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Témoignages

Marcelin : « C’est possible de sortir du porno »

Possible de sortir du porno ? Marcelin*, 27 ans, nous a adressé directement son témoignage. Il est sorti de dix ans d’addiction à la pornographie grâce au parcours Libre pour aimer.

« C’est possible d’en sortir »

Je crois que ce que nous attendons tous, nous les personnes marquées au fer rouge par l’addiction à la pornographie et à la masturbation, c’est que quelqu’un nous dise que c’est possible d’en sortir, et que c’est vrai. Que d’autres l’ont déjà fait et que d’autres encore sont aujourd’hui même en route pour s’extraire de cette torpeur malsaine, comme nous.

Quand nous n’arrivons pas à trouver la force d’en sortir nous-même, nous avons avant tout soif d’espérance, d’un regard sur nous qui ne juge pas et en qui nous pouvons avoir confiance. D’un regard qui y croit pour nous et dans lequel nous pouvons puiser cette première goutte d’espoir. C’est pourquoi il est essentiel de mener ce combat en étant accompagné, et si je voulais qu’il ne reste qu’une chose de ce témoignage, ce serait que vous puissiez croire que c’est possible !

Un jour, n’en pouvant plus de m’enfoncer intérieurement dans cette addiction, j’ai décidé d’utiliser ce même outil qui me détruisait au quotidien – Internet – en y cherchant une solution avec force et rage, suppliant Dieu de m’aider, ne désirant que m’extirper de cette paralysie intérieure. Dix ans, je fêtais mes dix ans d’addiction à la pornographie et à la masturbation, après avoir découvert à l’âge de onze ans que mon propre père était lui-même une victime de ce fléau.

Ce fut un héritage immensément lourd à porter pour l’enfant que j’étais. L’image du père et la cohérence de l’éducation que j’avais reçue s’effondrèrent. Soudain, je n’étais plus enfant. Ce que j’avais vu avait violé mon enfance et détruit ma relation avec mon père, la remplaçant par de l’incompréhension, puis de la violence. Je sais aujourd’hui que ce qui anime ma démarche, c’est d’épargner ce fardeau à mon enfant, de rompre le maillon de la chaine de l’héritage.

Une camisole de force intérieure

Avec le temps, ma dépendance se transforma peu à peu en une seconde peau, m’empêchant d’être moi-même, de naître au monde, d’ouvrir les bras à l’existence. L’addiction à la pornographie était comme une camisole de force intérieure. Tout mon être était tourné vers une boule en moi-même que je haïssais, qui me dominait, mais dans laquelle je me réfugiais. Tout le mouvement de mon corps et de mon esprit se tournait au dedans, tel un fœtus apeuré, incapable de vivre dans notre monde. Ce fut cela pendant des années. L’addiction était une prison dans laquelle je fuyais et me réfugiais, dans laquelle je me fuyais moi-même et fuyais le monde. C’était un auto-enfermement, j’étais mon propre geôlier, prisonnier et malheureux.

Vraiment, après dix ans, je n’en pouvais plus. Ma peau comme prison, esclave d’une force en moi-même bien plus forte que moi. Ce jour-là, en cherchant, je suis tombé sur plusieurs sites et plusieurs ouvrages que j’ai rapidement achetés et consultés. J’étais prêt à tout. Tout valait mieux que de continuer comme ça. C’est cet élan qui m’a sauvé en réalité. Ce n’était pas un élan de volonté au sens où je promettais à tous les dieux et à moi-même une fois de plus de ne plus jamais aller sur des sites pornographiques. Ça ne marchait jamais et j’en sortais déçu et dégouté de moi-même. Non, c’était différent. C’était la volonté d’en sortir coûte que coûte, de prendre d’autres armes, d’autres moyen que la confrontation directe qui ne faisait que me décevoir et me rabaisser.

Je peux dire que ma vie a changé en décidant d’ouvrir le livre Sortir de la pornographie aux Éditions de l’Emmanuel et de vivre sur la période de Carême le parcours « Libre pour Aimer ».

Un filet de lumière

Pour moi, c’était la première fois qu’une porte apparaissait devant moi, laissant entrevoir en son entournure un filet de lumière porteur d’espérance. Pour la première fois, je me suis mis à y croire, après dix ans de pratiques masturbatoires, de relations sexuelles plus ou moins équilibrées et d’addiction à la pornographie. Je sais que, le dernier jour, au soir de Pâques, quand j’ai brûlé dans mon petit jardin la lettre que j’avais écrite et qui comportait le récit confessé de ces années d’aliénation, je sentais que la suite n’allait plus être pareille.

Le poids n’était plus le même. Un goût de liberté me fit sourire, je ressentais au cœur une joie vraie et authentique. Ce fut là mon erreur que de penser que le dernier jour, la dernière page du parcours tournée étaient en réalité la fin du chemin. J’ai toujours aimé l’efficacité, les cases cochées, les listes rayées, les points finals… J’aime finir une étape, ne plus y penser et en commencer une nouvelle. En réalité, après avoir tourné la dernière page du livre, il y avait toutes les pages blanches de ma vie qui se présentaient à moi ; et si le parcours m’avait guidé et soutenu quelques temps, c’était à moi de prendre le relais, comme une invitation de passer de l’enfance à l’âge adulte. Ce parcours n’était pas une case à cocher. C’était le bâton que m’offrait Dieu pour poursuivre la route. C’était le premier (grand) pas sur le chemin, ouvrant sur les pages blanches de nos vies à écrire. C’était le nouveau parcours qui s’ouvrait à moi, c’était le parcours d’une vie. Mon erreur était de croire que je n’aurais plus besoin de bâton.

« Prends ton brancard et marche. »

– Jésus, Evangile de Marc, chapitre 2, versets 1 à 12

Mais Jacob à la hanche blessée par le combat avec l’ange dans l’Ancien Testament (1) boitera sans doute le restant de sa vie. Et Jésus au paralytique lui dit bien : « Prends ton brancard et marche. » (2). Moi je devais comprendre humblement que cette blessure, même si elle était guérie, m’accompagnerait avec le bâton de marche. Les dures soirées d’hivers solitaires où elle me brûlerait à nouveau, j’aurai ce bâton qui sera aussi ma mémoire.

J’ai fait un parcours exemplaire. Je l’ai fait assidûment, presque orgueilleusement, me sentant fort, en brave combattant vainqueur bataille après bataille de cet ennemi en moi qui m’avait asservi toutes ces années. J’achetais toutes les références bibliographiques, les lisais, prenant des notes, prévoyant des retraites spirituelles… Le dernier jour du Carême passé, je rangeais mon épée, me croyant libéré de mon ennemi définitivement vaincu. Je ne le voyais plus, j’étais sorti de la pornographie, c’est alors que je ne me méfiais plus. Les mois ont passé et, ma garde baissée, j’ai perdu une bataille, puis deux, puis trois… Ce que l’on appelle des « chutes », des genoux à terre. Et comme nous sommes des êtres terriblement intelligents, nous cherchons les moyens de déguiser le nouveau virage que nous prenons pour ne pas voir que, finalement, nous ne sommes pas encore libres et que la liberté face aux addictions n’est pas quelque chose qui est gagné en une seule bataille. Ce n’est pas une case qui se coche, il faut en faire le deuil.

