Catégorie : La vie sans porno

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Sortir de l’addiction : pourquoi ça prend du temps

 Sortir de l’addiction : un chemin difficile, mais possible

Sortir d’une addiction, ce n’est pas un déclic magique. C’est un combat. Un vrai. Long, exigeant… mais réellement possible.

Dans cette vidéo, un jeune homme raconte avec sincérité son parcours de libération. Il parle de ses rechutes, de ses petites victoires, de ses stratégies concrètes pour résister et avancer. Un témoignage fort pour ceux qui veulent s’en sortir… et pour ceux qui accompagnent une personne en lutte.

Parce que non, tu n’es pas seul. Et surtout, tu n’es pas condamné.

 

 

Reconnaître l’addiction : le premier pas vers la liberté

Ce qui m’a aidé à sortir de cette addiction, c’est d’abord d’accepter que j’étais vraiment dépendant. Me dire en face :

« Oui, ce que tu fais là, ce n’est pas bon. Il y a un problème. Mais tu vas te battre. »

J’ai dû comprendre que ça ne se règle pas en un jour. Ce n’est pas parce qu’on décide d’arrêter que ça s’arrête.

Chez moi, ça a pris deux ans.


Petites victoires : avancer malgré les rechutes

Ce qui m’a vraiment porté, c’est la logique des petites victoires :

  • Lundi soir, j’ai craqué tout de suite.

  • Mardi soir, j’ai tenu quelques secondes de plus… puis je suis tombé.

  • Mais un soir, je n’ai pas craqué.

Et ça, c’est une victoire.

Même si tu rechutes après, c’est une victoire. Il faut apprendre à les reconnaître. Sinon, tu ne verras que l’échec, et tu te diras que tu n’y arriveras jamais.

Mais ça vaut le coup de se battre. Et surtout, ça vaut le coup de changer de regard sur soi-même.


Fuir les occasions de rechute : une clé essentielle

Un autre levier fort pour moi : éviter les situations à risque.

Tu connais ce moment…

Tu es seul, tu scrolles sur ton canapé, tu tombes sur un contenu ambigu… et l’idée arrive.

C’est là que tout se joue.

Si tu commences à discuter avec toi-même, tu vas tomber.

Il faut agir tout de suite :

  • Éteins ton téléphone

  • Lève-toi

  • Prends une douche

  • Fais des pompes

  • Sors de chez toi

Fais autre chose. Immédiatement.

C’est souvent ce qui fait la différence.

Et toi, qu’en penses-tu ? Viens en discuter avec nous sur le chat’ ! (discussion anonyme et gratuite)

Pour aller plus loin :

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“Le porno abîme ton cerveau” – Ce que disent vraiment les études scientifiques

La pornographie abîme ton cerveau

On le sait peu, mais la pornographie a un effet direct et durable sur le cerveau.

Dopamine, addiction, attentes irréalistes, troubles de l’érection, mal-être profond…

 

 

Le porno change ton cerveau. Littéralement.

C’est un sujet dont on parle trop peu. Pourtant, la pornographie, accessible en quelques clics, est consommée par des millions de personnes chaque jour. Mais quels sont ses effets réels sur notre cerveau et notre bien-être ?

Des études montrent que la consommation régulière de porno modifie la structure du cerveau. Elle stimule le système de récompense en libérant une forte quantité de dopamine — le neurotransmetteur du plaisir… et de l’addiction.

À force d’être surstimulé, ton cerveau finit par s’adapter : il demande toujours plus pour ressentir la même chose. Résultat : ce que tu consommes influence directement ta vision du désir, du plaisir et des relations.

Tu savais que certains hommes finissent par être déçus de leurs rapports sexuels réels, parce qu’ils ne sont « pas à la hauteur » des scénarios exagérés du porno ?

D’ailleurs, selon une étude, 23 % des hommes de moins de 35 ans qui regardent du porno fréquemment souffrent de dysfonction érectile dans leurs rapports.

Et ce n’est pas tout.

Les personnes qui consomment régulièrement du porno rapportent :

  • plus de symptômes dépressifs,

  • une qualité de vie moins bonne,

  • un impact réel sur leur santé mentale et physique.

Alors : est-ce que ça en vaut vraiment la peine ?

Face à cette réalité, il est temps de se poser les bonnes questions :

  • Quel besoin suis-je en train de combler ?

  • Est-ce que cette habitude me fait grandir ?

  • Ou bien est-ce qu’elle m’enferme dans un cercle vicieux ?

La pornographie peut abîmer.

Mais s’en libérer, c’est possible.

C’est un chemin. Et tu peux l’emprunter.

 

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De l’addiction aux violences, les dangers du porno

Quels liens entre addiction au porno et violences ? En 2023, la France était le troisième pays consommateur de pornographie au monde. Une pratique banalisée qui a des conséquences sur la santé sexuelle et le comportement des utilisateurs. Morceaux choisis d’un article de Ouest-France paru en juin 2025.

