Impossible non, difficile probablement, c’est surement pour cela que vous avez cliqué sur cet article. Cela dépend de chacun, de son parcours de vie et de ses capacités physiques, morales et spirituelles. Inutile donc de se comparer aux autres, on est unique, et on ne voit pas les autres personnes quand elles sont seules chez elles face à leurs pulsions.
Le modèle du sportif
Comme beaucoup d’autres domaines, pour gérer ses pulsions, il faut avoir en tête le parcours par étape du sportif. Si l’on veut maîtriser d’un coup ses pulsions, on risque d’échouer et de se décourager, exactement comme si l’on s’inscrivait directement aux Jeux Olympiques alors qu’on ne fait pas de sport.
On admettra facilement que pour une pratique physique, il faut commencer par un entrainement régulier et adapté à sa condition physique de départ, complété avec une hygiène alimentaire, puis on intègre un club local, et ensuite on s’inscrit et on se qualifie à des compétitions départementales, régionales, nationales, et enfin internationales…ou non ! Tout le monde n’atteint pas le podium de la plus haute compétition, en effet il n’y a que trois places par compétition.
Pour gérer ses pulsions, c’est pareil, c’est un chemin de progression, et on ne sait pas en commençant, quel niveau on va atteindre.
Utiliser les pulsions plutôt que de chercher à les retenir
Lutter contre les pulsions peut-être rapidement épuisant. D’autant plus que la société d’aujourd’hui avec les films, pubs et les modes vestimentaires etc… stimulent à outrance nos désirs et notre sexualité, et ce n’est pas anodin. Il faut avoir conscience de cette situation pour l’encadrer au mieux, l’anticiper et aussi se déculpabiliser un peu des pulsions de désir et de plaisir qui nous traversent et semblent hors de contrôle, que le monde tente d’exacerber en nous.
Accepter les chutes pour continuer à progresser
À vouloir être parfait, on risque d’être orgueilleux, prétentieux, ou trop scrupuleux, et surtout d’échouer, et d’être alors dans une culpabilité paralysante. C’est pour cela que Dieu demande la repentance et l’humilité, et non la culpabilité. Nos échecs nous aident à rester humble. Jésus n’a pas connu le péché, mais lors du chemin de croix, l’épreuve étant difficile, il a chuté trois fois, il s’est relevé et a continué d’avancer. Nous devons essayer de suivre son exemple.
Un coup de pouce surnaturel
Les chrétiens proposent des solutions comme la prière et les sacrements, pour accompagner notre évolution et rester maître de ses instincts et pulsions, contrairement aux animaux qui eux restent soumis car ils n’ont pas de libre arbitre et d’âme. Pour en savoir davantage, entamez un dialogue avec l’un de nos bénévoles à l’aide du live chat. On vous attend !
Pour avoir des pistes concrètes pour vous aider, voici d’autres articles de notre site :
Gérer sa sexualité est un élément clé pour vivre pleinement sa vie affective.
Chaque homme et chaque femme sur cette terre fait l’expérience de cette « force » intérieure et intime qui s’appelle sexualité. Une force vitale qui, à certains moments de notre vie, est très puissante comme pendant l’adolescence et en d’autres très faible comme pendant la dépression. Essayons d’en savoir plus sur la sexualité.
La sexualité n’est pas uniquement du « sexe » !
En effet, la sexualité ce n’est pas avant tout et surtout lié aux « relations sexuelles » en tant que telles. Elle touche à tout ce que je suis : corps, âme et esprit. Notre sexualité exprime l’être homme/femme que nous sommes, masculinité et fémininité. Je ne suis pas seulement un corps qui bouge, je suis une psyché qui réfléchit et raisonne et je suis aussi un esprit qui aime et qui désire. La sexualité embrasse tous ces aspects.
Notre corps n’est pas un objet
Cette unité spirituelle-matérielle de la personne fait que la façon dont nous gérons notre corps a des conséquences aussi sur notre partie spirituelle. Si j’ ”utilise” mon corps uniquement comme un instrument de plaisir, je verrais vite que dans mon âme grandissent des angoisses et un sens de vide. Avec le temps je risque de devenir esclave de mes pulsions et vivre une sorte de « schizophrénie », une séparation en moi-même entre la partie émotionnelle et sensorielle, qui me rend aride et diminue même le plaisir.
Des conseils pour gérer sa sexualité
Il est nécessaire d’apprendre à gérer sa sexualité, notamment pour notre bonheur personnel. Mais comment faire ?
Avant tout reconnaître ce lien intime entre l’extérieur et l’intérieur de moi-même ; ce que je fais avec mon corps peut-il blesser mon esprit ?
Deuxièmement, ce qui pousse à une sexualité « désordonnée », c’est souvent la solitude et la frustration, il faut donc s’éduquer à vivre des relations avec les autres sincères et profondes.
Troisièmement, reconnaître la sacralité de notre être, en respectant ce que je suis, et ce qu’est l’autre.
La sexualité est une manifestation de l’amour
Une sexualité bien gérée fortifie notre capacité d’aimer, de respecter les autres, de valoriser chaque geste qui exprime mon être homme/femme. La manifestation de ma sexualité passe par des étapes progressives où j’apprends chaque jour à me donner aux autres et ne pas « me servir » des autres ou me servir de moi-même.
Pour apprendre à gérer sa sexualité, vous pouvez vous rapprocher de spécialistes pour comprendre ce qu’est la vraie sexualité et ainsi avoir un regard renouvelé sur sa nature profonde.
Et toi, qu’en penses-tu ? Viens en parler avec nous sur le chat’! (écoute anonyme et gratuite) :
Nicolas nous explique comment il a mis en place 7 décisions dans sa vie pour canaliser son désir sexuel.
Ne pas nier son désir sexuel mais le canaliser en vue de son projet de vie
Texte source : Il est vivant! – Juillet/Août/Septembre 2021 – N°352
“Le désir sexuel est parfois très envahissant, surtout quand, dans une société très érotisée, il est sans cesse éveillé par des images (pubs, scènes de film, etc.) Pour nous les hommes, ce n’est pas toujours facile de rester chastes !
Voici 7 décisions qui m’ont permis de vivre la chasteté dans mon célibat :
1.Reconnaitre et accepter pleinement le désir, la pulsion sexuelle qui m’habite.
