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Les principales plateformes de porno réactivées en France

Les sites You***, Porn*** et ***tube ont été réactivés en France par leur propriétaire, après la suspension, par la justice française, de l’arrêté imposant aux plateformes pornographiques situées dans l’union européenne de vérifier l’âge de leurs utilisateurs.

La décision du tribunal administratif de Paris, qui a suspendu, lundi, l’arrêté dans l’attente de voir s’il était compatible avec le droit européen, « offre l’occasion de reconsidérer des approches plus efficaces », explique un message sur la page d’accueil des trois sites, qui appartiennent à l’entreprise Aylo. Le gouvernement français a, pour sa part, annoncé son souhait de se pourvoir en cassation devant le Conseil d’état.

Plus efficaces ? Aux Etats-Unis, l’accès restreint aux sites pornos porte du fruit !

Le bras de fer continue…

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Pour aller plus loin :

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L’industrie du porno initie des procédures partout en Europe afin de faire tomber tout obstacle à son expansion

Vendredi 19 juin, par suite d’une ordonnance suspendant un arrêté interministériel leur imposant de vérifier l’âge de leurs utilisateurs, plusieurs sites pornographiques ont fait leur retour en France. Leurs propriétaires s’engouffrent habilement dans les failles de notre droit, alerte le juriste Nicolas Bauer dans Le Figaro. La loi du 30 juillet 2020 a pourtant précisé, à destination des sites pornographiques, que cocher une case ’’J’ai 18 ans’’ ou entrer une date de naissance ne suffit pas.

Nicolas Bauer est chercheur associé au European Centre for Law and Justice (ECLJ), organisation non gouvernementale qui est intervenue en tant que tierce partie dans une centaine d’affaires à la CEDH.

Le Figaro : Vendredi 20 juin, à la suite d’une décision favorable du tribunal administratif, le groupe Aylo annonçait que ses sites (You***, Porn*** et Red***) seraient de nouveau accessibles en France. Pouvez-vous nous rappeler la chronologie et les raisons de ce retrait très temporaire ?

Nicolas Bauer : La loi française interdit de diffuser de la pornographie lorsque celle-ci est susceptible d’être vue par un mineur (article 227-24 du Code pénal). Or, non seulement la pornographie est très facilement accessible, mais la première exposition à la pornographie est accidentelle pour 40 à 70% des adolescents. Par conséquent, selon l’ARCOM, 40% des mineurs accèdent à des sites pornographiques chaque mois. Les mineurs représentent en moyenne 12% de l’audience de ces sites, et 17% pour une plateforme comme Porn***, puis restent généralement consommateurs une fois devenus adultes. Ces réalités montrent que l’interdiction de diffuser de la pornographie aux mineurs n’est pas appliquée.

La loi du 30 juillet 2020 a confié à l’ARCOM le pouvoir de faire appliquer cette interdiction. Elle a aussi précisé, à destination des sites pornographiques, que cocher une case « J’ai 18 ans » ou entrer une date de naissance ne suffit pas. La loi exige un véritable système de contrôle de l’âge. Cinq sites, dont Porn***, ont été mis en demeure fin 2021 par le régulateur de l’audiovisuel. Face à leur inertie, le président de l’ARCOM a saisi le tribunal judiciaire de Paris en mars 2022 en vue de leur blocage par les fournisseurs d’accès à internet. Cela n’a pas abouti.

La loi du 21 mai 2024, dite SREN, a doté l’ARCOM d’un pouvoir supplémentaire : celui de sanctionner et de bloquer les sites qui ne se conforment pas à l’obligation de vérification d’âge. Dès les mois suivants, le régulateur de l’audiovisuel a ordonné le blocage de plusieurs sites récalcitrants. Un arrêté ministériel, entré en vigueur le 7 juin 2025, a ensuite étendu les pouvoirs de l’ARCOM aux sites hébergés dans un autre pays de l’Union européenne. C’est le cas notamment des sites du groupe Aylo, basé au Luxembourg et qui revendique sept millions de visiteurs quotidiens en France.