Depuis plusieurs mois, le bras de fer se tend entre les principales plateformes et l’Etat au sujet de l’instauration d’une double vérification de l’âge des utilisateurs. Céline Piques, membre de l’association Osez le féminisme et rapporteuse d’un rapport sur la pornocriminalité, publié en 2023 par le Haut conseil à l’égalité
entre les femmes et les hommes, sonne l’alerte : « on est face à une industrie pornographique qui dit n’importe quoi, pleine de mauvaise foi et qui défend ses intérêts. Elle confirme par là que son business model repose sur l’illégalité. » Or le Code pénal est formel : il est interdit d’exposer des mineurs à un contenu pornographique (mais, comme nous le rappelons régulièrement sur SOSporno.net, les mineurs représentent jusqu’à 17% du trafic de ces plateformes !).

« Érotisation des violences »

La consultation régulière de ces sites n’est pas sans conséquences sur la santé et le comportement, en particulier chez les mineurs. « À l’enfance ou à l’adolescence, la différence entre ce qui relève de la réalité et de la fiction est floue, explique Agnès Verroust, psychologue clinicienne et sexologue à Paris. Le porno est susceptible de donner une image toxique de la sexualité, qu’on peut reproduire ensuite dans la vie. »

Selon les chiffres de l’Arcom (Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique), 51 % des garçons âgés de 12 ans en France ont déjà regardé du porno, un chiffre qui grimpe à 65 % chez les 16-17 ans. Autant de jeunes exposés à des contenus souvent violents et dégradants pour les femmes.

« Il y a une érotisation des violences sexuelles dans le porno, martèle Céline Piques. Ces sites font l’apologie de la culture du viol, de la domination, de la soumission et de la haine des femmes. Avec des vidéos misogynes, racistes – il existe un tag negro sur certains sites – et même pédocriminelles, avec les catégories teenager ou daddy, qui renvoie à l’inceste. Des catégories tortures sont aussi faciles à trouver. »

Selon le rapport du Haut conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes sur la pornocriminalité, 90 % des vidéos en ligne sur les quatre principales plateformes contiennent des violences physiques et sexuelles. Et sont donc illégales au regard du droit français.

« Tout ce qu’on demande, c’est que l’État applique la loi et supprime les contenus illicites présents sur ces plateformes », poursuit la représentante d’Osez le féminisme. D’autant que les consommateurs intensifs de ces contenus seraient davantage susceptibles de commettre des violences sexuelles, selon plusieurs études. L’une d’elles, réalisée en 2011 sur 1 000 jeunes britanniques, a montré que 47 % des garçons estiment que les filles s’attendent à une agression physique pendant un rapport sexuel. Et les filles qui visionnent ce type d’images « sont plus susceptibles d’être victimes de violences sexuelles car moins capables de poser les limites, le porno brouillant leurs repères entre ce qui relève de la violence et du plaisir », précise Céline Piques.

Repères brouillés

La sexologue Agnès Verroust le constate lors des consultations dans son cabinet. « J’ai reçu des jeunes qui se disaient attirés par des rapports de domination et de soumission. (…) Une vision irréaliste des rapports sexuels peut poser problème dans la recherche d’une ou d’un partenaire. Le porno est fait pour être spectaculaire, ce n’est pas la réalité. »

En regarder trop peut aussi créer une accoutumance, voire une addiction, parfois handicapante. Aurélie Sohy, infirmière sexologue au Centres ressources pour les intervenants auprès des auteurs de violences sexuelles (Criavs) de Lorraine, y a déjà été confrontée. « J’avais un patient qui regardait du porno dès qu’il s’ennuyait au travail. Un autre avait besoin de le faire avant de dormir, sinon il était angoissé. C’est une souffrance qui peut isoler et avoir des répercussions
au quotidien. »

Dopamine et sidération

Pour Agnès Verroust, l’addiction au porno débute quand « on ne voudrait pas en regarder, mais on finit par craquer et ensuite on se sent coupable ». Elle est plus tenace si la personne a découvert tôt la pornographie. Le premier contact a un effet traumatisant. « Le porno provoque une sidération, car pleins d’émotions se mélangent, le dégoût, le plaisir, l’excitation… Ce sont des images qui marquent, on se souvient souvent de la première vidéo qu’on a vue ou du visage des actrices, même des années après. Quand on a 11 ou 12 ans, on n’a pas les clés pour comprendre ce qu’on regarde, donc y retourne pour dépasser cet effet traumatisant. »

Le porno perturbe le circuit de la récompense : au premier visionnage, la nouveauté suscite une forte décharge de dopamine. Au fil du temps, cette décharge est moins forte. « Pour retrouver le même niveau de dopamine, il faut augmenter la dose, comme avec une drogue classique,reprend la sexologue. C’est là qu’il peut y avoir une escalade vers du contenu plus trash. »

À l’adolescence, le risque de tomber dans l’addiction est plus grand. Le cerveau se transforme et le cortex préfrontal, impliqué dans le contrôle du comportement, est sous développé. À l’inverse, le système limbique, qui joue un rôle important dans les émotions (peur, plaisir, agressivité…) l’est davantage.