C’est une belle énergie, une force, qui nous est donnée en tant qu’homme pour avancer, nous engager. Ne pas la nier mais la canaliser pour l’orienter vers mon projet de vie.
2. Faire une démarche intérieure en utilisant ma raison
Pour comprendre ce qu’est une sexualité épanouie.
Qu’est ce qui me fait vraiment rêver ? Pouvoir me donner pleinement à celle que j’aime ou enchaîner les “plans Q” ? Comment j’imagine ma future femme ? Couche-t-elle avec plusieurs hommes ? Pourquoi de mon côté, je ne me préserverais pas pour elle ?
3. Se projeter au-delà de la pulsion :
Si je suis tenté de regarder un porno, de me masturber ou de coucher avec une “nana d’un soir” : me projeter après avoir assouvi ma pulsion : quel sentiment m’habiterait ?
Une joie profonde, une paix intérieure ? Ou de la tristesse, de la déception, de la colère, une perte de confiance en moi ?
4. Eviter l’oisiveté
Terrain idéal pour l’impureté ! Avoir des projets, m’engager dans des associations, me donner pour les autres… me décentrer de moi-même.
5. Faire du sport
Pour évacuer ces tensions naturelles. Les tentations sont beaucoup moins nombreuses !
6. “Connais-toi toi-même”
Ne pas enclencher l’engrenage de la tentation, celle-ci m’emportera à coup sûr et toujours plus loin !
Eviter les situations où je sais que je peux perdre le contrôle et donc ma liberté. Par exemple : Trop boire en soirée peut favoriser une première “chope” puis un plan d’un soir. Commencer par “mater” des clips érotiques peut être le starter pour enchaîner sur du porno. Le 1er clic entraîne souvent une glissade non controlée et en crescendo !
7. Prier
Demander à Jésus sa force et recevoir régulièrement les sacrements de l’Eucharistie et du pardon. La confession est un moyen très concret pour se relever et progresser. Lorsque nous reconnaissons nos erreurs, le Christ nous rejoint, nous pardonne et nous libère.
“Et Jésus lui dit : je ne te condamne pas non plus : va et ne pèche plus” Jean 8, 11
Comment fais-tu pour canaliser ton désir sexuel ? Tu n’y arrives pas, tu as des questions ? Nous sommes-là pour toi via le chat‘(anonyme et gratuit) :
As-tu souri aujourd’hui ? Et si la vraie sexualité n’était pas le porno mais une relation d’union qui rend heureux ?
Bonne question. Qu’est-ce que le porno ?
Le porno, se fonde sur la pornographie, qui est « la représentation brutale de manifestations d’ordre sexuel , avec l’intention délibérée de provoquer l’excitation sexuelle du public auquel elles sont destinées » . L’excitation sexuelle, c’est un fragment de notre sexualité.
La sexualité est une merveille qui nous ouvre à notre nature relationnelle. C’est dans la relation à l’autre que nous pouvons trouver une plénitude. Le sexe, c’est une fonction de l’être humain, comme de respirer, de manger et boire, de marcher, de penser. Ces fonctions ont toutes deux caractéristiques : d’abord elles sont motrices et puissantes, ensuite elles nous mettent en relation avec le monde et avec les êtres.
Pour moi la sexualité rend heureux. Le porno laisse insatisfait. C’est pourquoi il est une source inépuisable pour le marché ! Comme Jésus dit à la Samaritaine pour l’eau que l’on boit : « de cette eau tu auras soif à nouveau. L’eau que je te donnerai deviendra source jaillissante en vie éternelle. » (Jn 4, 14)
La sexualité nous pousse et nous anime
Notre sexualité est une composante de l’amour. La pulsion qu’elle nous donne peut-être canalisée, comme pour toutes les autres fonctions. Hélas le porno nous fait croire qu’on va satisfaire nos pulsions de façon simple et rapide. Mais c’est un leurre.
On peut aussi faire une merveilleuse expérience de vie. Tout cela dépend de ton désir de construire ta vie. Si on choisit la beauté d’une relation vécue à deux, toujours nouvelle, dans le don total, nous entrouvrons le ciel.
Les deux dangers de la pornographie
Le danger du porno mécanique nous cache les ressources propres qui sont à nous,. L’autre danger est universellement répandu : la banalisation et l’extériorisation de l’intimité va la détruire, mais aussi dégrader les barrières propres de chacun. Elle rend imaginable et visible ce que l’on voudrait garder intime et invisible. Elle rend possible en fantaisie des actes interdits en réalité. Que faire alors quand s’effacent, les bonnes frontières entre réalité et illusion de l’image, pour toutes sortes de raisons de la vie courante, drogue, puissance du désir, ou simplement fatigue et frustrations ?
Déclencher les hormones du bonheur sans le bonheur, stimuler le désir plutôt que de vivre la plénitude d’une relation, quelle tristesse… Elle est pourtant universelle ! Non, le porno n’est pas la vraie sexualité, mais il est difficile de résister à cet esprit humain de jouissance, sauf avec l’aide de l’Esprit Saint. Cela c’est le Miracle de l’Amour.
« Hors de moi, vous ne pouvez rien faire ! » Jean 15:5
L’amour vrai est un miracle. Et les cœurs purs sont bienheureux (Mt 5, 8) car justement, ils verront Dieu.
Top des 10 méthodes infaillibles pour sortir du porno.
« Mais arrête d’en regarder ! » On t’a sans doute déjà dit ça un jour, ou alors c’est peut-être toi qui te le répètes. Comme si c’était simplement une question de décision… Bien sûr, c’est un choix d’arrêter de regarder du porno. Mais ça ne se fait pas en un claquement de doigts et la volonté seule ne suffit pas.
Alors juste pour toi, voici un top 10 des meilleures méthodes pour arrêter d’en regarder. Chacune de ces tactiques est le barreau d’une échelle qui t’aidera à retrouver ta liberté.
Cet article s’adresse tout aussi bien aux hommes qu’aux femmes.
1. En parler
Ça parait simpliste mais c’est la base. Se libérer de la pornographie ça commence par s’ouvrir sur le sujet, mettre des mots sur ce qu’il se passe, les difficultés, les prises de conscience, les souffrances. En parler permet de mettre de la lumière sur cette habitude qui est trop souvent notre petit secret ténébreux. En le gardant pour toi tu risques de développer des vies parallèles, des habitudes de mensonge : cacher cette partie de ta vie peut devenir une obsession. Bref, parler de ta consommation de pornographie va te libérer et te mettre dans de bonnes dispositions pour arrêter.