La bataille pour la liberté c’est chaque jour, je dirais presque chaque regard. Et, finalement, la gloire baignée d’orgueil s’est petit à petit transformée en humilité et en miséricorde envers moi-même, de reconnaître que je n’étais « que » humain et donc pauvre.

Trois conseils pour y arriver

Alors le premier conseil que je me permets de vous donner à l’occasion de ce témoignage, ce serait de rester prudent et de ne pas oublier qu’il n’y a pas de dernières pages au parcours. Ne partons pas sans bâton, même si nous pensons en avoir la force. Notre première force sera l’humilité.

Mon deuxième conseil que j’ai moi-même bien du mal à appliquer parfois, c’est de diminuer sa confiance en nos propres forces pour augmenter notre foi en la grâce et les fruits de notre relation à Dieu à travers la prière. C’est de changer de logique : passer de la force à l’abandon et à la tendresse, du besoin de maitrise à l’acceptation que le temps est un allié et qu’il faut travailler avec. C’est de passer d’une posture inhibée et repliée à un déploiement du regard sur le monde. Il n’est plus question d’efficacité mais de chemin. Mais je vois, et ma vie en témoigne, qu’a posteriori les fruits sont plus grands que ceux que j’ai pu récolter par mes propres forces.

Mon troisième conseil serait de ne pas oublier qu’après avoir tout fait, il s’agit de ne pas oublier le but ultime qui est d’aimer avec toutes les déclinaisons que cela peut comporter. De ne pas oublier le titre du parcours… Je m’étais tellement concentré sur cette addiction que j’en oubliais la cause : la liberté pour aimer. Vouloir être le plus pur possible mais le cœur sec d’amour en oubliant de vivre, de travailler, de cultiver nos talents et leur mise au service, d’aimer une femme « comme le Christ a aimé l’Église et s’est livré lui-même pour elle » (2), et de mettre notre force dans la venue du Royaume de Dieu. Pour finir, j’ai le sentiment que nous avons à redécouvrir le sens des rituels. Le parcours en propose un certain nombre. Je crois que c’est une bonne chose de faire des pas qui s’inscrivent dans le concret qui balisent le chemin au fil du temps et à travers la réalité. Ils donnent la sensation d’avancer, et donc la force de continuer. Des rituels de passage, des petits rituels réguliers qui nous aident et nous font du bien. Ils sont autant de petits pas sur le chemin, de lumières éclairant la route déjà parcourue.

Possible d’en sortir… avec d’autres !

Alors je vous assure, je vous écris ce que j’ai toujours rêvé de lire, oui, c’est possible d’en sortir, oui. Oui c’est possible d’avancer, de changer les choses, d’évoluer. Oui, c’est possible de sortir de la pornographie, la question est : le voulons-nous vraiment ? Que désirons-nous ardemment au fond de nous pour notre vie ? Comment voulons-nous aimer l’être aimé ? Quels moyens sommes-nous prêts à mettre en œuvre ? Sommes-nous aujourd’hui prêts à faire un premier pas, même petit, minuscule à la hauteur de ce que nous pouvons ? Être en chemin c’est déjà en être sorti dans un recoin de notre âme.

Nous ne sommes pas des êtres parfaits, mais il y a trois petites choses qui font la différence : nous ne sommes plus seuls, nous sommes en chemin, et nous croyons en l’espérance que les choses peuvent changer. C’est ce chemin qui construit qui nous sommes, et c’est un chemin à reprendre tous les jours. La garde se doit de rester levée car sur ce monde l’ennemi est proche et notre hanche boitera toujours. C’est le constat que je fais deux ans après avoir vécu ce parcours. Nous serons toujours marqués, mais non plus terrassés. Alors fort de ce qui se vit dans ce parcours, je ne peux que vous souhaiter la bienvenue sur le chemin escarpé de ceux qui veulent être libre pour aimer !

Et toi, qu’en penses-tu ? Crois-tu qu’il est possible de sortir du prono ? Aimerais-tu aussi être délivré de cette addiction ? Viens en discuter avec nous par le live chat’ (écoute anonyme et gratuite) !

 

Pour aller plus loin :

A propos du parcours Libre pour aimer :


* Le prénom a été changé.

(1) La Bible, Livre de la Genèse, Gn chap. 32, versets 25-29.

(2) La Bible, Lettre de Saint Paul aux Ephésiens, Eph 5, 25

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Sound of freedom, véritable #Metoo de l’enfance

Sound of freedom, véritable #Metoo de l’enfance : une tribune de Jean-Baptiste Maillard, qui a vu le film hier soir, jour de sa sortie. 

Avertissement préalable : Sound of freedom n’est pas complotiste et ne parle pas de politique, ce n’est pas un documentaire mais une fiction inspirée d’une histoire vraie.

Bouleversant, sans fausse note, ni voyeurisme ou images glauques ou malsaines : quoiqu’en disent les critiques qui surjouent les vierges effarouchées, Sound of Freedom est un film très émouvant, au scénario parfaitement ficelée et digne des meilleurs thrillers hollywoodiens, où l’on rit parfois, avec un excellent jeu d’acteurs. Mais le sujet est grave : c’est sans doute là que ça coince un peu, beaucoup, voire même à la folie ?

Traiter de l’esclavage est toujours délicat. Davantage encore lorsque celui-ci nous est contemporain et se déroule sous nos yeux, même aveuglés. Quand, en plus d’être actuelle, cette traite des êtres humains concerne les enfants, le sujet est tout simplement explosif, qu’on le veuille ou non.

Explosif car cet esclavage n’a qu’un but : l’argent. Il permet assouvir les fantasmes dégoûtants (et que Dieu merci la caméra nous épargne !) de riches bourgeois bedonnants, qui, #balancetonporc, violent impunément l’innocence de leurs jeunes victimes. Cela se passerait de commentaire s’ils ne participaient pas ainsi, par leurs actes criminels, à ce sordide trafic sexuel d’enfants, avec tout ce que cela implique de criminel comme les rapts, les souffrances, les détresses et des vies à jamais brisées. C’est d’ailleurs peut-être là le seul défaut du film : pouvoir laisser penser, un court instant, que nos petits héros arrachés à cet enfer vont pouvoir reprendre leur vie d’avant, quand on sait combien il est difficile pour un enfant de se reconstruire après un tel drame que sont ces viols à répétition. D’ailleurs, combien d’autres ne seront pas sauvés et resteront à vie dans la prostitution, faute de « sauveteurs » ? Mais comme le dit le proverbe, une goutte d’eau pour éteindre l’incendie peut suffire si chacun fait sa part.

