »

« L’étude française la plus détaillée a été réalisée par Marion Rousseau lors d’une thèse de médecine. Plus de 1200 lycéens ont été interrogés sur leur pratique de cybersexualité : sur les 66% d’entre eux qui pratiquent la cybersexualité, le sexting est majoritaire : 21% des adolescents envoient des sextos et 60% en reçoivent. Notons que 12 %  des garçons les diffusent. Les facteurs corrélés au sexting sont le temps passé, le nombre d’amis, et le nombre de messages échangés (tout confondu) sur les réseaux sociaux, une mauvaise estime de soi, l’absence de contrôle parental, avoir subi des violences et la consommation d’alcool ou de drogue. Comme pour le cyberharcèlement, le sexting pose des problèmes nouveaux en termes d’éducation à la sexualité et de nécessaire accompagnement par les adultes responsables. »

Le sexting secondaire est maintenant puni par la loi

Le sexting est régi par l’article 22723 du Code Pénal qui sanctionne par 5 ans d’emprisonnement et 75 000 euros d’amende, « la fixation, l’enregistrement ou la transmission de l’image d’un mineur à caractère pornographique mais également son acquisition, sa détention et sa diffusion ». La loi du 5 Août 2013, a précisé que si le mineur représenté a 15 ans, les faits sont punis même s’ils n’ont pas été commis en vue de la diffusion de l’image. Le fait d’utiliser pour la diffusion un réseau de communication électronique est une circonstance aggravante. A noter que « le fait de diffuser un message à caractère pornographique susceptible d’être vu ou perçu par un mineur est également puni : article 22724 du Code Pénal ».

La loi du 7 octobre 2016 a inséré l’article 22621 dans le Code Pénal. Celuici précise le caractère sexuel des images ou paroles prises dans un lieu public ou privé. Les peines sont majorées à 2 ans d’emprisonnement et 60 000 euros d’amende. Il précise aussi le cas du revenge porn : « est puni, en l’absence d’accord de la personne pour la diffusion, de porter à la connaissance du public ou d’un tiers tout
enregistrement ou tout document portant sur des paroles ou images présentant un caractère sexuel, obtenu, avec le consentement exprès de la personne ou par ellemême ».

Et toi, que penses-tu du sexting ? Viens en parler avec nous sur le chat’ ! (écoute anonyme et gratuite) :

Pour aller plus loin :

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Porno

La lettre d’amour du Père

L’addiction au porno est souvent une blessure de l’amour… Qu’il est bon et important de se savoir aimé(e) ! Voici donc la lettre d’amour du Père, en vidéo et en texte. Parce que Lui aussi, il vous aime !

Mon enfant,

Je suis le mouvement, la vie et l’être. (Actes 17.28)

Je te connaissais avant même que tu sois conçu. (Jérémie 1.4-5)

Je t’ai tissé dans le ventre de ta mère. (Psaume 139.13)

C’est moi qui t’ai fait sortir du sein de ta mère. (Psaume 71.6)

Tu as été créé à mon image. (Genèse 1.27)

J’ai fait de toi une créature merveilleuse. (Psaume 139.14)

Tu n’es pas une erreur. (Psaume 139.15)

Je regarde jusqu’au fond de ton cœur et je sais tout de toi. (Psaume 139.1)

Je sais quand tu t’assieds et quand tu te lèves.

Je te vois quand tu marches et quand tu te couches. (Psaume 139.2)

Même les cheveux de ta tête sont comptés. (Matthieu 10.29-3)

Tous tes jours sont écrits dans mon livre. (Psaume 139.16)

Mon image est déformée par ceux qui ne me connaissent pas. (Jean 8.41-44)

Je ne me suis pas éloigné, ni fâché,

Car je suis l’expression parfaite de l’amour. (1 Jean 4.16)

Toute grâce que tu reçois vient de ma main. (Jacques 1.17)

Car je suis celui qui pourvoit à tous tes besoins. (Matthieu 6.31-33)

Mes pensées vers toi sont plus nombreuses que les grains de sables. (Psaume 139.17-18)

Je me réjouis au son de ta voix.