2. Installer des bloqueurs
Si tu souhaites mettre toutes les chances de ton côté et réduire radicalement le temps que tu passes devant du porno, je te recommande de mettre en place des bloqueurs sur tous tes accès à internet qu’ils soient sur ton ordinateur personnel, professionnel, ton smartphone, ta tablette… Il existe d’excellents systèmes comme Covenant Eyes ou Cold Turkey. Ces systèmes ne sont pas la solution mais ils t’aideront à te déshabituer et à ne pas céder à la moindre pulsion sexuelle.
3. Cultiver un mode de vie sain
Le porno fait parfois irruption dans nos vies pour une raison toute simple : la biologie. Oui, notre mode de vie a des conséquences directes sur notre consommation de pornographie. Ne t’étonne pas de regarder souvent du porno si tu te couches tard régulièrement, si ton alimentation est désordonnée et si tu ne fais aucun sport. Prendre soin de soi et de son rythme/style de vie est une deuxième pierre à l’édifice de ta liberté. Fixe-toi une routine de sommeil, trouve un sport que tu as du plaisir à pratiquer, mets-toi à la cuisine plutôt que de t’enfiler des burgers. Pour faire simple : reprends le contrôle de ton quotidien. Ces trois ingrédients ont un impact sur ta consommation de pornographie. Ils jouent sur ton état physique, psychique et émotionnelle et te faciliteront la tâche pour mieux maîtriser tes pulsions.
Je suggère pour commencer :
Coucher 23h
Lever 7h
Courir tous les deux jours
Ne pas grignoter
Une fois ces nouvelles habitudes en place, les effets des tensions physiques, des frustrations et des échecs seront moins puissants et t’amèneront donc moins facilement vers le porno.
4.Se renseigner
Nous ne sommes pas les seuls à nous poser des questions sur la place du porno dans nos vies. Beaucoup de gens sont passés par là avant toi. Certains ont développé des ressources passionnantes : qu’ils soient chercheurs, experts, témoins, anciens addicts… Internet est aussi un outil vertueux où tu trouveras facilement des contenus qui te donneront les armes intellectuelles et mentales pour faire face à tes pulsions. Quelques petites questions pour commencer tes recherches : sais-tu ce qui se cache derrière ces vidéos ? Quelles sont les ficelles de l’industrie pornographiques ? Comment fonctionne son business model ? Bref, je te laisse mener ton enquête comme tout bon internaute du XXIème siècle.
5. Identifier les patterns
Tu as sans doute déjà remarqué que tu regardes du porno à certaines heures de la journée, en certaines occasions, après certains évènements… Tu as peut-être mis en place un rituel codifié avec tes règles et tes habitudes. Chaque consommateur a ses propres patterns. Es-tu conscient de cela ? Parfois les raisons pour lesquelles nous regardons du porno ne sont pas claires. En tout cas, il y a bien des moments où nous sommes plus propices à en regarder que d’autres. Note-les sur un cahier, ton carnet de combat. Chaque jour, fais le point sur ce qui « se passe. » En priorité, note ce qui est observable : les lieux, les heures et le contexte de chacune de tes rechutes. Ensuite, essaye d’analyser ce qui s’est produit : pourquoi est-ce que j’ai eu envie d’en regarder ?
6. Distinguer les idées reçues
Tu te dis peut-être que c’est peine perdue et qu’il n’y a pas de porte de sortie. C’est faux. Ton corps s’est habitué à la pornographie. Il peut tout aussi bien s’en déshabituer. Est-ce que tu crois ce que tu viens de lire ? Il y a au fond de chacun d’entre nous des certitudes à identifier et à déconstruire. L’objectif de cette étape est de changer la vision de ton rapport au porno. Note dans ton carnet toutes ces idées préconçues que tu arrives à identifier. Au besoin, parles-en avec un ami. Cela t’aidera à mettre le doigt dessus. Je te donne quelques exemples :
Je n’arriverai jamais à arrêter de regarder le porno parce que je suis trop faible
Je regarde du porno de temps en temps parce que ça m’apprend à être plus performant au lit
J’ai besoin du porno pour gérer mes pulsions sexuelles
J’ai des blessures trop profondes pour pouvoir me passer de pornographie
Je n’arriverai jamais à avoir de copines, je suis donc condamné à regarder du porno quand j’ai une pulsion sexuelle
Le porno m’aide à gérer des émotions négatives, je ne peux plus m’en passer au risque de faire des crises ou de passer par des moments trop douloureux
Les hommes d’aujourd’hui doivent regarder du porno sinon ils ne sont pas virils
Je suis sale car je regarde du porno alors que je suis une femme
Il y en a des centaines… A toi d’identifier les tiennes.
7. Identifier les blessures
Tu l’auras compris, il nous arrive de regarder du porno pour des raisons parfois difficiles à expliquer. Tout te réussit, tu es heureux et épanoui et pourtant tu ressens parfois ce besoin irrépressible de regarder du porno. Evidemment, il y a parfois des facteurs simples d’ordre biochimique, par exemple :
« Je vois cette publicité dans la rue, elle éveille en moi une pulsion sexuelle, j’arrive chez moi, j’ouvre mon ordinateur et je me masturbe de manière compulsive. »
Il s’agit des rechutes les plus faciles à expliquer et à comprendre. Mais il y a également en trame de fond des causes plus profondes souvent liées à notre histoire personnelle et aux premières années de notre vie. Il s’agit de blessures affectives qui nous orientent vers des attitudes de protection face aux souffrances rencontrées à l’époque de la blessure. Il peut s’agir de blessures de rejet, d’abandon, de trahison, d’injustice ou d’humiliation. La grande majorité d’entre nous sont concernés par ces blessures. La pornographie intervient souvent comme un palliatif et une porte de secours lorsque les effets de ces blessures se font ressentir de manière trop pénible. Je te conseille de creuser cette question avec des livres et pourquoi pas un thérapeute.