Gênant aussi, Sound of Freedom, puisque ce trafic de petits êtres humains représenterait aujourd’hui un terrible « marché » de plus de 150 milliards de dollars (*), en pleine explosion. Comme l’est aussi l’explosion de la consommation d’érotisme, de porno soft, chic, hard, ou pire encore. Comme co-fondateur de Sosporno.net, lancé en 2020 pour venir en aide aux victimes de l’addiction à la pornographie, je ne suis pas trop mal placé pour savoir ce que représente aujourd’hui cette gigantesque pieuvre du porno. Le fait est… qu’elle conduit assez souvent de simples citoyens de la « simple » consommation épisodique puis régulière de pornographie à des comportements de plus en plus addictifs, vers des contenus de plus en plus violents, sans que nous connaissions bien sûr les détails. Ces « addicts » nous en témoignent anonymement dans le chat’ bienveillant de notre plateforme. Ils nous disent combien ils souffrent d’avoir été « pris au piège » d’un terrible engrenage, d’une spirale infernale et dont il apparaît qu’ils ne peuvent en sortir qu’avec l’aide de thérapeutes addictologues. (Ou quand, plus rarement, quoi que cela se poursuit encore, survient le miracle d’une libération immédiate par la prière et l’intercession d’un bienheureux comme Carlo Acutis).

1. Les liaisons dangereuses de la prostitution des mineurs

Parfois, cette addiction au porno s’accompagne aussi d’une addiction à l’alcool et à la drogue, comme on peut le constater aussi dans Sound of Freedom. Ou comme une triste actualité récente du showbiz français a malheureusement permis d’en faire prendre conscience l’opinion : le développement du « chemsex », alliance morbide du sexe et des stupéfiants, dont l’Académie de médecine a également pointé du doigt les effets pervers dans son rapport de janvier dernier.

Rapport qui, soit dit en passant, traitait précisément de l’accès à la pornographie chez l’enfant et l’adolescent, et soulignait que le nombre de mineurs en situation de prostitution en France se situerait entre 7 000 à 10.000 enfants (dont 90% de filles et 10% de garçons). Avec une prévalence « probablement sous-estimée et bien plus élevée pour les populations migrantes, en particulier dans les départements d’outre-mer ».

Par ailleurs, affirmait ce rapport, « les statistiques du ministère de l’intérieur montrent une augmentation récente des mineurs victimes de proxénétisme (1,4) », avec un âge moyen de début autour de 15 ans (5). L’académie de Médecine rapportait également les facteurs de risque et de vulnérabilité reconnus : « des comportements sexuels à risque (…), des situations de rupture familiale et des antécédents de fugue, d’abus sexuels, de déscolarisation, des difficultés psychiatriques (consommation de toxiques, dépression…) ». Une problématique qui toucherait « tous les milieux » (1, 2, 5). Et les « sages » de la santé de pointer du doigt des nombreuses difficultés des professionnels en termes de prévention et d’accompagnement :

  • « Premièrement, la ‘culture porno’ sur les réseaux sociaux (…) identifiant la femme à un objet sexuel, une forme de banalisation de l’utilisation du corps via les ‘sexting’, et une image parfois trop positive en termes d’émancipation et d’accès à de l’argent ‘facile’ (5,6) ».
  • « Deuxièmement, les adolescents concernés ont souvent du mal à se reconnaitre comme victimes, d’autant que des techniques d’hameçonnage se sont développées sur les réseaux sociaux, ciblant les jeunes vulnérables avec la promesse initiale d’une relation amoureuse authentique ».
  • « Troisièmement, les quelques campagnes de prévention et les tentatives législatives pour faciliter tant l’accompagnement que les enquêtes se heurtent toujours à de nombreux non-dits et interdits. (4) »

2. Une explosion de la pornographie chez mineurs

En mai dernier, l’Arcom (ex-CSA) dévoilait les derniers chiffres de Médiamétrie témoignant d’une inquiétante augmentation du nombre de mineurs exposés à la pornographie : +36% en 5 ans. « Un phénomène massif qui s’aggrave d’année en année », affirme cette étude disponible en ligne, dont on peut relever ces trois tendances alarmantes :

  • 2,3 millions de mineurs fréquentent des sites pornos, un chiffre en croissance rapide ces dernières années.
  • 51% des garçons de 12-13 ans se rend sur ces sites, 65% pour les 16 et 17 ans (en moyenne 12% de l’audience des sites adultes est réalisée par les mineurs (17% sur certains sites)
  • près d’un mineur sur dix se rend chaque jour sur des sites à destination des adultes (contre 30% des mineurs mensuellement et 37% les adultes).

D’autre part, en Grande-Bretagne, une étude montre que 50% des agressions sexuelles perpétrées par des mineurs sont dues à l’addiction au porno, comme l’a affirmé en mai dernier la Commissaire à l’enfance du Royaume-Uni, Rachel de Souza, au Guardian. Elle a alors réclamé des mesures plus « robustes » pour protéger les enfants : « Je pense que nous avons plus que jamais des arguments en faveur de la mise en place des protections les plus solides pour les enfants en ligne. Aucun enfant ne devrait pouvoir accéder ou regarder ». Selon ses chiffres, les jeunes commencent à être addict au porno dès 13 ans et 1/10e des jeunes de 16 à 21 ans tombent dans cette addiction dès 9 ans. Des chiffres similaires en Espagne ont été évoqués… comme dans le reste de l’Europe ?

3. Un rapport sénatorial fait le lien entre pédo-prostitution et pornographie

En septembre 2022, est publié un rapport choc de 189 pages sur l’industrie du porno, ayant pour titre « L’enfer du décor ». Il dévoile l’envers du décor de l’industrie pornographie, et pointe également son lien avec les réseaux sociaux, mais aussi le proxénétisme, dont celui des enfants. Une « prostitution des mineurs » qui cache bien mal le nom de pédophilie, mais sur laquelle on peut sortir ces trois extraits très instructifs (7) :

  • Simon Benard-Courbon, substitut du procureur de la République, co-référent prostitution et traite des êtres humains des mineurs à la division de la famille et de la jeunesse (Difaje) du tribunal judiciaire de Bobigny, expliquait : « La pornographie en ligne a pris son envol à la même période que la prostitution des mineurs a pris son envol, pendant les années 2010. Presque tous les jeunes nés dans les années 2000 ont eu très tôt des portables leur donnant accès à des sites pornographiques – car les outils de contrôle parental sont très limités. »
  • Samia Bounouri, infirmière scolaire en Seine-Saint-Denis, secrétaire départementale du syndicat SNICS-FSU, précisait alors aux sénateurs : « On peut se demander jusqu’à quel point ce visionnage de vidéos pornographiques peut influencer par la banalisation et la désinhibition de certains jeunes « fragiles » qui se filment en plein acte sexuel pour diffusion via les réseaux sociaux ou autres. Nous nous interrogeons sur le lien entre cette banalisation et l’augmentation de la prostitution des mineurs. »
  • Thomas Rohmer, directeur de l’Observatoire de la parentalité et de l’éducation numérique (Open) ajoutait enfin : « La situation se dégrade également au regard des conduites à risques qui découlent souvent de cette immersion forcée des jeunes dans cette bulle pornographique, qui affecte fortement, comme toujours, les plus fragiles. (…) La prostitution des mineurs prend une ampleur phénoménale et inquiétante dans notre pays. »

Pour conclure, un dialogue du film Sound of Freedom illustre dramatiquement trop bien l’une des principales raisons de l’explosion de la pédophilie industrialisée : « c’est le réseau criminel international qui grandit le plus vite au monde : il a déjà dépassé les ventes d’armes illégales, et il surpassera bientôt le trafic de drogue : parce ce qu’on peut vendre un sachet de coke une fois, mais un enfant… cinq à dix fois par jour ». Alors que faire ?