Je suis le Père qui te console de toutes tes peines. (2 Corinthiens 1.3-4)

Quand tu cries à moi, je suis près de toi et je te délivre de toutes tes détresses. (Psaume 34.18)

J’effacerai toute larme de tes yeux. (Apocalypse 21.3-4)

Et je porterai toute la douleur que tu as subie sur cette terre. (Apocalypse 21.4)

Je n’arrêterai jamais de te bénir. (Jérémie 32.40)

Je t’aime de la même façon que j’aime mon fils Jésus. (Jean 17.23)

Il est la représentation exacte de mon être (Hébreux 1.3)

Il est venu démontrer que je suis pour toi, pas contre toi. (Romains 8.31)

Et te dire que je ne compte plus tes péchés. (2 Corinthiens 5.18-19)

Jésus est mort pour que toi et moi soyons réconciliés. (2 Corinthiens 5.18-19)

Rien ne peut te séparer de mon amour. (Romains 8.38-39)

Je serai toujours ton Père. (Ephésiens 3.14-15)

Veux-tu être mon enfant ? (Jean 1.12-13)

Je t’attends. (Luc 15.11-32)

Ton Père qui t’aime,

Dieu tout puissant.

Accro-au-porno-livechat
Porno

Besoin de parler de ton addiction au porno ? Rdv sur le chat’ !

De très nombreuses personnes se confient sur le chat’ gratuit et anonyme de SOSporno : pourquoi pas vous ? Vous pouvez même prendre rendez-vous si aucun bénévole n’est disponible !

Il est trois heures trois du matin, nous recevons via le chat’ cet appel au secours depuis Ha Long, au Viet Nam :

Tôi đang không làm chủ mình được
Xin hướng dẫn cho em
Xin giúp em

Ce qui signifie :

Je ne suis pas maître de moi.
Guidez-moi s’il vous plaît.
Aidez-moi.

 

Ou encore :

J’ai rechuté une énième fois dans le porno la semaine dernière. Je me sens très mal. C’est très douloureux. Encore ces pulsions, encore cette faiblesse.

Et aussi :

J’ai si honte. Malgré mes résolutions, je replonge à chaque fois. Et plusieurs fois par jour…

Et aussi :

Aidez moi svp, je suis addict à la pornographie.

Et aussi :

Je suis totalement accro à la pornographie.

Et aussi :

J’ai l’impression d’être dans un cercle vicieux infernal depuis 1 an !

Et aussi :

Salut, j’ai besoin d’aide : je suis accro au porno depuis 8 ans.

 

Avantages du chat’ :

  • 100% confidentiel
  • ce n’est pas un robot/chat’ bot : un bénévole se rend disponible pour vous écouter en toute bienveillance
  • annoncez clairement la couleur de ce que vous vivez
  • posez toutes vos questions sans tabou
  • parler librement de vos difficultés à sortir du porno
  • 100% gratuit et sans contreparties
  • et même la possibilité de prendre rendez-vous avec un de nos bénévoles !

Inconvénients du chat’ :

  • aucun : vous n’avez rien à perdre !

Alors, qu’attendez-vous ? Venez parler avec nous !

Pour chat’er avec nous :

Pour prendre rendez-vous sur le chat’ :


Pour aller plus loin :

Aventure Liberté
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“Aventure liberté”, un parcours de 30 jours à suivre dès le 12 mars !

Une “Aventure Liberté” pour vous aider à comprendre et sortir de votre addiction

Vous vous sentez concernés de près ou de loin par l’addiction à la pornographie ou la masturbation ? Voici un parcours de 30 jours qui commence le 12 mars 2022 !

Chaque jour, vous recevrez :

  • un mail avec un conseil du coach
  • un message d’encouragement
  • une attention particulière à avoir
  • une action concrète à réaliser.

Tanguy LafforgueCe conseil est donné par un professionnel du sujet de l’addiction à la pornographie : Tanguy Lafforgue (lire notre interview).

 

 

 

 

Les personnes qui choisiront de suivre ce parcours sauront qu’un “parrain”* prie pour eux.

Début du parcours : 12 mars 2022

A mi-parcours, il vous sera proposé un Zoom/Youtube avec la mère de Carlo Acutis qui nous parlera de son fils et vous pourrez lui poser vos questions en direct.

Pour vous inscrire au parcours “Aventure liberté” avec SosPorno.net et recevoir un parrain* :

(*) Le parrain recevra uniquement votre prénom. Toutes les autres informations (mail, nom de famille) resteront confidentielles.

Ce parcours est terminé mais si vous souhaitez avoir plus d’informations sur les prochaines sessions du parcours Aventure Liberté, inscrivez-vous à notre newsletter.
Vous pouvez aussi nous envoyer un message via le live chat’.