Des câlins plus fades

Troubles du désir, troubles de l’excitation, troubles érectiles… La pornographie peut laisser des traces et avoir des conséquences sur la santé sexuelle. Notamment dans le ressenti du plaisir avec son ou sa partenaire, les vidéos étant construites pour provoquer une excitation rapide.

« Quand on regarde des vidéos de plus en plus excitantes ou violentes, faire un câlin à sa copine le soir peut paraître fade, résume Agnès Verroust. Dans un rapport sexuel, tous nos sens sont mobilisés, on ressent des choses, le corps de l’autre. En regardant un porno, on est seulement obsédé par l’image. Cela peut nous faire perdre le contrôle de notre corps. Le porno sert plus à un besoin de soulagement, à arrêter une pulsion, une situation d’inconfort, un stress. Si on n’a pas d’autres références, on peut confondre ça avec du plaisir. » Un travail de restauration de la confiance en soi, de reconnexion avec son corps et de réapprentissage de la gestion de ses émotions peut alors être entrepris avec un professionnel de santé. (…)

Ultime précision : pour Céline Piques, il n’existe pas de « porno éthique ». « Cela fait cinq ans que je le cherche… C’est un moyen aussi pour l’industrie de faire diversion. Qu’on commence par supprimer tout ce qui est illégal, on verra bien ce qu’il reste ! ».

Et vous, qu’en pensez-vous ? Venez en parler avec nous sur le chat’ :

Pour aller plus loin :

 

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Faut-il avoir recours à la pornographie pour être un homme?

Faut-il avoir recours à la pornographie pour être un homme?

Aujourd’hui, l’idée voudrait que, pour être un homme, il faut avoir tout essayé et donc, avoir eu recours à la pornographie. Ainsi, on serait comme tout le monde…
C’est évidemment complètement réducteur, car cela signifierait qu’un homme ne peut s’accomplir que par la réalisation de son désir physique.

1. Que signifie être homme ?

Être homme, c’est d’abord assumer sa masculinité. Un homme est différent d’une femme. C’est dans la nature des choses. Et il n’y a pas de honte à ça. Surtout la théorie du « transgenre » est un mensonge : homme ou femme, nous avons des caractéristiques spécifiques, aussi bien biologiques que psychologiques. Ainsi, c’est ce qui fait notre unicité et notre beauté. Un homme est fort, a une grâce de paternité, charge de protecteur quand il a responsabilité de famille… Stéréotypes, peut être, remis en question aujourd’hui dans notre société. Mais, la première chose est de nous accepter tels que nous sommes, avec nos qualités et nos limites… Et surtout, n’oublions pas que nous sommes faits pour nous donner, et non uniquement recevoir.

https://www.lemonde.fr/blog/sexologie/2019/05/31/differences-hommes-femmes-politiquement-incorrect/

2. La virilité est-elle uniquement liée à la sexualité ?

La réponse est, évidemment non : sinon un prêtre, un moine, un consacré ne serait-il pas homme ? Il est tout à fait possible d’être pleinement homme sans avoir recours nécessairement, à une relation physique. La virilité est façonnée par les attentes sociales et culturelles.
Mais, on oublie l’importance de la paternité spirituelle. Tout prêtre, par son accompagnement spirituel a un rôle en ce sens. Je suis consacré dans le célibat. Et je sais la responsabilité que j’ai, par l’offrande de ma vie, par ma prière, de donner des âmes à Dieu, de permettre à ceux ou celles qui sont mis sur ma route à avancer. Je ne suis qu’un instrument, certes, mais si je ne réponds pas à la vocation que j’ai reçue, qui le fera à ma place ?

Pour conclure, il faut rappeler que la pornographie dégrade l’homme, elle ne le construit pas. Il n’est pas besoin d’essayer pour le comprendre. Chacun doit respecter l’autre dans ce qu’il est et être homme, c’est avant tout être responsable : cela demande un apprentissage constant…

Si vous souhaitez discuter plus longuement de ce sujet, en tout anonymat et discrétion, nous sommes à votre écoute par chat.

pour aller plus loin * que dit la bible sur le fait d’être un homme?

« Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Je suis le Seigneur. » Lévitique 19 ;18

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la pornographie est-elle légale?

la pornographie est-elle légale? Entendons nous bien: le but de cet article n’est pas d’encourager le visionnage d’images pornographiques. Mais de poser la question du cadre légal de la pornographie. Est-il interdit de regarder des vidéos à caractère pornographique ? Force est de répondre non. Cependant, il y a des lois protégeant les mineurs. Et c’est sur ces lois que nous allons insister. Pour bien faire prendre conscience des risques.

1. Tout le monde peut-il regarder des images pornographiques ?

En effet, toute personne, même un mineur, peut, même si cela est évidemment fortement déconseillé, visionner des images pornographiques. Même si, au terme de la Loi, les sites pornographiques sont tenus de vérifier l’âge des personnes qui les consultent.