Pour s’attaquer à ce fléau mondial, il faut prendre le mal à la racine, dont fait donc partie intégrante la pornographie. En luttant contre la pornographie chez les mineurs, on luttera contre la pédopornographie, contre la pédophilie et les trafics sexuels d’enfants. A nos Etats de lancer une véritable politique publique en ce sens, avec, au-delà de toute idéologie sur la sexualité, des moyens conséquents pour des mesures concrètes.

Et, pour commencer, un véritable empêchement de la consultation des sites pornos aux mineurs, qui est techniquement tout à fait réalisable, à condition d’une volonté politique, en dépit du manque à gagner que cela représenterait pour les principales plateformes de pornographie.

C’est une question d’humanité. En ce sens, parce qu’il met enfin en lumière la cause des enfants-victimes, comme un vibrant #Metoo de l’enfance, Sound of Freedom rend un service inestimable au bien commun de l’humanité. C’est un film salvateur, que tout le monde doit voir.

Et vous, qu’en pensez-vous ? Venez en discuter avec nous sur le live chat’ ! (discussion anonyme et gratuite)

Pour aller plus loin :


Notes & sources

(*) Chiffre évoqué par Jean-Claude Brunet, l’ambassadeur en charge de la lutte contre les menaces criminelles transnationales de la journée mondiale de lutte contre la traite des êtres humains en juillet 2022.

  1. Champrenault C pour le groupe de travail. Rapport sur la prostitution des mineurs remis à monsieur Adrien Taquet, Secrétaire d’Etat en charge de l’Enfance et des Familles, le 28 juin 2021.
  2. Dupont M, Pohu H, Clochiatti U, Gorgiard C. Prévalence de la prostitution des mineurs dans les pays à revenu élevé : revue de littérature. Neuropsychiatr Enf Adol 2021; 69: 17–24.
  3. Observatoire des Violences faites aux Femme de Seine-Saint-Denis. Annexe 3. Études sur la prostitution des mineures en Seine-Saint-Denis, Ernestine Ronai éd., Violences sexuelles. En finir avec l’impunité. Dunod, 2021, pp. 203-206.
  4. Pohu H., Dupont M., Gorgiard C. (2022). PROMIFRANCE : recherche pluridisciplinaire sur la prostitution des mineurs en France. Rapport réalisé par le Centre de Victimologie pour Mineurs.
  5. Bulot C, Leurent B, Collier F. Pornographie, comportements sexuels et conduites à risque en milieu universitaire. Sexologies 2015; 24(4): 187-193.
  6. Lavaud-Legendre B, Plessard C, Encrenaz G. Prostitution de mineures – Quelles réalités sociales et juridiques ?. [Rapport de recherche]
  7. Rapport sénatorial sur l’industrie de la pornographie, « Pornographie, l’enfer du décor », des sénatrices Mmes Annick Billon, Alexandra Borchio Fentimp, Laurence Cohen et Laurence Rossignol – rapport à retrouver ici.
Prière de délivrance
Témoignages

« C’est Jésus qui m’a délivré du porno »

Délivré du porno !??

Dès mon plus jeune âge, j’ai eu recours à la masturbation, mes pensées s’orientaient vers le sexe et m’empêchaient même de me concentrer à l’école. Cela a pris une proportion énorme en grandissant. À l’adolescence, j’ai lu un livre de Billy Graham traitant des problèmes de la jeunesse, et c’est dans ce livre que j’ai pris conscience que la masturbation était un péché – en ce sens qu’il nous coupe de l’amour de Dieu.

Seulement, il m’était impossible de m’en défaire. Beaucoup plus tard, cela a ouvert la porte à la pornographie. C’est à l’âge de 20 ans, alors que je travaillais la nuit, que je suis tombé sur une chaîne privée française qui présentait un film X. Cela fut une dégringolade. Petit à petit, j’ai regardé des films x en me masturbant…

Une catastrophe

Avec l’arrivée d’Internet, ce fut la catastrophe. Je voulais aller de plus en plus loin et cela ne me rassasiait jamais : j’ai proposé même à ma femme de pratiquer les clubs de libertinage, Dieu merci elle refusa. J’étais engagé dans ma paroisse, à la direction de la louange. J’ai consulté un spécialiste, j’ai aussi participé à une émission de télévision mais cela n’a rien changé. J’étais dans la mort spirituelle et ne savais pas comment me sortir de cette impasse; cela a duré 25 ans.

“Jésus m’a libéré !”

Pendant tout ce temps, j’ai essayé par la psychologie et la psychiatrie, mais sans résultats (cela ne marche pas toujours…). En surfant sur Internet j’ai lu un article chrétien traitant de la pornographie, et je fus orienté vers le cours “Le chemin de la pureté“. Je croyais que cela était en anglais, mais j’ai découvert que le cours existait en français. J’ai commencé le cours et dès le premier jour, ma joie fut immense ! Jésus m’a libéré !

Aujourd’hui, je suis libre de tout esclavage sexuel et de toute forme d’impureté. C’est un processus de liberté qui s’établit uniquement avec la grâce de Dieu dans une communion quotidienne avec lui.

Sans celle-ci nous ne pouvons rien faire, seul Jésus a pris notre péché sur la Croix. Il suffit de lui faire confiance car il a la puissance que le monde n’a pas pour nous libérer. Je peux dire enfin : celui que le fils affranchit sera réellement libre. Merci à Jésus qui m’a délivré. Merci à mon pasteur qui avait commencé ce travail avec moi. Merci à mon mentor et à toute l’équipe de Pour libérer les captifs que Dieu à mis sur mon chemin !

Et toi, qu’en penses-tu, voudrais-tu toi aussi être délivré du porno par Jésus ? Viens en parler avec nous par le live chat’ ! (écoute anonyme et gratuite)

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Pour aller plus loin :

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« J’étais addict au porno, une prière m’a guéri ! » 

Le témoignage choc d’Etienne, guéri de son addiction à la pornographie…. par une prière !

Je suis tombé dans les affres de la pornographie à l’adolescence. Un jour, en fouillant les affaires de mes parents, j’ai découvert des revues érotiques et pornographiques. Ces images m’ont fait un effet bizarre : elles me choquaient mais elles excitaient ma curiosité. Elles ont donné de la matière à la masturbation à laquelle je m’adonnais depuis plusieurs mois. J’ai aussi ressenti le désir d’aller plus loin en recherchant des images toujours plus fortes.

En grandissant, j’enracinais ma vie quotidienne dans une sexualité virtuelle. Mais c’était compliqué. Dans les années 1980, Internet et les smartphones n’existaient pas. Les revues érotiques ou pornographiques ne s’achetaient pas facilement. Il fallait les cacher pour éviter d’être surpris. Puis, j’ai rencontré mon épouse à la Faculté. J’ai deviné rapidement que notre relation serait sérieuse. Quand nous avons décidé de nous engager pour la vie, nous avons tout naturellement ressenti le besoin de demander le sacrement du mariage.