“Le juge a préféré protéger l’activité des sites pornographiques, dans l’attente d’une future décision sur le fond”
Nicolas Bauer

Le 4 juin 2025, protestant contre l’arrêté qui allait entrer en vigueur, le groupe Aylo a annoncé la suspension en France de ses trois sites pornographiques. Cette décision a été saluée par les associations de protection de l’enfance ainsi que par celles luttant contre les violences sexuelles contre les femmes. Le 16 juin, le tribunal administratif de Paris a suspendu l’arrêté en cause, par une ordonnance en référé-liberté, c’est-à-dire prononcée en urgence. Le juge a préféré protéger l’activité des sites pornographiques, dans l’attente d’une future décision sur le fond. Le groupe Aylo a donc pu légalement remettre en ligne You***, Porn*** et Red***.

Le gouvernement va se pourvoir en cassation pour faire annuler la décision du TA. Ce pourvoi vous semble-t-il avoir des chances de succès ? Quoi que dise le Conseil d’État, cette situation n’est-elle pas cruellement révélatrice de l’impuissance publique à lutter contre l’exposition des jeunes à la pornographie ?

L’ordonnance du tribunal administratif prête à discussion. D’une part, le principe de l’intérêt supérieur de l’enfant protège tous les mineurs, jusqu’à 18 ans, et s’applique pour toute décision qui les concerne. D’autre part, il existe des solutions techniques permettant de concilier l’intérêt supérieur de l’enfant avec les « libertés des adultes ».

Il est ainsi possible de recourir au système de la vérification « en double anonymat », selon lequel l’attestation de majorité est délivrée par un tiers, qui ne sait pas ce pour quoi elle va être utilisée, tandis que le site pornographique reçoit uniquement l’attestation, sans accéder à l’identité de l’utilisateur. Un tel système est compatible avec la protection des données et le respect dû à la vie privée, mais le tribunal administratif ne s’est pas prononcé sur ce point précis. Plusieurs solutions existent, qui présentent des avantages et des inconvénients documentés (Priscille Kulczyk, rapport Mieux réglementer l’accès à la pornographie, 2023).

L’objectif de protection des mineurs se heurte aux intérêts de l’industrie de la pornographie. Celle-ci tire profit du fait qu’une partie des consommateurs parvient aisément à contourner les restrictions imposées par les pouvoirs publics, notamment en utilisant des VPN, qui permettent de se connecter comme si l’on se trouvait à l’étranger.

Par ailleurs, cette industrie initie de multiples procédures partout en Europe, afin de faire tomber tout obstacle à son expansion. Cela vaut même pour les groupes qui collaborent avec les pouvoirs publics et s’efforcent de projeter une image « propre » et éthique. J’en ai personnellement fait l’expérience après avoir mentionné la société Dorcel dans quatre médias, dont Le Figaro. L’avocat de Dorcel a alors mis en demeure ces rédactions de retirer le contenu publié, et m’a adressé un courriel me menaçant de poursuites pour diffamation. Seul Le Figaro a résisté à cette tentative d’intimidation, en maintenant l’article en ligne – aucune procédure judiciaire n’ayant finalement été engagée.

Le Figaro : La loi française permet à l’ARCOM d’agir contre les sites pornographiques domiciliés en France ou hors de l’Union européenne, mais la décision du tribunal administratif montre que cela est plus complexe pour les sites établis dans un pays de l’UE. D’où vient l’inertie de l’Europe sur ce sujet majeur ?

L’inertie n’est pas complète. D’autres plateformes pornographiques ont pu être bloquées du fait de l’absence de dispositif efficace de vérification d’âge. C’est par exemple le cas de Cams***, bloquée à la suite d’une décision de l’ARCOM le 6 mars 2025, cette fois validée par un jugement du tribunal administratif de Paris.

Au niveau de l’Union européenne, le Digital Service Act (DSA) soumet les plus grandes plateformes pornographiques, dont Porn*** à des obligations renforcées en matière de protection des mineurs. Le 27 mai 2025, la Commission européenne s’est fondée sur le DSA pour ouvrir une enquête contre quatre plateformes pornographiques, dont Porn***, après avoir conclu à titre préliminaire qu’elles ne prenaient pas des mesures appropriées pour mettre l’intérêt supérieur des enfants au cœur de leur fonctionnement, notamment par un contrôle approprié de l’âge des utilisateurs. La Commission développe en parallèle une application de vérification de l’âge qui devrait être disponible dans tous les États membres dès cet été.