2. Quelle protection juridique ?

La Loi fixe clairement les responsabilités de chacun.
Ainsi, l’Article 227-4 du Code Pénal dit ceci : « Le fait soit de fabriquer, de transporter, de diffuser par quelque moyen que ce soit et quel qu’en soit le support un message à caractère violent, incitant au terrorisme, pornographique, de nature à porter gravement atteinte à la dignité humaine ou à inciter des mineurs à se livrer à des jeux les mettant physiquement en danger, soit de faire commerce d’un tel message, est puni de trois ans d’emprisonnement et de 75 000 euros d’amende lorsque ce message est susceptible d’être vu ou perçu par un mineur. »

3 Porter atteinte à la dignité humaine

Autrement dit, les producteurs d’images à caractère pornographiques, sont responsables des personnes qui visionnent les contenus. Donc ils encourent des sanctions fortes en cas d’infraction.
En effet, l’article 227-3 précise que « Les peines sont portées à sept ans d’emprisonnement et à 100 000 euros d’amende lorsqu’il a été utilisé, pour la diffusion de l’image ou de la représentation du mineur à destination d’un public non déterminé, un réseau de communications électronique ».

Pour conclure, mettons les points sur les i . Le fait qu’il n’y ait pas d’illégalité dans le visionnage de contenu pornographique ne signifie pas que c’est bien, moralement parlant. Il ne s’agit pas de porter un jugement sur quiconque. Mais de rappeler que ce visionnage n’est jamais neutre. Et que les conséquences sur la personne peuvent être très graves. Pour en savoir plus, nous vous incitons à consulter l’article dédié à ce sujet.

Si vous voulez discuter plus longuement sur le sujet, vous pouvez nous rejoindre, en toute discrétion et anonymat, par chat.

« Comment, jeune, garder pur son chemin ?
En observant ta parole. » Psaume 118(119) ;9

 

Pour aller plus loin:

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L’explosion de la pornographie chez les mineurs

Depuis un an environ, plusieurs rapports officiels pointent du doigt un phénomène alarmant : l’explosion de la pornographie chez les mineurs. Etat des lieux.

Les chiffres alarmants de l’explosion de la pornographie chez les mineurs

L’addiction au porno est, de manière effrayante, en pleine explosion chez les mineurs. Ainsi, selon le rapport de l’Arcom (ex-CSA) de mai 2023 :

  • Ces sites sont fréquentés par 10% des internautes, quel que soit l’âge
  • 2,3 millions de mineurs fréquentent des sites pornos, un chiffre en croissance rapide ces dernières années (+36% en 4 ans)
  • 30% des mineurs se rendent (chaque mois) sur un site pour adultes (contre 37% pour les adultes) et 9% quotidiennement
  • 51% des garçons de 12-13 ans sont touchés.

D’autres rapports pointent les nombreux dangers de la pornographie pour la santé et la société comme celui de l’Académie de médecine de janvier 2023 ou celui du Sénat, « l’Enfer du décor », sur le proxénétisme 2.0 et le business vertigineux de l’industrie pornographique. Ce rapport montre notamment l’importance des réseaux sociaux dans le développement du porno chez les mineurs : Réseaux sociaux et messageries privées, nouveaux vecteurs du porno.

L’addiction au porno chez les mineurs entraîne d’autres dérives : agressions sexuelles, drogues…

Plusieurs pays européens, en particulier l’Espagne ou la Grande-Bretagne, montrent aussi, chiffres à l’appui, que l’addiction à la pornographie, chez les mineurs notamment, est la cause de 50% des agressions sexuelles :”’

Ces rapports ne sont pas, pour l’instant, suivis d’effets bien qu’ils pointent les graves dérives de l’addiction à la pornographie (56% des divorces, fuite en avant vers la consommation de stupéfiants, etc.). Depuis près de trois ans, SOSPorno.net apporte une solution à ce « scandale de santé publique ».En particulier, nous sommes de plus en plus sollicités pour intervenir dans les écoles. Nous voulons donc lancer un programme d’intervention réplicable dans toute la France, en recrutant un chef de projet et en formant des parents bénévoles localement.

Et vous, qu’en pensez-vous ? Venez en discuter avec nous sur le live chat’ ! (discussion anonyme et gratuite)

Pour aller plus loin :

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Le porno accessible aux mineurs est un abus sexuel

La diffusion de contenus pornographiques accessibles aux mineurs est un abus sexuel, rappelle l’association Juristes pour l’enfance, et cela doit être reconnu juridiquement comme tel.  

Conseil des droits de l’homme

Mme Mama Fatima Singhateh, Rapporteuse spéciale de l’ONU sur la vente, l’exploitation sexuelle et les abus sexuels des enfants, a adressé un appel à contributions . Pour alimenter son rapport final pour la 61e session du Conseil des droits de l’homme (février-mars 2026), sur les nouveaux modes de vente, d’exploitation sexuelle et d’abus sexuels d’enfants. Afin  d’élaborer des idées et des recommandations pour lutter efficacement contre ce phénomène.