Je ne lui ai rien dit de cette dépendance que je subissais. J’avais honte de cette situation. Je n’osais pas lui en parler car j’avais peur qu’elle ne me prenne pour un pervers. Et je pensais qu’à son contact je changerai et que je pourrais être délivré de cette addiction. Mais j’ai continué à consommer de la pornographie.

Il y avait une dualité dans ma vie sexuelle : d’un côté, j’étais un homme sage, sérieux et responsable et de l’autre une personne en quête constante de nouvelles images pour satisfaire mes sens. Dans les années 2000, Internet est apparu à la maison. Cette arrivée a malheureusement marqué une nouvelle étape dans mon désordre. Désormais, je pouvais accéder de chez moi au sexe virtuel. Je n’avais plus besoin d’acheter ni de cacher ces revues. Cela a accéléré ma consommation et mon addiction. Il m’en fallait toujours plus. Et le clou fût l’acquisition de mon premier smartphone : avec, je pouvais transporter partout cette fenêtre sur ce monde obscur. Je n’avais plus besoin de me rendre sur mon ordinateur. J’avais le sentiment de pouvoir construire ce monde virtuel dans lequel je plongeais, sans confrontation avec la réalité.

Et plus je consommais ces images « hard » et plus je me sentais insatisfait. Il m’en fallait toujours plus. Plus je sombrais dans la pornographie, plus je me sentais triste et malheureux. Les images que je voyais s’imprimaient dans ma mémoire et souvent me dégoutaient. Je me rendais compte que cela me faisait mal et que je faisais du mal à mon épouse. Je réalisais aussi que l’image que j’avais des femmes était pervertie. Mais j’avais l’impression que j’étais le seul à souffrir de cet esclavage. Les conséquences étaient nombreuses : la honte, la fatigue, l’escalade d’images toujours plus obscènes, la prise de poids, le stress, la libido abimée, la perturbation de ma vie conjugale.

Je savais que je devais arrêter. J’étais conscient que cette situation ne pouvait pas durer. J’enviais ceux qui avaient une vie normale. J’ai tenté à de nombreuses reprises d’arrêter. Mais chaque tentative était un échec. Je retombais dans ce monde sombre. Quel cauchemar pour moi de demeurer dans cette addiction toute ma vie. L’idée de vieillir avec ce travers me terrifiait. C’est pourquoi je voulais mettre un terme à cette double vie. Et je n’osais pas à en parler à mon épouse qui ne se doutait de rien.

Si je vivais dans la foi, il ne me venait pas à l’esprit d’appeler le Seigneur au secours. Dans mon idée, Dieu appelait à lui que des gens biens, parfaits et sans mauvaise histoire. Je pensais que le mal de la pornographie était trop grave pour que Dieu s’intéresse à moi.

En avril 2013, mon épouse m’a fait lire un article sur la neuvaine à « Marie qui défait les nœuds ». Comme nous avions de grosses difficultés professionnelles, elle m’a proposé de prier Marie dans cette neuvaine à cette intention. J’ai accepté. Marie nous a comblés au-delà de ce que nous lui demandions. Quelques jours après, et sans que je ne lui en parle, je décidais de consacrer personnellement une autre neuvaine à Marie qui défait les nœuds pour me libérer de cette dépendance. Dans mon for intérieur, j’interpelai la Vierge Marie : « Marie, si tu peux nous aider dans nos soucis professionnels, alors viens à mon secours et libère-moi de la pornographie. ».

Dès le 2ème jour de la neuvaine, j’ai ressenti une paix : je n’éprouvais plus le besoin de consulter les sites pornographiques. J’ai été guéri de ma dépendance et j’ai rendu grâce à la Sainte Vierge de m’avoir sauvé en demandant à son fils de m’aider.

J’ai gardé cette joie dans le secret de mon cœur sans en parler à mon épouse. Quelque chose avait changé mais elle ne savait pas de quoi il s’agissait. Le regard sur mon épouse et les femmes n’était plus le même… Dans mon cœur résonnait cette parole dans l’Evangile de Saint Jean : « La vérité vous rendra libre ». Et je souhaitais recouvrer cette liberté dans notre couple.

Six mois après cette délivrance, j’ai décidé d’en parler à mon épouse. Cette révélation fût un choc pour elle. Cela l’a blessée.  Elle s’est sentie trahie rétrospectivement, éprouvait de la colère à mon égard. Elle s’en voulait aussi de n’avoir rien vu et donc rien pu faire pour m’aider. Il lui a fallu du temps pour encaisser le coup. Nous nous en sommes remis au Seigneur dans la prière. Notre enracinement dans le sacrement du mariage nous a permis de surmonter cette épreuve. Le Christ nous a comblé de sa paix. Nous repensions souvent à l’évangile du jour de notre mariage (Saint Matthieu 7,24-27) : « C’est pourquoi quiconque entend ces paroles que je dis et les met en pratique, sera semblable à un homme prudent qui a bâti sa maison sur le roc. La pluie est tombée, les torrents sont venus, les vents ont soufflé et se sont jetés contre cette maison, elle n’est point tombée parce qu’elle était fondée sur le roc. ».

Nous avons réussi grâce à Dieu à surmonter ensemble cette épreuve. Notre couple s’en est trouvé renforcé. Nous avons également témoigné de ce qui nous était arrivé. En parlant autour de moi, plusieurs personnes m’ont confié leurs souffrances passées ou présentes sur ce sujet.

J’ai compris aussi que le Seigneur venait sauver ceux qui étaient perdus et que mon orgueil était de croire qu’Il ne pourrait pas sauver les pécheurs, les malades et les estropiés. « Mais Jésus l’ayant entendu, leur dit : Ce ne sont pas ceux qui se portent bien qui ont besoin de médecin, mais les malades. Allez, et apprenez ce que signifie : Je prends plaisir à la miséricorde, et non aux sacrifices. Car je ne suis pas venu appeler des justes, mais des pécheurs. » (Evangile selon Saint Matthieu 9-12)

Et  toi, qu’en penses-tu ? Qu’est-ce qui t’empêche d’essayer de prier pour être délivré de cette addiction ? Viens en discuter avec nous par le live chat’ ! (anonyme et gratuit)

  • Pour aller plus loin : découvrir – et demander – la prière de délivrance de l’addiction à la pornographie :


(*) Source : YouEternity.com

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Joseph, ex-addict au porno : « Un jour, je me suis dit : t’es pas heureux ! »

 

Ex-addict au porno : comment s’en est-il sorti ?

A l’adolescence, Joseph tombe petit à petit dans des addictions, les jeux vidéo, la pornographie…

Plus tard, après l’échec d’un concours, il lance un cri à Dieu : « Si tu existes, montre-moi que tu es vivant et que tu agis ! ». Regardez la vidéo* !

Une fois refusé à son concours, il traverse l’épreuve en prenant du temps à l’écart, seul. Et là je me suis dit :

« Joseph, il y a des choses qui ne vont pas dans ta vie, t’es pas heureux, t’es dur comme une pierre, ton coeur est sec, tu ne trouves pas le sens de l’existence, la saveur de la vie »

A ce moment-là, comme un cri du cœur, j’ai dit à Dieu :

« Si tu existes, il faut que tu te manifestes dans ma vie, que tu interviennes et que tu me montres que tu es vivant, que tu agis dans le monde »

A partir de ce moment-là, j’ai commencé à me rapprocher de Dieu.