8. Consulter un spécialiste
Arrivé à ce stade, il est important de pouvoir s’appuyer sur le regard, l’oreille et la sagesse d’un spécialiste. Tu peux faire beaucoup tout seul et je dirais même qu’il est bon d’expérimenter la solitude dans ce combat pour sortir de la pornographie, de puiser en soi-même le plus de solutions possibles. Ensuite, il est certain que nous ne pouvons pas aller très loin sans un compagnon de route, un confident. Mais cet ami n’a pas le recul nécessaire pour t’aider à passer le cap suivant.
Pour cela, tu vas avoir besoin d’un expert, d’un homme ou d’une femme qui a déjà accompagné des gens vers la liberté vis-à-vis de la pornographie. Il peut s’agir d’un psychologue, d’un sexologue, d’un addictologue, d’un gynécologue, bref, d’un professionnel. Cette personne t’aidera à sortir de tes schémas de pensée, à les mettre à distance, à remettre en cause certaines certitudes, à aborder le sujet autrement, à défaire certains nœuds…
9. Sortir et voir des gens
Pour certaines personnes, la consommation de pornographie peut aller de pair avec une certaine forme d’isolement ou du moins une préférence pour la solitude. Les raisons peuvent être diverses, la honte, la peur du regard des autres, certaines pensées d’autodénigrement, des peurs… Dans tous les cas, je te recommande de faire l’effort d’aller vers les autres et de développer ta vie sociale que ce soit par ton réseau professionnel ou universitaire, le sport et tout type d’activités extra-professionnelles. Si tu n’as pas ce genre de réseaux, à toi de chercher une activité qui te plait et qui te permettra par la même occasion de rencontrer du monde.
L’isolement et la solitude prolongée sont propices aux rechutes. D’une manière générale, dis-toi que tu es plus fort face à tes envies de regarder du porno lorsque tu n’es pas seul. Peut-être qu’il est temps pour toi de te mettre en collocation si tu habites seul…
10. Prendre des douches froides
Voici le joker ultime, ton dernier atout : la douche froide. En cas d’urgence critique, tous les moyens sont bons pour arriver à ses fins. La douche froide est semblable à l’arme nucléaire. Tu peux l’utiliser comme un moyen de dissuasion efficace et te fixer comme règle de passer par la case « douche froide » si le reste ne suffit plus. Elle va avoir un effet vasoconstricteur, c’est-à-dire que les réseaux sanguins se contractent au contact du froid afin de préserver la chaleur. Cela va apaiser instantanément les tensions physiques sexuelles et évacuer le stress. C’est ton ultime garde-fou, à toi d’en faire bon usage maintenant…
A la prochaine pour la suite de l’aventure…
Si tu as besoin de parler de ces méthodes, nous sommes-là pour toi via le chat (anonyme et gratuit).
Le mariage est-il compatible avec une addiction à la pornographie ?
Cette question t’est-elle déjà passée par la tête ?
Tu as une copine (un copain) et c’est sérieux, vous allez vous marier, vous avez tous les deux dit “oui”! C’est pour cette année. Dans ce tableau tout va de paire, les couleurs sont bien choisies, les personnages sont en place, mais tu as un problème avec les zones d’ombres.
Il y a d’abord une question qu’il faut que tu te poses : Veux-tu vraiment sortir de cette addiction ou penses-tu que ce sera un échappatoire ?
En effet, au fond tu peux te dire que la pornographie pourrait être un plus pour ta relation de couple. Dans les moments d’ennui ou de lassitude, tu pourrais regarder des images pour faire passer le temps, trouver du plaisir, mettre de la fantaisie et de l’anti routine dans votre vie sexuelle de couple.
Cependant, je ne pense pas que cela puisse t’aider. L’addiction à la pornographie est un cadeau de mariage discutable. Et surtout, cela ne risque pas d’améliorer ton addiction mais d’apporter de nouvelles questions au sein de ton couple.
Ton +1 et toi avez sûrement des histoires personnelles différentes qui jouent dans le rapport à la sexualité. La pornographie nous offre une vision de la sexualité qui utilise le corps de l’autre pour notre plaisir et accessoirement pour le sien.
Quel est le danger de cette addiction ?
Tu as vu énormément d’images, de comportement en visionnant ces films ou en voyant des images. La pornographie a changé tes rapports à la réalité, en te faisant voyager dans un univers qui est illusoire. Cela entraîne de reproduire naturellement des gestes que tu as vu qui ne correspondent pas aux situations du mariage. Ces gestes réalisés par l’influence des images ne seront pas inspirés par le désir de réjouir l’autre.
Dans le mariage, c’est une tout autre relation qui se joue. C’est un don total pour faire un don. Dans ce langage du corps s’expriment l’amour, la fidélité et l’honnêteté.
Le but de nos unions dans le mariage n’est pas d’abord le plaisir mais une Union intime avec l’autre.
Le meilleur cadeau de mariage que tu pourrais faire à ton +1 et à toi-même, serait de te faire aider. Cette addiction est lourde et vouloir s’en sortir tout seul serait trop complexe.
Comment faire ?
Il faut te faire accompagner par un spécialiste ou demander de l’aide. Cependant, attention à ne pas prendre son/sa conjoint(e) comme thérapeute.
Nous pouvons te proposer de confier cela à Carlo Acutis et te soutenir. N’hésite pas à nous en parler via le chat’ (anonyme et gratuit) :
“Je me sens coupable, comment sortir de cette culpabilité ?”
Le fait de s’emprisonner dans la pornographie peut nous conduire à la culpabilité en ce sens que nous sommes partagés entre ce plaisir immédiat et factice que procure le fait de regarder ces images et le sentiment d’une gêne, qu’il y a un ressort qui se casse, quelque chose s’abîme en nous. Nous voudrions nous donner à l’autre en plénitude et en vérité, mais nous préférons par ce biais nous refermer sur nous même, tel Adam qui se cache de Dieu après avoir péché. Face à cela essayons de dégager quelques réactions possibles.
1) Le désespoir
Il est très facile, chaque fois que nous retombons de se dire que tout est foutu, que nous n’y arriverons jamais. On se laisse aller alors en baissant les bras, on désespère, déprime, voire pire…
2) L’orgueil
Oui, je suis tombé, mais je vais me relever, c’est sûr, car je suis fort, je peux me maîtriser… Vanité des vanités, tout est vanité…
3) L’humilité
C’est la troisième solution et c’est la seule qui peut nous faire sortir de cette culpabilité infernale, reconnaître que par nous-même nous n’y arriverons pas. Elle est source d’une ouverture, à Dieu d’abord pour celui qui croit, reconnaître devant lui que nous sommes faibles et implorer sa miséricorde : c’est le sens de la confession.