Juristes pour l’enfance a donc répondu à l’appel de la Rapporteuse spéciale par une contribution détaillée . L’association demande que la diffusion de contenus pornographiques accessibles aux enfants mineurs soit juridiquement reconnue comme un abus sexuel sur mineur susceptible de condamnation pénale.

En effet, dans un précédent rapport du 9 août 2024 consacré aux abus sexuels sur mineurs, la Rapporteuse spéciale avait déjà visé l’exposition des mineurs à la pornographie (ici § 86).

Exposition massive des mineurs à la pornographie

Or l’exposition massive des mineurs à la pornographie en ligne est devenue un enjeu majeur de santé publique. En France, un mineur sur deux est exposé avant l’âge de 13 ans :

– L’exposition précoce des enfants à la pornographie influence fortement leurs comportements et leur rapport à la sexualité. Le rapport du Sénat de 2022  révèle une augmentation de près de 60 % des violences sexuelles de mineurs sur d’autres mineurs en cinq ans. Car beaucoup de jeunes auteurs déclarent alors, avoir reproduit ce qu’ils ont vu en ligne.

– Sur le plan médical et psychologique, les constats alarment : anxiété, isolement, culpabilité, troubles du sommeil. Et observent fréquemment des difficultés relationnelles. En effet, des psychologues parlent même de violences psychiques comparables à l’impact d’un abus sexuel. Selon Maria Hernandez Mora, psychologue clinicienne en charge d’une consultation hospitalière d’addictologie, le visionnage d’images pornographiques par les plus jeunes peut produire les effets d’abus sexuels ou de viols psychiques. Alors, avec des conséquences identiques aux abus « réels », à l’origine de comportements sexuels problématiques et de difficultés sexuelles futures.

Reconnaissance d’une forme d’abus sexuel sur mineur par le parlement Européen

Face à ces enjeux, la France sanctionne la diffusion de contenus pornographiques accessibles aux mineurs (article 227-24 du code pénal). Mais cette interdiction peine encore à être effective. Notamment du fait de l’absence d’homogénéité du droit européen sur cette question.

Toutefois, un changement majeur de paradigme semble se dessiner. Car, le 17 juin dernier, le Parlement européen a adopté un projet de directive en 1ère lecture. Elle reconnait que l’exposition d’un mineur à la pornographie est une forme d’abus sexuel sur mineur.

Juristes pour l’enfance sollicite la Rapporteure spéciale de l’ONU pour qu’elle qualifie officiellement la diffusion de pornographie aux mineurs d’abus sexuel, et qu’elle demande aux Etats d’adopter les législations harmonisées nécessaires pour protéger les enfants quel que soit le pays dans lequel sont implantés les acteurs de cette diffusion.

Informer, prévenir, protéger : l’enjeu est clair. La pornographie n’est pas seulement un sujet moral. En effet, c’est une question de santé publique et de protection des droits de l’enfant.

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Pour aller plus loin :

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Prières à Saint Joseph pour obtenir la pureté

En ce jour de sa fête, nous vous proposons 5 prières à Saint Joseph, à qui vous pouvez demander la pureté et la guérison d’une addiction à la pornographie.

 

Prière pour obtenir la pureté de cœur, d’esprit et de corps (Sainte Thérèse de Lisieux)

Glorieux Saint Joseph, père et protecteur des vierges, gardien fidèle à qui Dieu confia Jésus, l’Innocence même, et Marie, la Vierge des vierges, je vous en supplie et je vous en conjure, par Jésus et Marie, ce double dépôt qui vous fut si cher, faites que, préservé de toute souillure, pur d’esprit et de cœur, chaste de corps, je serve constamment Jésus et Marie dans une pureté parfaite. Ainsi soit-il.

 

Saint Joseph, terreur des démons (Léon XIII)

Nous recourons à vous dans notre tribulation, ô Bienheureux Joseph,
et après avoir imploré le secours de votre Sainte Épou­se, nous sollicitons aussi avec confiance votre patronage.
Par l’affection qui vous a uni à la Vierge immaculée, Mère de Dieu, par l’amour paternel dont vous avez entouré l’Enfant Jésus,
nous vous supplions de regarder avec bonté l’héritage que Jésus-Christ a conquis au prix de son sang, et de nous assister dans nos besoins.
Protégez, ô très sage gardien de la divine famille, la descendance choisie de Jésus-Christ.
Préservez-nous, ô Père très aimant, de toute souillure d’erreur et de corruption,
soyez-nous favorable, ô notre très puissant libérateur.
Du haut du ciel, protégez-nous dans le combat que nous livrons à la puissance des ténèbres.
Et de même que vous avez arraché autrefois l’Enfant Jésus au péril de la mort, défendez aujourd’hui la sain­te Église de Dieu, des embûches de l’ennemi et de toute adver­sité.
Couvrez chacun de nous de votre perpétuelle protection, afin que, à votre exemple, et soutenus par votre secours, nous puissions vivre saintement, pieusement mourir, et parvenir à la béatitude éternelle. Amen.