Un jour je suis entré dans une église, j’ai eu le désir de me confessé, je me suis confessé à un prêtre… Le prêtre m’a demandé comme pénitence de me mettre à genoux devant Jésus exposé dans son hostie sur l’autel, et de lui demander de te dire combien il t’aime. Ce moment-là a été tournant pour moi, je me suis agenouillé devant l’autel et j’ai dit à Jésus :

« Seigneur voilà, tu veux me montrer ton amour, je suis là, disponible pour Toi. »

A ce moment précis, j’ai senti toute l’intensité de l’amour et de la miséricorde de Dieu dans mon cœur, je me suis effondré, j’ai fondu en larmes, et à partir de ce moment là, ma vie n’a plus été la même…

 

Et toi, qu’en penses-tu ? Voudrais-tu aussi être un ex-addict au porno, délivré par Jésus de cette addiction ? Viens en parler avec nous par le chat’ de ce site ! (discussion anonyme et bienveillante)


(*) entendu dans la vidéo :

    • “adoration eucharistique” = se mettre en présence de Jésus présent réellement dans l’eucharistie
    • “pécheur” : quelqu’un qui se coupe de l’amour de Dieu
    • “miséricorde” : regarder cette vidéo pour comprendre

Pour aller plus loin :

Ran-Gavrieli
TémoignagesVidéos

Ran Gavrieli : « Pourquoi j’ai arrêté le porno »

Pourquoi j’ai arrêté le porno… et comment, ce faisant, j’ai cessé de contribuer à l’affreuse industrie du sexe.

 

Discours prononcé lors d’une soirée TED à Jaffa par Ran Gavrieli, conférencier spécialisé dans les thèmes liés au « safe sex ».

Attention, il n’y va pas par quatre chemins et certains de ses propos qui dépeignent ce qu’on fait aux femmes dans les films pornos peuvent être choquants : âmes sensibles s’abstenir !

Et toi, qu’en penses-tu ? Viens en parler avec nous sur le chat’ ! (discussion anonyme et bienveillante)

* * *

Pourquoi j’ai arrêté le porno ? J’ai cessé de consommer de la pornographie essentiellement pour deux raisons. La première, c’est qu’elle avait apporté énormément de colère et de violence dans mes fantasmes privés. Cette colère et cette violence n’étaient pas présentes en moi au départ, et je n’en voulais plus. Ce n’était pas moi, et j’ai décidé d’y mettre fin. Plus facile à dire qu’à faire.

Deuxièmement, je me suis rendu compte que, en consommant de la pornographie, je contribuais à créer une demande pour la prostitution filmée. Car il s’agit bien de cela, de prostitution filmée : pornê c’est la prostituée, graphein rapporte à une notion d’écriture ou d’image.

Or la prostitution n’est le rêve d’enfance de personne, elle est toujours l’effet de problèmes et de détresse. C’est une chose que j’ai comprise peu à peu en travaillant comme bénévole auprès d’hommes et de femmes prostitués, dont certains étaient victimes de la traite, en tant qu’« aide de service » dans des bordels, sous les ponts, au coin des rues… Mais on n’a pas besoin de faire tout cela pour comprendre le mécanisme de la pornographie et de la prostitution. Car, dans la pornographie, il ne s’agit ni d’érotisme ni de communication sexuelle saine, il s’agit de la domination et de la subordination des femmes par les hommes. Ce n’est pas seulement une pratique sexuelle, c’est une façon d’être, une hiérarchie de genres dans le monde.

Ainsi, si l’on demandait à la pornographie comment elle définirait le sexuel, qu’est-ce qui fait qu’une chose est sexuelle, la pornographie nous rirait au nez. Qu’est-ce qui définit le sexuel ? Voyons ! Ce que les hommes trouvent excitant. Les hommes trouvent excitant d’étrangler une femme ? De la pénétrer brutalement sans le moindre contact, tendre caresse, baiser ou étreinte ? Alors c’est sexuel. Les hommes trouvent excitant de voir une femme ou un enfant pleurer ? Alors c’est sexuel. Les hommes trouvent excitant de violer une femme ? Alors c’est sexuel. Dans n’importe quel site porno mainstream sur le Net, on peut trouver la catégorie «Viol» à côté de la catégorie «Humiliation», la catégorie «Abus», la catégorie «Larmes», et ainsi de suite. Et ce n’est pas comme si la pornographie banale ne débordait pas déjà de ces motifs. Même dans ses versions les plus douces, ce que nous montre la pornographie dans 80 à 90% des cas, c’est en fait la sexualité sans les mains. Et ce n’est pas ainsi que fonctionne notre désir authentique. Pardon, je vais répéter : la sexualité sans les mains.

Si vous ne renoncez pas au porno, observez cela la prochaine fois que vous regardez : la caméra porno ne cherche nullement à capter des activités sensuelles normales du genre caresses, préliminaires, frôlements, étreintes, baisers… Non, ce qui intéresse la caméra porno, c’est la pénétration. Donc normalement la composition sera un homme et une femme – à supposer qu’il n’y en ait qu’un de chaque – son pénis est en elle – bon, ne soyons pas trop exigeants, peu importe où, quelque part en elle il y a un pénis, son pénis est en elle quelque part, d’accord ? – et, pour ne pas bloquer la caméra pendant ce gros plan extrême sur la pénétration, l’homme se tient le plus souvent les mains derrière le dos. Et la femme, dans cette position inconfortable, doit s’occuper du pénis en elle, sans porter atteinte ni à sa coiffure ni à son maquillage (car c’est de l’argent et du temps qu’on a investis en elle), sans perturber ses mouvements agressifs et surtout sans bloquer la caméra. Donc, en fin de compte, sous différentes formes et avec des acrobaties diverses, on a deux personnes en train de “faire l’amou”r de telle sorte que les seules parties du corps qui se touchent sont le pénis et la partie pénétrée. Sans les mains.

Tout ce que nous regardons nous envahit

Je fais chaque année entre 250 et 300 conférences devant des soldats, des étudiants, des élèves… Personne n’est jamais venu me dire, après : « Ran, vous savez, cette histoire du “sexe sans mains”… En fait c’était ça mon désir authentique. Quand j’avais 11 ou 12 ans, je n’avais pas du tout envie d’embrasser ou de toucher la personne, ça ne suscitait pas ma curiosité. Moi, dès le début, c’était les pénétrations. » Personne ne m’a jamais dit ça. Avant la pornographie. Après la pornographie…

Dans mes fantasmes privés, avant de commencer à regarder du porno, l’aspect «histoire» était extrêmement important, et c’était toujours une histoire de sensualité et de réciprocité. Autrement dit, j’imaginais toujours : « Que vais-je pouvoir lui dire ? Et que va-t-elle pouvoir me répondre ? Quelles sont mes options de réponse à partir de là ? » Dans la vraie vie, ça ne marchait jamais comme je l’avais prévu mais, dans mon esprit, c’était super important pour l’excitation : le suspense, le lieu, le cadre… Ça se passera où ? De quelle manière émergera petit à petit l’embrasement des corps ? Oui, c’était superimportant, avant la pornographie.