Cette ouverture peut se faire aussi à l’égard d’un tiers en qui nous avons confiance : un ami, un prêtre, un psychologue… Il existe aussi diverses propositions faites par des personnes compétentes. J’en citerai deux :
le parcours “libre pour aimer”. C’est un parcours en ligne, initié par des spécialistes et proposé pour vous accompagner pas à pas et vous aider à en sortir.
la neuvaine à Carlo Acutis. C’est une proposition de réciter une prière pendant neuf jours en demandant l’intercession d’un jeune italien, mort en odeur de sainteté et qui était un passionné des nouvelles technologies.
Ne nous résignons donc jamais à la défaite, mais prenons les moyens pour avancer en apprenant à nous connaître avec nos limites et en restant dans l’espérance.
Si vous vous demander comment sortir de la culpabilité, venez en parler avec nous sur le chat’! (écoute anonyme et gratuite) :
Tombée dans l’addiction à la pornographie, Marie-Madeleine en souffre, jusqu’au jour où elle ouvre sa bible et lance un appel à Dieu pour la délivrer. Témoignage.
Toute mon enfance j’ai suivi mes parents à la messe, dans leurs activités dans l’Eglise. C’est au lycée, avec des amis dont je connaissais certains depuis le primaire, que j’ai basculé dans la pornographie, d’abord en bandes dessinées, mangas à connotation érotique et pornographique.
Ce dont des amis qui avaient une influence toxique sur moi, je tombais rapidement dans l’alcool avec des soirées très arrosées… Je me suis rendue compte que quelque chose clochait dans ma relation avec mes amis : ils n’acceptaient pas mes convictions, ma foi, toute cette relation que je pouvais avoir avec Dieu.
Ayant arrêté mes études, ça été très difficile pour moi, j’ai beaucoup pleuré, et un jour ma mère me tire de mon lit, me met devant mon coin prière et me dit : « Il faut que tu demandes des choses au Seigneur pour qu’il t’aide et te guide ». Du coup j’ouvre j’ouvre la Bible et je tombe sur la parabole de la vigne véritable (1), dans laquelle le Seigneur dit que tous les sarments qui porte du fruit, Dieu va les émonder, et ceux qui n’en portent pas, il va les arracher et les brûler. Je me suis alors rendue compte que les sarments qui ne portaient pas de fruit était ma relation avec mes amis. Du coup j’ai décidé du jour au lendemain de couper les ponts avec eux. Ça m’a énormément attristée, arrivent mes nouvelles études en œnologie, influencée par cette parabole de la vigne véritable.
Mais je continuais, je n’avais pas arrêté cette mauvaise habitude de pornographie bien que j’avais coupé la relation avec eux. Un jour, je me suis rendue compte que quelque chose ne se passait pas bien, et dans ma prière quotidienne, j’ai reçu la parabole de la femme adultère. J’ai senti un appel à la confession. Je suis donc allée me confesser. J’ai enfin mis des mots sur ce que je vivais, j’ai senti une délivrance. Mais la délivrance n’était pas totale, il restait toujours quelque chose dans mon cœur.
De rechutes en rechutes, la délivrance au bout du chemin
Il y a eu plusieurs rechutes. Jusqu’à l’année dernière, nouvelle rechute, à Noël, je prends la route pour rentrer de chez mes parents. Sur l’autoroute, je suis projeté plusieurs fois contre la glissière de sécurité, où là je me rends compte de l’état de la voiture, qui est maintenant une épave, je regarde tout ce qui est éparpillé sur la route, je regarde cette glissière, la voiture, la route, et là je me dis « je vais me jeter sous une voiture ». Mais une main se pose sur mon épaule, d’une personne qui s’était arrêtée pour me porter secours, et je ressens vraiment la présence du Christ qui une seconde fois me sauve la vie et m’empêche de passer à l’acte.
« Seigneur, vraiment, viens me guérir du porno ! »
Faire face à la mort m’a ouvert les yeux, et je me suis dit « là c’est plus possible, il faut que je passe à autre chose ». Un jour dans ma prière, je demande au Christ : « Seigneur, vraiment, viens me guérir du porno ! ». Je n’avais jamais osé le faire. Et le lendemain, pendant une prière avec mes colocataires, on pioche une petite parole de Dieu et je tombe sur « je le veux, soit guérie ! ».Je n’avais jamais osé demandé d’être délivrée de mon addiction à la pornographie, mais depuis ce jour, je suis entièrement guérie. Je ne dis pas que le combat n’est pas présent, il est là, c’est comme une addiction, mais je me bas et depuis ce jour, aucune rechute. Je me suis vraiment rendue compte qu’il fallait oser de demander au Christ, et quand on lui demande, il nous le donne !
Et toi, qu’en penses-tu ? Veux-tu aussi demander à Jésus de te guérir de ton addiction à la pornographie ? Viens en parler avec nous par le chat’ ! (écoute anonyme et bienveillante) :
Le parcours Libre pour aimer a été conçu pour tous à ceux qui souhaitent sortir de l’addiction au porno. Avis aux amateurs !
Nous le savons bien, la consommation d’images pornographiques conduit à la tristesse et parfois même au désespoir. Mais il y a une espérance : il est possible d’en sortir et de retrouver la paix du cœur, la vraie joie et la sérénité affective !
Libre pour aimer, comment ça marche ?
Libre pour aimer est un parcours par e-mail, issu du livre Libres, conçu pour être suivi en 40 étapes, au rythme qui vous convient.
Chaque e-mail vous propose :
Un contenu de fond selon l’étape du jour
Parfois un témoignage
Une Parole de Dieu tirée de la Bible
Un exercice pour la journée
Une petite prière à Dieu pour conclure votre étape quotidienne.
Quand vous avez terminé une étape, il suffit de cliquer sur le lien pour recevoir l’e-mail suivant le lendemain matin. Vous pouvez donc décider de vivre une étape par jour, ou de prendre quelques jours pour bien vivre une étape avant de passer à la suivante : ainsi, vous vivrez le parcours à votre rythme.