Prière de saint François de Sales

Glorieux saint Joseph, époux de Marie,
accordez-nous votre protection paternelle,
nous vous en supplions par le Cœur de Jésus-Christ.
Ô vous dont la puissance s’étend à toutes nos nécessités
et sait nous rendre possible les choses les plus impossibles,
ouvrez vos yeux de père sur les intérêts de vos enfants.
Dans l’embarras et la peine qui nous pressent,
nous recourons à vous avec confiance.
Daignez prendre sous votre charitable conduite
cette affaire importante et difficile, cause de notre inquiétude.
Faites que son heureuse issue
soit pour la gloire de Dieu
et contribue au bien de ceux qui veulent le servir fidèlement. Amen.

Prière à saint Joseph, patron des causes difficiles

Ô vous que l’on a jamais invoqué en vain,
vous qui êtes si puissant auprès de Dieu que l’on a pu dire
“au Ciel, Joseph commande plutôt qu’il ne supplie”,
tendre père, priez Jésus pour nous.
Soyez notre avocat auprès de ce divin Fils
dont vous avez été ici-bas le père nourricier et le protecteur fidèle.
Ajoutez à toutes vos gloires
celle de gagner la cause difficile que nous vous confions.
Nous croyons que vous pouvez exaucer notre demande
en nous délivrant des peines qui nous accablent.
Nous avons la ferme confiance que vous ne négligerez rien
en faveur des affligés qui vous implorent.
Nous vous en supplions, ô bon Joseph, ayez pitié de nos larmes.
Couvrez-nous du manteau de vos miséricordes et bénissez-nous. Amen.

Souvenez-vous Joseph

Souvenez-vous, ô très chaste gardien de la Vierge Marie,
ô notre aimable protecteur, saint Joseph,
qu’on n’a jamais entendu dire que quelqu’un ait invoqué votre protection
et demandé votre secours sans avoir été consolé.
Animé d’une pareille confiance,
je viens à vous et me recommande à vous de toute la ferveur de mon âme.
Ne me rejetez pas ma prière,
ô vous qui êtes appelé père du Rédempteur,
mais daignez l’accueillir avec bonté. Amen.

 

Et toi, veux-tu qu’on prie pour toi sur le chat’  ? (écoute anonyme et gratuite) :

Pour aller plus loin :

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Que penser de la masturbation à deux ?

La masturbation à deux, c’est faire jouir notre partenaire sans pénétration. Est-ce c’est bien sain ? Posons-nous la question : que voulons-nous vivre ?

Voulons-nous nous donner, nous recevoir, ou nous prendre, nous capter, posséder l’autre, regarder l’autre jouir ? Voulons-nous nous unir, communier à la joie d’une relation intime ? La maturité sexuelle est un long chemin d’apprentissage qui demande du temps et beaucoup d’attention à l’autre.

Osons le dire franchement : la masturbation à deux est une impasse sur ce chemin, elle mène dans le temps à vivre une sexualité parallèle avec du plaisir certes, de la sensualité certes, mais pas une communion conjugale. On met le pied dans un monde l’on ne se donne pas totalement l’un à l’autre. L’un ou l’autre s’abstient de se donner. Ce n’est pas complet. L’un a du plaisir, pas l’autre (ou beaucoup moins) : le couple n’entre donc pas dans une sexualité conjugale.

Pire : la masturbation à deux peut mener à d’autres dérives dans lesquelles la recherche du plaisir elle même devient une fin en soi, par exemple avec la pornographie ou les sex toys. Rappelons donc que l’orgasme n’est pas une fin en soi, il est le résultat, le fruit d’une union et d’une communion d’amour. S’il est recherché pour lui même, on se coupe de l’amour véritable, durable, total. Rappelons aussi que la communion du couple se manifeste totalement (corps, cœur, esprit) dans l’union conjugale.

Pour faire grandir la communion dans sa vie conjugale, il est nécessaire que chaque geste soit ordonné au don total de soi, sans retard, sans retour et sans restriction (règle des 3 “R”). C’est pourquoi l’on peut dire que le plaisir n’est pas une fin en soi mais qu’il est un cadeau… dans une communion conjugale d’amour. On peut l’accueillir, le vivre et même l’accueillir lorsqu’il est le fruit de la communion parce que le but, l’essentiel c’est la communion de deux êtres qui s’aiment d’un grand amour.

L’un des signes qui tend à prouver qu’on favorise la communion des époux est lorsque la paix est présente entre les époux et non pas l’insatisfaction, l’énervement, etc. Or la masturbation à deux est aussi le signe d’un décalage entre deux êtres, l’un ne sachant peut-être pas attendre l’autre, ce qui peut être synonyme de frustration et de tension. N’entretenons donc pas ce décalage et au contraire retrouvons la pleine harmonie sexuelle et charnelle à travers un don total de soi, dans la pleine communion de deux personnes qui s’aiment !

Et vous, qu’en pensez-vous ? Venez en parler avec nous par chat’ (anonyme et bienveillant) !