“La pornographie a un caractère addictif et altère le contrôle des impulsions et des pulsions. Elle nuit également à l’image de la femme, réduite à un objet sexuel et donc trop souvent à un objet de violences sexuelles”
Nicolas Bauer

Cela dit, l’ordonnance du 16 juin 2025 du tribunal administratif de Paris montre que le législateur continue de se heurter à la clause européenne du « pays d’origine » (directive e-commerce), qui impose qu’un service numérique soit uniquement soumis aux lois du pays européen dans lequel il est établi. Cette clause a pour conséquence que les plateformes pornographiques s’installent dans les pays dont la réglementation est la plus souple. Le DSA ne fait qu’atténuer cette clause, ce qui n’est pas suffisant pour lutter contre le fléau de la pornographie chez les jeunes.

Le Figaro : Quelles conséquences concrètes l’accès des mineurs à la pornographie implique-t-il ?

Il faut d’abord rappeler que la pornographie entraîne des conséquences sur tous les consommateurs. Ceux-ci, y compris après 18 ans, se déclarent moins satisfaits de leur relation de couple et de leur vie sexuelle. La pornographie a aussi un caractère addictif et altère le contrôle des impulsions et des pulsions. Elle nuit également à l’image de la femme, réduite à un objet sexuel et donc trop souvent à un objet de violences sexuelles.

Chez les enfants et les adolescents, ces conséquences prennent une ampleur accrue, car leur cerveau est en pleine construction. D’après un rapport de 2022 du Conseil de l’Europe, plus la consommation intervient tôt, plus elle « augmente les risques de construction de stéréotypes sexistes nuisibles, d’addiction à la pornographie et de relations sexuelles précoces et malsaines ». Cette vulnérabilité des plus jeunes impose la mise en œuvre d’une véritable politique de prévention face à la pornographie, pour éviter qu’elle se substitue à une véritable éducation affective, relationnelle et sexuelle. À défaut, c’est l’instinct brut et sans frein qui prend le dessus sur la civilisation des mœurs.

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Pour aller plus loin :

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Témoignages

Dans l’enfer de la pornographie : le témoignage d’une actrice X

Dans l’enfer de la pornographie : Le Berry Républicain rapporte ce témoignage d’une actrice X tiré d’un livre sur cette industrie pornographique qui broie les femmes. Âmes sensibles s’abstenir, mais utile pour qui veut comprendre l’envers (l’enfer) du décor. 

Il est des lectures dont on ne sort pas indemne. Dans Sous nos regards – récits de la violence pornographique (Seuil), elles racontent les « tournages », le piège, la violence, la douleur, l’humiliation, la mort sociale et psychologique qui s’ensuit, dans cette industrie pornographique qui broie le corps des femmes. Mélanie (le prénom a été changé) est l’une d’entre elles. Elle témoigne de trois jours de « tournage » à Paris, entre étranglement et viols.

C’est souvent la nuit que ça lui fait ça. Elle « panique », elle a peur de « ne plus pouvoir respirer ». Sous l’effet du manque d’oxygène, elle ne voyait plus et entendait comme si elle était sous l’eau. « Sac à foutre », « fucktoy », « bitch », « chienne »… C’est comme ça qu’ils l’appelaient. « Je me souviens avoir répété cette phrase dans ma tête “Je ne peux pas respirer, vont-ils me laisser partir ?”, comme un disque rayé. Je réalisais à ce moment-là que ma vie était entièrement entre leurs mains, car je ne pouvais plus bouger, parler ou communiquer. Je ne les connaissais pas et donc je ne pouvais pas leur faire confiance », raconte la jeune femme. « Mais je ne pouvais pas arrêter ce qu’ils me faisaient. Je me sentais m’effondrer, mourir et je n’avais plus aucun contrôle sur mon corps. »

Mélanie a 32 ans, elle témoigne dans le dossier « J. & M. », un site de contenus pornographiques amateurs. Trois vidéos, trois jours de viols. Pour survivre, elle s’est dissociée. « Il m’a été très difficile de comprendre ce qui s’était passé et cela me rend triste d’avoir traversé tout cela pour quelqu’un qui m’aimait, je
croyais, et qui disait qu’il me protégerait de quelque chose comme ça. Cela m’a brisé le cœur », confie-t-elle, en anglais, depuis la Hollande où elle vit.