Une fois que l’on a pris l’habitude du porno, elle conquiert votre esprit, elle envahit votre cerveau. Et j’ai perdu ma capacité d’imaginer, ce qui veut dire que je me trouvais là (je ne serai pas trop explicite) à me masturber, les yeux fermés ; j’essayais désespérément de fantasmer quelque chose d’humain et je n’y arrivais pas parce que ma tête était bombardée par toutes ces images de femmes violées, de femmes soumises et obligées de faire semblant de jouir dans ces rituels diaboliques d’éjaculation. C’était ça le résultat.

Pourquoi j’ai arrêté le porno ? Tous, nous sommes vulnérables – pas seulement les jeunes – et il me semble qu’on devrait faire très attention, non seulement à ce que notre corps absorbe en termes de nourriture, mais aussi à la nourriture qu’absorbe notre esprit. Car tout ce que nous regardons nous envahit.

Pourquoi j’ai arrêté le porno ? Permettez-moi de vous donner un court exemple tiré d’un domaine non sexuel. L’autre soir, je suis rentré à la maison, et ma bien-aimée regardait une quelconque connerie culturelle, une émission de karaoké, des auditions… On n’a pas de télé à la maison, d’accord ? On n’a pas de télé à la maison mais seulement parce que ça nous permet de nous présenter faussement comme des gens très profonds. « Ah ? Oh, non, je ne connais pas… Mastectomie, hmmm ? Non, non, on n’a pas la télé.» On regarde toutes les conneries culturelles possibles et imaginables, d’accord ? Ni moi ni elle ne passons notre temps à contempler l’existence ; non, on télécharge des trucs. Et notamment tout ce qu’il y a comme connerie culturelle. Bon, alors je regarde cette émission de karaoké pendant vingt minutes, et c’est tellement ennuyeux, fastidieux, voyez, ils passent deux minutes à chanter et quatre minutes à blablater dessus, au bout de vingt minutes, je perds patience et je pars me doucher. Et le truc intéressant, c’est sous la douche.

Pourquoi j’ai arrêté le porno ? Ce que j’ai découvert là, c’est le moi le plus pathétique que j’ai jamais… Je vais vous le montrer, j’ai envie de sentir que vous m’aimez et m’acceptez vraiment, donc il faut que je vous montre mon moi le plus pathétique, et comme ça vous serez obligés de l’accepter. Bref, j’ai mis cinq, non sept, non, peut-être dix minutes à me rendre compte que j’étais là, sous ma douche, à me demander avec une gravité extrême : « Quelle chanson aurais-je choisi pour les auditions ? Eh ! Attention ! Quelque chose de très profond ! Moi je ne vais pas faire Rihanna ou Lady Gaga, moi je vais faire Mercedes Sosa… (Como un pájaro libre) La couverture de Blind Willie McTell de Bob Dylan. C’est pas follement profond, ça ? » Il fallait que je prenne la mesure de ma bêtise, car je n’ai aucun talent pour la musique. Non seulement ça, mais je n’ai jamais eu envie d’être musicien ni auteur de chanson, ça n’a jamais fait partie de mon monde intérieur de désirs, d’accord ? Mais je suis un être humain, et que faire ? J’ai regardé ça pendant vingt minutes, c’est entré dans mon cerveau pendant un moment.

Donc, si vous prenez cet exemple et que vous essayez de mesurer ou d’estimer l’impact de vingt minutes de n’importe quoi… comment ça envahit notre esprit et conquiert nos désirs, essayons alors d’imaginer, ou permettez-moi de vous le dire oralement : que se passe-t-il quand on regarde vingt minutes de pornographie, une ou deux fois par semaine (restons très modérés) ? C’est envahissant.

« Pornographie habillée »

Qu’on le veuille ou non, le porno est entré chez nous, et je suis convaincu qu’elle ne contribue pas à notre bien-être. Parce que, dans le monde occidental, nous avons Internet – partout, dans quasiment tous les téléphones portables désormais. Et cela produit un effet à la fois addictif et paralysant. C’est addictif parce qu’on développe une certaine dépendance à la pornographie. Mais l’aspect paralysant, c’est surtout pour les garçons et les jeunes hommes parce que la pornographie vous apprend que, en tant qu’homme, vous n’avez de valeur sexuelle que dans la mesure où vous avez un pénis énorme et une érection éternelle. Selon la pornographie, être un partenaire sexuel valable, ça n’a rien à voir avec le fait d’être passionné, attentif, généreux, bien coordonné… que nenni ! Rien de valable, en dehors du Pénis énorme et du Soleil éternel… Ce que nous n’avons pas ! Ainsi, en regardant la pornographie, les garçons se retrouvent paralysés, et s’ils ne se retrouvent pas paralysés, très souvent, ils se transforment en imitateurs de ce qu’ils ont vu, c’est-à-dire qu’ils deviennent des agresseurs. Des agresseurs, même quand l’affect est présent.

Pourquoi j’ai arrêté le porno ? De nos jours, tant et tant d’abus sexuels se déroulent à l’intérieur de ce qu’on perçoit de l’extérieur comme de belles-histoires-d’amour-adolescent ou des relations-saines-entre-adultes. Parce qu’on ne parle pas vraiment du sexe, on se contente de le voir partout. On n’en parle pas vraiment alors, ce qui se déroule à l’intérieur des chambres, toutes ces mutations sexuelles, comment cela se passe-t-il ?

Si on parle des femmes, la plupart des jeunes filles et des femmes reçoivent le message – pas seulement du porno dur mais de toute notre culture mainstream influencée par le porno (les clips, les pubs, tout ça c’est de la «pornographie habillée») – qu’être digne d’amour, c’est d’abord et surtout être digne de désir sexuel. Et de nos jours la définition du désir sexuel, c’est à peu près : « Faites comme les stars pornos. »

Pourquoi j’ai arrêté le porno ? Je travaille dans des dizaines et des dizaines de lycées et de collèges. Dans chacune de ces écoles sans exception, je croise des filles qui ont accepté, à un moment donné, d’être filmées dans une situation intime parce qu’elles voulaient faire plaisir à un garçon qu’elles aimaient bien. Et le garçon en question a abusé de leur confiance – toujours la même histoire – et vendu les images sur l’application What’s up ? ou sur le Web. Et, le plus souvent, les garçons ne reçoivent pas le moindre reproche moral, c’est toujours les filles qui subissent la honte et la mortification. Typiquement, elles quittent l’école. Elles ont beau changer d’école, déménager, elles seront toujours harcelées sur les réseaux sociaux. Elles développent une dépression clinique, souffrent de troubles alimentaires – comme si on n’avait pas déjà suffisamment de raisons, dans notre culture, de développer des troubles alimentaires ! – elles sont complètement ostracisées socialement, et certaines d’entre elles (comme Amanda Todd, qu’elle repose en paix) vont jusqu’à se suicider. Parce qu’elles trouvent que la vie n’a plus de valeur, qu’elles-mêmes n’ont plus de valeur.