Tu veux sortir du porno ? Regarde cette vidéo que nous avons réalisée pour toi ! Après, “la question elle est vite répondue”… Et sinon, le script est ci-dessous (à quelques mots près). Après, viens en parler avec nous sur le chat’ ! Bisous ! 😉
Envie de chat’er avec nous sur le sujet ? (Discussion anonyme et bienveillante !) :
1. Le mental
Au moins, le vœu de chasteté avec Internet illimité plus les confessions que j’entends comme prêtre, une chose est sûre, on finit par devenir un warrior dans la lutte contre la pornographie. Vu l’ampleur des dégâts et de ce que j’entends, une chronique entière ne sera pas de trop !
Aujourd’hui, on parle technique de guerre et ruse de sioux pour ceux qui sont dans la jungle et la boue de l’impureté, pour éviter de revivre Dien Bien Phû en mode TrucPorn à la maison. Je suis un homme et je parle en tant qu’homme. Mesdames, vous adaptez. Bienvenu dans l’arsenal secret du père d’Hardemare. N’hésitez pas à mettre en commentaires vos propres astuces. Cela peut aider des gens. Ceux qui veulent un soutien anonyme et des conseils sur mesure, je vous donne l’adresse de l’infirmerie : allez sur SOSPorno.net. Je mets plein d’autres lien en bas, mais c’est quand même pour eux que je fais la vidéo ! On va diviser notre arsenal selon le type d’armes envisagés. Internet, équilibre de vie, armes spirituelles, stratégies d’usure. Je mets le chapitrage, en bas pour vous y retrouver facilement. Mais le plus important dans notre arsenal, ce n’est pas d’abord le filtre Internet ou la douche froide ! c’est votre mental.
Un combat, ca se gagne d’abord dans la tête avant de se gagner la ceinture sur les reins. Votre tête, c’est votre première arme. Vous devez vouloir vous en sortir. Et oui, cela va être dur, cela va vous faire souffrir, et il faudra faire des sacrifices. Mais vous devez le vouloir. Vous devez enlever de votre tête tout ce qui ressemble à des compromis et des fausses bonnes idées. Vous devez avoir les idées claires. Je n’ai pas le temps de faire dans la nuance et, parfois, c’est bien aussi d’être cash. Donc on y va. Et on pose le règlement de guerre.
Un, le porno, la masturbation, les fantasmes sans frein, les expériences insolites, les sex friends, c’est mal. Et c’est un péché grave. Point. Ne croyez pas ceux qui vous disent le contraire. Vous devez savoir dans quel camp vous êtes. Et ça, c’est le camp des chrétiens et de tous ceux qui veulent s’en sortir. C’est peut-être la bérézina sur le terrain. OK. Mais dans votre tête, vous devez être avec nous.
Deuxièmement. Personne ne vous en veut. Les prêtres que vous allez voir encore moins ! On est de votre côté ! On a bien compris que c’était compliqué et que, en trois clics, ca peut déraper. On est avec vous, dans le même camp, dans la même tranchée. Et la miséricorde, ca existe. Troisièmement, parfois j’entends, quand je serai marié, ce sera plus simple. Ben, malheureusement, non. Les gens le vivent même encore plus mal. Donc partez au combat maintenant. Quatrièmement. Bonne nouvelle ! Ce n’est pas un combat insurmontable. Vous le gagnerez. Quand, je ne sais pas. Ca se trouve, tout de suite. J’ai vu des personnes qu’une confession à guéri du jour au lendemain de masturbations pluriquotidienne. J’en ai vu d’autres, qui luttent encore vingt ans après. J’en ai vu guérir seul, j’en ai vu guérir avec l’aide d’un thérapeute. Les guérisons rapides apportent de la consolation. Les guérisons lentes de la sagesse. Un vieux proverbe de moine dit : « Pour tous nos péchés, Dieu a prévu une délivrance, mais l’heure, Dieu seul la connaît. Prions pour hâter le terme ». Vous pouvez être guéri. Mais il faut être prêt.
2. Internet (le monde)
La principale source de tentation, c’est Internet. Ok. Tous les sites de rencontre dont vous n’oseriez pas parler à table devant votre mère, si vous y allez, ben vous prenez un filtre et vous les blacklistez. Et maintenant, on va du plus léger au plus lourd. D’abord vous devez aller sur des sites sécures. Je ne vais pas faire de la pub pour Netflix, il y a des choses pas terribles dessus, mais il vaut parfois se payer un abonnement et sur un site malgré tout plus safe que du streaming avec plein de pop-ups aguicheurs. Enfin, vous avez compris l’idée. Et pour rappel, l’anonymat, sur Internet, c’est une illusion. Même en mode privé.
Quelles armes lourdes choisir pour sortir du porno ?
Ensuite, évidemment, le plus simple, c’est de couper Internet. Si vous pouvez, faites-le. Ou, si vous pouvez avoir deux téléphones, l’un avec internet l’autre sans, vous laissez le téléphone avec Internet au bureau. Sinon, installez une appli qui coupe Internet à partir d’une certaine heure. Ou un filtre (j’en parle après). Ou vous paramétrez la box. Par exemple, pas d’Internet entre 12h00 et 14h00 ou bien à partir de 22h30. Franchement, la grille horaire, cela aide et ce n’est pas intrusif. Attention, les parents qui veulent gérer le wifi de la maison, c’est un autre sujet. Désolé. Maîtriser sa consultation des sites porno, cela passe aussi par la maîtrise de sa commotion d’internet. Vous devez la réduire. Tentez une journée par semaine, le vendredi, sans YouTube ou Instagram. Pour ceux qui ne peuvent pas couper Internet, faires des week ends de détox, randonnée à la campagne.