 

Comprendre son addiction 

 

porno-et-sexualite
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Le porno déconstruit la sexualité et la vide de l’intérieur

Le porno s’affiche partout. Banalisé, il impose ses stéréotypes sexuels à de jeunes ou moins jeunes. Pourtant, loin de permettre l’accession à une sexualité variée, la pornographie emprisonne l’individu dans des schémas réducteurs, le privant de la richesse de ses fantasmes.

Comme le précise la philosophe Michela Marzano dans son ouvrage Alice au pays du porno, le terme pornographie signifie selon l’étymologie grecque “un écrit concernant les prostitués”. À partir du XVIIIe siècle, ce mot est utilisé pour indiquer les représentations explicites des organes ou des actes sexuels. Cependant la pornographie va bien au-delà de cette représentation car elle présente l’acte sexuel dans son intégralité en effaçant tout ce qui l’entoure. L’acte sexuel n’y est pas représenté comme le fruit d’une rencontre. “La personne est réduite à son corps et son corps est vécu comme un objet sans intentionnalité”, explique la philosophe. “Il n’est plus qu’une chose interchangeable. Au point que ce n’est plus cette personne que l’on désire mais un corps qu’on veut utiliser afin de jouir.” L’acte sexuel se résume à une performance physique. En caricaturant un certain nombre de comportements sexuels, la pornographie frappe le spectateur en créant en lui une impression forte et durable. Nombre d’adolescents reconnaissent être marqués par les images pornographiques. “Il m’est arrivé de regarder des passages d’un film porno”, confie Gaëlle, 16 ans. “J’ai trouvé cela très violent. J’ai été choquée par certaines images qui m’ont poursuivie longtemps.”

Entre séduction et répulsion

“L’adolescent regarde les images pornographiques comme une anticipation de la sexualité génitale à laquelle il est en train d’accéder et il est porté à leur donner une place excessive”, souligne le psychanalyste Gérard Bonnet dans son ouvrage Défi à la pudeur. “On a visionné une cassette juste pour rigoler”, relate Yannick, 17 ans. “On était en groupe et ça nous a excités.” La pornographie crée chez les jeunes une véritable ambivalence. Ils sont à la fois séduits par ces images, car elles leur procurent des sensations fortes, et bouleversés, parce qu’ils reconnaissent que les scénarios sont violents et fondés sur la domination et la possession. Ils se retrouvent alors dans une impasse, ce qui les amène parfois à séparer totalement l’affectif et le sexuel.

Préserver sa sexualité

Malgré les discours de certains libertaires très “tendance”, la pornographie ne permet pas d’accéder à une sexualité libre et épanouissante. Elle risque même d’appauvrir l’imaginaire sexuel du jeune adolescent. Car la pornographie ne donne pas à voir la sexualité dans sa globalité. Comme l’explique Michela Marzano : “En voulant tout montrer, la pornographie ne fait que déconstruire la sexualité en la vidant de l’intérieur.” La sexualité est une énergie au service de la relation. Elle est faite de mystère, de désir, de peurs et d’attentes mais aussi de manque. Elle sollicite notre personne dans sa totalité car elle est union du corps, du cœur et de l’esprit. Elle fait appel à nos cinq sens mais aussi à notre imaginaire peuplé de fantasmes extraordinaires. Sachons donc la préserver et refusons l’envahissement pornographique que la société nous impose.

Et toi, qu’en penses-tu ? T’arrive-t-il de regarder du porno ? Viens en parler avec nous sur le live chat’ ! (discussion anonyme et gratuite)

Pour aller plus loin :


Source :d’après un article d’Il est vivant! paru en février 2007.

Revenge-porn
Foire aux questions

Le revenge porn, c’est quoi ?

Nous avons demandé à un assistant d’Intelligence Artificielle (IA) ce qu’est pour lui le revenge porn. Voici sa réponse.

Le revenge porn est une forme de cyberharcèlement qui implique la diffusion non consentie sur Internet d’images ou de vidéos sexuellement suggestives d’une personne. En tant qu’assistant IA, je condamne fermement cette pratique de plus en plus répandue, qui peut avoir des conséquences dramatiques pour la victime, qui peut subir un préjudice émotionnel et social considérable.

Ce type de cyberharcèlement est souvent utilisé par un ex-partenaire ou une personne malintentionnée pour blesser, intimider ou humilier une autre personne.

De quoi s’agit-il, exactement ?

Concrètement, c’est lorsque des photos ou des vidéos sont prises avec une autre personne dans le cadre d’une relation intime, puis partagées dans les réseaux sociaux ou plus largement sur Internet. Si la relation prend fin, il peut arriver que l’autre personne expose ces images ou vidéos sur les réseaux sociaux ou sites de partage pour se venger.