La pornographie est entrée chez nous, c’est un cas capital. Ce n’est pas un phénomène mineur dans notre société, c’est parfois une question de vie et de mort. C’est surtout une question de vie et de mort pour les gens qui la font. Car la pornographie n’est pas une preuve de la liberté d’expression, de la liberté de métier, bla-bla-bla, non. C’est une preuve de l’exploitation sexuelle, et on la trouve côte à côte avec la traite, le viol, le proxénétisme et la prostitution. Pour chaque star du porno ayant signé un contrat avec un éditeur ou une boîte de production, il y a des centaines de milliers de femmes et de filles qui échouent à survivre, là. Littéralement, elles en meurent. L’industrie du sexe les mâche menu et les recrache – dans les bordels, sur le trottoir, dans les boîtes d’escorte ou les salons de massage, avec happy end ou non, selon la personne que l’on écoute.

Safe sex affectif

Pourquoi j’ai arrêté le porno ? Je ne plaisante pas, c’est une chose très grave, tout le spectre de la prostitution. Un fort pourcentage d’entre elles ne vit même pas jusqu’à l’âge de 50 ans. Je parle des pays où l’espérance de vie est actuellement autour de 75, 76 ans, elles n’arrivent pas à la cinquantaine. A cela, quatre raisons principales : elles meurent par la drogue, par les MST, assassinées par un client, un mac, un petit ami… et la quatrième raison est, à nouveau, le suicide. Car, si vous êtes une prostituée, devant la caméra ou non, vous êtes dans une situation que l’on peut décrire comme la mort sociale. Nous avons tous dîné avec des gens qui ont consommé de la prostitution, qui sont allés dans un bordel au moins deux, trois fois… Jamais nous ne dînons avec une prostituée, du moins pas déclarée telle. C’est ça, la mort sociale. Ce n’est pas «chic», pas le moins du monde.

Et quand, dans l’intimité de ma chambre, je regarde la pornographie, même sans payer (plus besoin de payer, c’est gratuit, j’espère que vous le savez si vous en consommez encore), quel que soit le film que je regarde, cela crée une demande, et là où il y a demande il y a offre. C’est corrélé. Si je regarde des images de femmes blacks mûres, quelqu’un se fera le proxénète de femmes blacks mûres. Des mineures asiatiques ? Un trafic énorme existe déjà. Des Israéliennes ? Des Palestiniennes ? De blanches et blondes étudiantes américaines ? C’est une catégorie dans le vent, ces dernières années. On peut savoir avec certitude que, déjà, la lie de la terre cherche à prostituer ces femmes-là devant la caméra.

Alors, pourquoi j’ai arrêté le porno ?

Alors voilà : j’ai cessé de regarder la pornographie pour mon bien-être, ma communication intime, ma vie privée érotique, pour prendre le contrôle et la responsabilité du contenu de mon esprit. Mais, ce faisant, j’ai cessé de contribuer à l’affreuse industrie du sexe. Et ça, je trouve que c’est une bonne chose.

J’aimerais vraiment mettre en avant l’idée du safe sex, sur le plan non seulement physique mais affectif. Pratiquer le safe sex affectif n’implique pas de redevenir sexuellement conservateur ou non-libéré. Je suis tout à fait pour la liberté sexuelle ! Ça veut juste dire que l’on souhaite écarter cette hiérarchie de genre, cette subordination sexuelle et ressusciter comme critère absolu de l’intimité, disons… le rire. Deux âmes, deux êtres humains qui se retrouvent ensemble dans une situation intime sont-ils capables de rire ensemble ? Peu importe qu’ils se connaissent depuis dix ans ou une heure. Si deux âmes se retrouvent seules dans une chambre et n’arrivent pas à rire ensemble, quel bien pourrait-il sortir de leur rencontre, sexuelle ou non ? C’est ça le safe sex affectif.

Je veux juste que l’on parle davantage de toutes ces choses, car il me semble que notre silence en la matière ne nous a jamais fait du bien. Le silence ne fait que perpétuer le silence, alors que la parole engendre encore plus de paroles, plus de partage, plus d’identification, plus de conscience, plus de changement. Il s’agit certes d’un petit changement dans notre humble petite vie, mais d’un changement réel – et vrai. Et émotionnellement sûr.

Et toi qu’en penses-tu ?  Viens en discuter avec nous sur le chat’ de ce site ! (discussion anonyme et bienveillante)

Pour aller plus loin :


Traduit de l’anglais (Israël) par Nancy Huston.

Temoignage-Nicolas-addiction-porno
Témoignages

Addict au porno, Dieu lui dit : « je briserai tes chaînes »

A l’adolescence, Nicolas souffre de manque de confiance en lui. Il tombe dans l’addiction à la masturbation et à la pornographie. Progressivement, il fait l’expérience que Jésus vient le sauver et le guérir !

 

J’avais une grande culpabilité

J’ai grandi dans une famille catholique. A l’époque je me souviens quand j’étais jeune, le Christ n’était pas une personne pour moi, c’était surtout des obligations. Je suis rapidement tombé dans la masturbation qui a entraîné une addiction rapide à la pornographie. A l’époque, quand j’étais au collège et au lycée, je n’avais pas une grande confiance en moi et c’était un moyen pour moi de noyer ma frustration et la timidité que j’avais envers les autres. J’avais une grande culpabilité, j’avais un certain dégoût de moi-même et surtout j’avais peur du regard qu’on pouvait porter sur ce que je faisais.

Il avait soif de s’en sortir

En troisième année de licence je suis allé à Montréal où j’ai pu rencontrer des personnes qui avaient une vraie foi et qui m’ont aiguillé notamment vers la confession et qui m’ont aidé aussi à parler un peu de mon addiction avec d’autres personnes.  J’ai commencé à avoir des périodes d’abstinence. Mais finalement, il se trouvait toujours un moment où je retombais dans mon addiction. Quand j’étais en master, je suis arrivé à Bordeaux. J’ai découvert d’autres personnes, d’autres jeunes comme moi qui avaient les mêmes difficultés que moi et qui avaient une soif de grandeur, qui avaient soif de s’en sortir et cela m’a beaucoup touché.

Le Seigneur venait me guérir de l’addiction que j’avais

Il y avait notamment une fois par mois des veillés de prière et pendant l’une de ces veillés de prière on pouvait aller tirer une parole de la Bible. C’est ce que je suis allé faire et je suis tombé sur le livre de Jérémie qui disait : « je briserai tes chaînes ». A ce moment-là j’ai eu l’impression que quelque chose se débloquait en moi. J’ai su à ce moment-là que le Seigneur venait me guérir de mon addiction. Il y a quelque chose qui s’est ouvert en moi et depuis ce moment-là, je n’ai plus jamais été tenté par la pornographie. Cela a eu des conséquences aussi sur mes relations aux autres, cela a fait grandir ma confiance en moi et du coup mon regard sur les autres. Cela a aussi changé ma manière de prier, j’ai fait l’expérience concrète que le Seigneur était mon sauveur. Qu’il est en réalité un Père aimant qui veut me sauver de mes péchés et de mes addictions, qui m’a sauvé concrètement et qui veut que je sois libre et heureux. C’est aussi, Jésus la personne qui m’aide aujourd’hui à être meilleur et à me faire comprendre que j’ai été créé pour quelque chose de grand, quelque chose de beau.