Et maintenant, l’arme lourde. Le filtre Internet. C’est un passage obligé. Alors peut être que votre mari ou votre femme va trouver bizarre que vous mettiez tout d’un coup un filtre alors que vous n’avez pas d’enfants à la maison. Ben qu’est-ce que vous voulez que je vous dise ? Si votre femme est intelligente, et a priori elle l’est puisqu’elle s’est mariée avec vous, elle comprendra que vous le faite pour elle. De toute façon, elle est déjà probablement au courant de la situation. Désolé. Maintenant, un filtre n’est pas magique. Cela accompagne votre effort, cela ne le remplace pas. En particulier, pour qu’un filtre marche, il faut éviter de vouloir le craquer. Il faut, entre Guillemet « lui faire confiance », ne pas se mettre dans des situations périlleuses en se disant « De toute façon, j’ai mon filtre ». Tous les filtres ont des trous. Mais un filtre, c’est top parce que soulage les tentations. Je ne dis pas « plus de tentations ». Je dis « il y en aura moins » et c’est déjà pas mal. Lesquels conseiller ? Il y a les filtres avec mot de passe. Le mieux, je trouve, c’est K9. Mais les mots de passe c’est compliqué. Si vous oubliez votre mot de passe, cela devient très compliqué de récupérer sa bécane. Croyez moi. Donc, je recommande les filtres avec délai. C’est beaucoup plus souple. Ils sont faits pour être autogérés. C’est vachement bien. Sur PC, Pluckeye. Sur Android, AppBlock. Par exemple, si vous mettez un délai de 2 heures. Cela veut dire que si vous avez blacklistez YouTube, vous devez attendre 2 heures avant de pouvoir y aller. Cela freine l’accès, cela ne l’empêche pas. Au-début, vous mettez un délai de 5 secondes, le temps de paramétrer votre ordinateur et de dire les sites que vous autorisez, puis vous passez à un délai de 5 minutes, puis 1 heure, etc, au fur et à mesure que vous affiner vos critères.
3. Se connaître (la chair)
Apprendre à se connaître aide bien souvent à sortir du porno…
C’est normal de trouver les belles femmes belles et d’être attiré par elles. La pulsion sexuelle a été voulue par Dieu. Et Dieu vit que cela était bon. Mais, dans notre attirance, il se mêle souvent quelque chose de violent et de vicié, ce qu’on appelle le désordre de la chair. Et ça, c’est votre deuxième ennemi. Pour dire les choses, il faut apprendre à serrer les fesses. Gérer sa frustration. Faire du sport, cultiver une vie culturelle et sociale, s’engager dans des associations, etc. Bref, avoir une vie aérée. L’hygiène de vie : faire le ménage, faire attention à la nourriture, à vos moments de détente. Cela ne va résoudre tous les problèmes. Mais c’est une guerre globale et vous devez avoir une stratégie globale. L’hygiène de vie.
Dans le même registre, il faut se connaître. On peut chuter par impureté à cause de l’impureté. Un ado qui vient de découvrir en même temps les hormones et le code du filtre parental. Boom ! Ca c’est de l’impureté. Et on lui dit : mon coco, il faut que tu apprennes à prendre sur toi. Mais souvent, l’impureté, c’est l’arbre qui cache la forêt. Par exemple, cela peut cacher une hyperactivité problématique. Tout le monde a des moments de bourre. OK. Mais ceux qui travaillent trop, Le stress et la fatigue vous rendent plus vulnérables. Et votre stress et votre fatigue, c’est à vous de le gérer. Soyez humbles. Vous devez baissez le régime. Ou bien, quelqu’un qui va sur des sites cochons parce qu’il n’a rien à faire. Par paresse. Ça, c’est pour les trentenaires qui ont une vie à peu près réglée, et qui se disent, oui, bon, l’essentiel est quand même posé et qui font ça sur leur temps perdu. Là, le vrai problème, c’est moins l’impureté que le gâchis. C’est complément régressif, vous venez de gâcher une heure de ma vie. Normalement, on a tous des rêves à cultiver pendant les temps libres. C’est sûr que si le choix c’est Netflix ou un site porno, cela ne va pas tenir longtemps. Mais il y a par exemple le trombone que vous vous êtes juré de reprendre un jour. Et c’est un devoir que vous vous devez à vous-même en quelque sorte. Vous n’avez qu’une vie je vous rappelle. Cultivez vos rêves dans vos loisirs. Ou bien, il y en a ceux qui ont besoin d’adrénaline et la vie ne la leur donne pas. Alors on va chercher sa dose en bravant l’interdit de la pureté. Ha ! On se sent revivre. Ben cela veut dire que vous avez besoin d’engagements plus exaltants. Dont acte. Sport de combat, escalade, politique, aide aux pauvres, macadam café, etc. Allez là où il y a des vrais risques et des vrais problèmes.
Un cas particulier. Ceux qui sont malheureux. Je ne parle pas du coup blues adolescent. Ceux qui ont des vraies vies de merdes. Quand on en est à mendier un peu de consolation, je comprends qu’on la trouve là où on peut. Tant que vous pleurez, c’est bon signe. Battez-vous au maximum. Faites ce que vous pouvez. Pour vous, la vraie lutte est ailleurs : c’est trouver le sens de vos épreuves. Il est là votre devoir. Vous devez lutter pour trouver quel est le sens de tout ca. Et il y en a un. Dieu vous le garantit. Et quand vous aurez trouvez dans les épreuves que vous traversez un chemin de sagesse, la pureté, cela redeviendra gérable. Et faites-vous aidez, vous n’y arriverez pas tout seul : une psy, un curé. Un vieux qui connaît la vie et qui peut vous aider à votre plus clair dans votre galère.
4. Les armes spirituelles
On passe aux armes spirituelles. D’abord la meilleure arme, c’est la prière. La prière quotidienne. Si vous ne priez pas, ben, ne vous étonnez pas. Vous êtes moins protégé contre le diable. Donc la prière quotidienne. Au moins 6 minutes par jour. Il existe aussi des prières spéciales « délivrance du porno ». Saint Joseph, patron traditionnel de la chasteté. Plus récemment, qui fait des miracles, la prière de Carlo Acutis. Allez sur le site SOSPorno.net, elle y est. Allez-y ! c’est pour eux que je fais la vidéo ! Il y a même une équipe de bénévoles qui se proposent de prier avec vous. Un chat, etc. Pour info, il peut parfois y avoir des tentations particulièrement violentes avec pourtant une vie très chrétienne. A priori, on n’a pas besoin d’invoquer le diable pour dire qu’on a fait n’importe quoi sur des sites cochons. Mais cela m’est arrivé d’envoyer quelqu’un chez l’exorciste. C’est le prêtre qui discerne.