Pour aller plus loin :


Notes

Ce que dit le catéchisme de l’Eglise catholique de la luxure et de la masturbation :

§2351
La luxure est un désir désordonné ou une jouissance déréglée du plaisir vénérien. Le plaisir sexuel est moralement désordonnée, quand il est recherché pour lui-même, isolé des finalités de procréation et d’union.

§2352
Par la masturbation, il faut entendre l’excitation volontaire des organes génitaux, afin d’en retirer un plaisir vénérien. «Dans la ligne d’une tradition constante, tant le magistère de l’Église que le sens moral des fidèles ont affirmé sans hésitation que la masturbation est un acte intrinsèquement et gravement désordonné». «Quel qu’en soit le motif, l’usage délibéré de la faculté sexuelle en dehors des rapports conjugaux normaux en contredit la finalité». La jouissance sexuelle y est recherchée en dehors de «la relation sexuelle requise par l’ordre moral, celle qui réalise, dans le contexte d’un amour vrai, le sens intégral de la donation mutuelle et de la procréation humaine» (CDF, décl. «Persona humana» 9).

Pour former un jugement équitable sur la responsabilité morale des sujets et pour orienter l’action pastorale, on tiendra compte de l’immaturité affective, de la force des habitudes contractées, de l’état d’angoisse ou des autres facteurs psychiques ou sociaux qui peuvent atténuer, voire même réduire au minimum la culpabilité morale.

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Le Sénat vote une mesure contre l’accès des mineurs au porno

Le projet de loi de sécurisation de l’espace numérique proposé par le ministre du Numérique, Jean-Noël Barrot, et qui s’attaque à plusieurs fronts dont l’accès des mineurs au porno en ligne, a été voté mardi par le Sénat à l’unanimité.

Bloquer et déréférencer les sites pornos

Afin d’obliger les sites pornographiques à contrôler effectivement l’âge de leurs utilisateurs, alors que 2,3 millions de mineurs visitent ces sites chaque mois, le texte prévoit bien de donner le pouvoir à l’Arcom de bloquer et déréférencer les sites qui ne proposeraient pas de vérification assez solide et opérationnelle de l’âge effectif des utilisateurs. Le tout par une procédure administrative et pas judiciaire, afin de réduire les délais et faciliter les sanctions, sur le modèle de l’Autorité nationale des jeux en ce qui concerne les jeux d’argent. L’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique, une autorité indépendante, pourrait aussi prononcer des amendes « dissuasives », allant jusqu’à 1 % du chiffre d’affaires mondial hors taxe réalisé par l’entreprise concernée à 2 % en cas de réitération des manquements.

« On se laisse un peu embrouiller par l’industrie du porno »

Sur ce point, un consensus s’est dégagé sans problème au sein de l’hémicycle, et la sénatrice socialiste Laurence Rossignol, l’une des auteures du rapport publié il y a un peu moins d’un an avec Annick Billon (UC), Alexandra Borchio-Fontimp (LR) et Laurence Cohen (PCF), a « salué l’intention du gouvernement de faire un pas en avant en ce qui concerne la lutte contre la toxicité de l’industrie pornographique. »

Mais elle a immédiatement ajouté qu’en l’état actuel du projet de loi, « on se laissait un peu embrouiller par le lobby du porno. » Parce que si l’ensemble des sénatrices et sénateurs ont pu se mettre d’accord sur la nécessité des sanctions, c’est sur la procédure qui permettrait de définir quel site contrevient à ses obligations ou pas que les sénatrices Laurence Rossignol et Laurence Cohen ont interpellé le gouvernement. Ainsi, ces sénatrices de la délégation aux droits des femmes ont alerté sur l’efficacité du « référentiel » que devrait produire l’Arcom sur ce sujet. Ce référentiel déterminerait les « exigences techniques auxquelles devront répondre les systèmes de vérification d’âge. » 

« Une obligation minimale »

Une rédaction qui présente le risque de « créer une obligation minimale »pour les sites pornographiques, « une obligation de moyens et non de résultats » a estimé Laurence Rossignol, qui pourraient « se contenter de satisfaire au référentiel. » Laurence Cohen a, elle, réitéré l’importance « d’envoyer un message fort aux plateformes pornographiques », qui doivent « jouer une part active » dans la prévention.

Ainsi la sénatrice Annick Billon (UC) a évoqué le rapport co-écrit avec ses collègues sénatrices Alexandra Borchio Fontimp (LR), Laurence Rossignol (PS) et Laurence Cohen (PCF), soulignant que ce dernier « a apporté une véritable expertise sur l’industrie pornographique, sujet alors absent du débat public et des politiques publiques ».  « La pornographie, disponible 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 a des conséquences graves sur les mineurs », a-t-elle rappelé : « addiction, comportements et pratiques sexuelles à risque, et les conséquences qui se répercutent sur l’ensemble de notre société ».