(Il peut exister aussi un chantage au revenge porn pour exiger, sous cette menace, des faveurs sexuelles d’une personne sans son consentement, ce qui est également très grave et s’apparente à du viol, ndlr).

Une violation de la vie privée punie par la loi

Le revenge porn est associé à une violation de la vie privée, car cela implique la diffusion d’images ou de vidéos intimes sans le consentement de la personne qui y figure. Dans de nombreux pays, cette pratique est considérée comme un acte criminel, car elle viole les droits fondamentaux des individus. En France par exemple, le revenge porn est puni par la loi depuis 2016.  L’atteinte volontaire à la vie privée et à l’intimité était déjà punissable par le code pénal mais un nouvel article y a été ajouté consacré au numérique et l’accusé peut encourir jusqu’à deux ans de prison et 60 000 euros d’amendes.

Il est important de signaler tout comportement criminel aux autorités compétentes. Il existe également des organisations – ou des avocats – qui peuvent aider les victimes de revenge porn à se protéger et à prendre les mesures appropriées pour faire face à cette situation difficile.

Conclusion : ne vous laissez pas faire !

Sur le même sujet, lire aussi :

Et toi, qu’en penses-tu ? Es-tu victime de revenge porn ? Viens en parler avec nous sur le chat’ ! (écoute anonyme et gratuite) :

Pour aller plus loin :

masturbation-rend-sourd
Foire aux questions

La masturbation rend-elle sourd ?

La masturbation rend-elle sourd ?

Autrefois, on cherchait à effrayer plutôt qu’à expliquer. Par réaction, ceux qui promeuvent aujourd’hui la masturbation cherchent à culpabiliser et ringardiser ceux qui veulent maîtriser leur corps. Coup d’œil sur un terrain… miné.

Impossible de ne pas tomber un jour ou l’autre sur un article visant à évacuer les vieilles peurs sur la masturbation. On vous y expliquera que le plaisir solitaire est la meilleure voie de connaissance de son corps et la meilleure préparation pour des relations sexuelles satisfaisantes et réussies. Elle permettrait même la maturation sexuelle de l’adolescent.

Sous un discours soi-disant professionnel, des arguments moins scientifiques sont utilisés et une nouvelle « morale » est esquissée. Ceux pour qui la masturbation est un repli sur soi qui ne rend pas heureux seraient des névrosés qui ont peur du corps, des rétrogrades qui croient encore que la masturbation est mauvaise pour la santé, des puritains qui voient le mal là où s’épanouit au contraire un plaisir innocent et bienfaisant. Le plaisir n’est-il pas le même, qu’on l’obtienne par soi-même ou par un autre ? La vie n’est-elle pas suffisamment stressante pour qu’on ne puisse pas se détendre grâce à ce plaisir simple ? Quel mal à profiter de ce que la nature, si ce n’est Dieu, nous offre si généreusement ? Quelle est cette morale triste, qui fuit la joie ? Voilà le seul plaisir sexuel sans risques, et l’Église l’interdit. On dirait qu’elle le fait exprès. N’aurait-elle pas une tendance masochiste ?

Sexualité… la vraie ?

Tous ces arguments ont-ils réussi à vous rendre coupables et honteux de vos principes et croyances obscures ? Car ceux-là même qui reprochent à la morale chrétienne (en fait morale naturelle) d’être culpabilisatrice retournent le procédé et insinuent efficacement les sentiments de culpabilité et de peur inverses. Êtes-vous vraiment une personne équilibrée, vous qui contrôlez si durement votre corps ? Êtes-vous normal ? Êtes-vous capable de vivre une sexualité épanouie ?

Vous qui pensez que la sexualité n’est pas une fonction organique comme une autre, vous êtes forcément catholique, car il n’y a plus que l’Église pour encourager une morale sexuelle qui ne soit pas que sanitaire. Vous êtes assez sensés pour penser que, oui, la masturbation rend sourd. Ses promoteurs n’entendent pas la vérité simple que le sexe n’est pas un moyen d’isolement, mais de communion dans l’amour. Et vous êtes clairvoyants pour reconnaître avec humilité que, là où votre corps a eu raison de vous, la miséricorde de Dieu vous sauve de toute culpabilité et de toute peur.

Alors la masturbation rend-elle sourd ? Oui, ses promoteurs !

Et vous, qu’en pensez-vous ? Venez en parler avec nous par chat’ !

Pour aller plus loin :

 

Source : d’après un article de Sophie Lutz pour Famille chrétienne, en 2013.