Ensuite, évidemment, les sacrements. Normalement, vous n’avez pas accès à la communion. Si c’est compliqué pour vous, parlez-en à votre curé. C’est une règle de l’Eglise qui a pour but de vous aider, pas de vous enfoncer. Mais c’est le prêtre qui décide. Ensuite baptême et confession. Si vous n’êtes pas baptisés, ben, franchement, posez-vous la question ! C’est fait pour cela. Le rôle du baptême c’est de vous enlever le poids de la faute qui vous enfonce, et guérir votre volonté en lui redonnant sa liberté. Si vous êtes baptisé, dans ce cas, c’est la confession. Alors, oui, personne n’aime se confesser. Mais pas de fausse pudeur. Cela se trouve la personne avant vous à fait pire. Et pour nous choquer, maintenant, il faut y aller. Bon, vous devez demander pardon. Votre psychologie en a besoin pour se remettre au combat. Ensuite, plus vous passez du temps sur des sites cochons, et plus vos yeux ont besoin de leur dose de nudité. Et je ne parle pas du reste de votre corps. Donc plus vous chutez, et moins vous avez la force d’y résister. Vous êtes de moins en moins libre. Ce qu’on appelle l’addiction. Et vous n’avez pas le pouvoir de revenir libre face à la dépendance. Mais si votre addiction est d’origine morale, la confession vous rend à nouveau libre.
Attention, la confession ce n’est pas magique. Si votre dépendance n’est pas d’origine morale, mais vient d’un problème d’hygiène de vie ou d’un dérèglement hormonal, ce n’est pas la confession qui va résoudre cela. Ensuite, il faut regretter ses péchés. Il peut arriver, qu’après s’être confessé un certain nombre de fois de la même impureté, on ait un sentiment de déjà vu. C’est votre cœur s’est endurci au péché. Si plus rien ne se passe, c’est que vous avez besoin d’un choc pour vous réveiller. C’est que c’est le moment de passer aux vraies pénitences. Trois Je vous salue Marie pour un vice vieux de 10 ans et qu’on a confessé 20 fois, ben, Mettez-vous un coup de pied au cul, oui ! En tout cas, moi je vous le dis. Jeûnez. Une journée entière. Vous n’en mourrez pas. Le jeûne, ca vous cogne sur le corps et comme c’est par le corps qu’on a péché. C’est un peu simpliste, mais au moins comme ça on comprend. Et ca réveille. Et le jeûne, de ce point de vue, c’est une arme super puissante, recommandée par Jésus. Une manière de prier avec son corps tellement violente que vous allez même réveiller le ciel avec ! Allez faire un tour du côté de Libora par exemple.
5. Voir venir le danger
Il faut inscrire votre combat dans la durée. Parfois, il n’y aura aucun problème. Enlever les filtres sur Internet. Parfois, au contraire. Il faut les remettre. Avec le temps, on finit par se connaître. On voit venir les choses de loin. Par exemple, vous savez que vous allez quitter le nid conjugal pour le travail et que vous allez dormir dans un hôtel avec le câble, internet, etc. Vous savez que l’occasion de chute arrive. Grosse comme une maison. Dans ces cas-là, vous devez avoir un plan. C’est le moment de ressortir votre passion pour les documentaires historiques et de partir à l’hôtel avec un film sur les chevaliers de l’an mil du lac de Paladru. Vous devez avoir préparé un truc qui vous botte. Ne restez pas seul face au danger. Parlez-en à quelqu’un, à votre femme à vos amis. Oui, c’est humiliant, mais pour sortir de la solitude et des films qu’on se fait dans la tête, il n’y a pas mieux. Vous lui dites : « Ca va pas fort en ce moment, je vais faire des conneries » et si vous pouvez, vous lui passez votre ordinateur pour la soirée. Quelqu’un qui chute alors qu’il avait un plan de bataille, ce n’est pas la même chose que quelqu’un qui chute sans plan de bataille.
“Vous devez avoir un bouton d’arrêt d’urgence.”
Dans le même ordre d’idée. Le but n’est pas simplement de craquer le tard possible. C’est aussi de craquer le moins longtemps possible. C’est ce que j’appelle l’effet caniveaux. « Ben maintenant que je suis dedans, autant en profiter. » Et on se vautre dedans. Quand une voiture prend feu, on ne se dit pas « tient je suis aux premières loges, je vais profiter du spectacle ». On se barre ! Vous devez avoir un bouton d’arrêt d’urgence. Par exemple, dans le filtre Pluckeye, vous avez une option « blackout ». Entre deux moments de lucidité, on appuie dessus et Internet saute pour 24 heures. C’est vachement bien. Et votre billet de train, et ben, vous le payerez plus cher.
Dans cas les plus lourds et sur prescription médicale (ici le curé), on peut même conseiller la stratégie dite du sevrage. C’est quand c’est tellement la panique qu’au point où on en est, on se dit « Un jour sur deux » ce sera déjà un progrès. Pendant 2 mois. Puis un jour sur trois. Et ainsi de suite, jusqu’à guérison totale. Quand on est alcoolique notoire, parfois, il vaut mieux se mettre une grosse claque le samedi soir plutôt qu’une petite tous les jours. Je sais c’est moche. Je ne vous dis pas que c’est bien. Je vous dis que c’est mieux que rien. En tout cas, cela fait une base de départ sur lequel travailler. Mais ca, c’est après avoir essayez tous les parcours qu’Internet propose et qui sont très bien, comme Libre pour aimer.
Pour ceux qui ont réussi à se remettre à flot, attention à ne pas vous reposer sur vos lauriers. C’est bien de temps en temps d’arrêter Internet une journée, sans raison particulière, mais simplement pour vérifier sa vigilance. Si vous vous reposez sur vos lauriers, vous risquez de ne plus être attentifs et de retomber sans faire gaffe. Et s’il y a d’autres trucs qui marchent et que je n’ai pas dit, s’il vous plaît mettez-le en commentaire pour ceux qui sont dans la galère. Courage, on est tous dans le même combat. Pour les uns la pureté, pour les autres l’avarice. Personne n’est indemne. On est là pour se soutenir les uns les autres. L’amour vaincra !
Et toi, qu’en penses-tu ? A quelles armes as-tu pensé pour vaincre ton addiction au porno ? Viens en discuter avec nous sur le chat’ !