Annick Billon a ainsi rappelé la préconisation de ce rapport « d’imposer un véritable contrôle de l’âge des internautes », rappelant que la loi du 30 juillet 2020 « oblige ce contrôle d’accès et que l’Arcom n’a toujours pas fait usage de sa nouvelle compétence et qu’elle doit avoir une attitude pro-active ». En proposant un amendement de suppression sur le référentiel de vérification de l’âge laissé à l’Arcom, ce qui aurait aussi une implication sur les décisions de justice attendues, les sénatrices Laurence Rossignol (PS) et Laurence Cohen (PCF) ont donc ainsi souhaité attirer l’attention des parlementaires et de l’exécutif sur les risques opérationnels que portait le dispositif, et qui pourrait donc selon elles laisser une trop grande marge aux plateformes.

« C’est aux plateformes d’apporter la preuve qu’ils ont tout mis en œuvre pour contrôler la fréquentation de leurs sites par des mineurs, et ce dans l’état de l’art et en prenant en compte les évolutions technologiques », a ajouté Laurence Rossignol, pour justifier ces précisions par rapport au rapport de la délégation aux droits des femmes. « Entre-temps, a-t-elle ajouté, l’état de l’art a évolué et un certain nombre de discussions avec des spécialistes m’amènent à penser qu’il y a un risque fort que ce référentiel ne soit qu’une obligation de moyen. Il ne faut pas qu’il devienne le seul point de référence, surtout si l’on prend trois ans pour l’établir alors que les outils évoluent… » a détaillé la sénatrice socialiste.

Des arguments qui n’ont pas convaincu Jean-Noël Barrot : « En réalité, si nous n’avons pas de référentiel, ce n’est pas sur les plateformes que nous rejetons la responsabilité, mais bien sûr le juge », a maintenu le ministre, en expliquant que ce serait à la charge du juge de décider si la protection mise en place était fiable ou non, et ce sans référence commune. « Finalement, le référentiel vient sécuriser la capacité juridique de l’Arcom : il faut que l’on puisse a minima fixer des conditions dans lesquelles on considère que le blocage et le déréférencement peuvent être décidés » a poursuivi Jean-Noël Barrot.

Le gouvernement laisse donc à l’Arcom le choix d’établir les exigences techniques de limite d’âge

En proposant d’inscrire dans la loi qu’avant la fameuse vérification d’identité, la page d’accueil des sites pornographiques devrait être un « écran noir », et non des images floutées, Laurence Cohen a permis un débat pour préciser sur le statut de ce futur « référentiel. » Tant le rapporteur que les ministres ont exprimé leur accord avec les objectifs poursuivis par Laurence Cohen, mais ils ne tenaient pas à inscrire la mesure dans la loi, et ont appelé les sénatrices de la délégation aux droits des femmes à s’en remettre au référentiel qui sera produit par l’Arcom, tout en s’engageant à pousser pour que cette nécessité d’un « écran noir » y figure.

« Je vous donne acte de votre bonne volonté. Mais ici nous sommes des législateurs », lui a rétorqué Laurence Rossignol. « Le meilleur moyen de se garantir que cette mesure soit appliquée, ça reste encore de voter l’amendement. On n’aura alors plus besoin de pousser l’Arcom », a-t-elle ajouté. Une mauvaise solution, a estimé la secrétaire d’Etat chargée de l’Enfance, Charlotte Caubel : « Pour donner des pouvoirs à l’Arcom il fallait donner une base légale au référentiel, mais mettre la teneur du référentiel dans la loi me paraît aller trop loin, parce que cela voudrait dire revenir devant le législateur à chaque évolution technologique. Il y a un engagement du gouvernement sur les délais et complétude de ce référentiel. Mais attention à ne pas alourdir par la loi son contenu, qui doit rester souple et adaptable aux évolutions technologiques. »

La responsabilité des réseaux sociaux également pointée du doigt

La responsabilité des réseaux sociaux s’est également invitée dans le débat, avec une promesse du ministre Jean-Noël Barrot de mettre en place un groupe de travail “transpartisan et paritaire” pour se pencher sur cette question.

Plus globalement, le projet de loi entend adapter le droit français à de nouvelles réglementations européennes, régulant les risques d’abus de position dominante ou la diffusion des contenus problématiques chez les plus gros acteurs du numérique, tout en renforçant la protection des utilisateurs, en particulier s’ils sont mineurs.

Avec cette loi qui doit revenir à la chambre basse, l’Arcom aurait plus de marge de manœuvre dans la lutte contre l’accès des mineurs aux sites pornographiques. Elle pourra ainsi ordonner le blocage de ceux n’ayant pas mis en place une protection suffisante, sans attendre la décision d’un juge. Le projet de loi entend également mettre en place une solution permettant d’avertir directement toute personne sur le point de se diriger vers un site identifié comme malveillant.

Une autre mesure pourrait entraîner un banissement d’un réseau social lors d’une condamnation pour haine en ligne, cyber-harcèlement et d’autres infractions. Le cyber-harcèlement sexuel, comme le revenge porn, pourrait donc également en faire les frais. « Même derrière un pseudo, même derrière un avatar, chacun peut être condamné »,  a ainsi prévenu Jean-Noël Barrot.

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