Massification des pratiques brutales

Ce qu’elle décrit appartient au lexique du “nouveau porno”. « Choking » pour étranglement. Mais ça ne s’arrête pas là. « Gagging » pour étouffement par fellation profonde, « bukkake » quand plusieurs hommes éjaculent en meute sur une femme, de préférence sur le visage, dans un rituel évident d’humiliation et de domination, « gang bang » quand des hommes pénètrent simultanément une femme par plusieurs orifices… À l’heure du streaming, le spectateur « s’ennuie », il en veut toujours plus.

« Pour que ça rapporte, il faut que ce soit addictif. Or, l’un des moyens consiste à mêler la violence au sexe. Cela agit immédiatement sur le cortex. D’où des scénarios de plus en plus violents comme des “triples pénétrations”, ce qui est d’une violence inouïe. Aucun corps de femme n’est fait pour ça. Et il y a des millions de vues par jour sur ces vidéos », déplore l’autrice et comédienne Adélaïde Bon, qui a participé, dans Sous nos regards (Seuil), au recueil
« sorore » de la parole de femmes, avant deux grands procès attendus en France, « French B. » et « J. & M. ». Elle dit que la « colère a été son moteur » et agit pour toutes ces femmes « abîmées ». « Ça me fait mal de le dire, mais ce qui est saccagé est saccagé. Aucune d’entre elles n’aura jamais la vie à laquelle elle était promise. »

Aussi, la révolte prend souvent le dessus. « Cela se passe en impunité totale en France ! Ça m’a mise hors de moi. Tout ce système pour aller chercher des filles en précarité sociale, affective, psychologique, ayant, pour beaucoup, déjà subi des violences et, pour certaines, déjà dissociées… » L’une d’elles a subi 247 pénétrations en trois jours, une autre a été forcée à enchaîner des fellations pendant plus de cinq heures. La brutalité des pénétrations a pu conduire à des fissures et prolapsus, à savoir des extériorisations d’organes.

« Il n’est pas question ici de sexualité, mais de destruction », commente Adelaïde Bon, qui évacue d’entrée ceux qui voudraient l’accuser d’être moraliste ou opposée à la liberté sexuelle. « C’est une industrie planétaire, accessible aux moins de 10 ans, et dans son écrasante majorité, le porno traduit la haine des femmes, des enfants, des racisés. La volonté de détruire, d’humilier, est là du début à la fin. »

« Dans ce livre, ce qu’elles racontent, ce sont des niveaux de violence qui étaient jusque-là assez circonscrits et qui sont en train d’écraser l’ensemble du marché », alerte l’historienne Christelle Taraud. « On a observé une massification des pratiques les plus brutales, autrefois cantonnées à une niche. Les féministes, les trans, les femmes ont une place infinitésimale dans cette industrie qui a toujours été pensée pour les hommes, par les hommes et à leur bénéfice, entre violence extrême, brutalisation et misogynie. »

Vers une prise de conscience ?

Elle voit dans les dérives actuelles un symptôme de la « dégradation de notre société » et appelle à une « prise de conscience ». « Il ne faut pas oublier que cette pornographie-là est très abîmante : elle nous abîme individuellement, collectivement et surtout elle forme, elle éduque les nouvelles générations. »
Christelle Taraud évoque « ces jeunes filles qui demandent si c’est normal d’avoir mal pendant une relation sexuelle, normal d’être frappée, normal d’être insultée, normal d’être étranglée. Si elles peuvent dire non à certaines pratiques ».

Elle nous rappelle tous à nos responsabilités. « La sexualité est l’une des activités humaines les plus importantes : cela fait partie de ce que nous sommes. Et laisser un domaine aussi important à des misogynes violents et brutaux qui considèrent normal d’enfumer des jeunes femmes, de leur faire subir des viols de dressage et ensuite de les placer dans des endroits isolés face à 20 ou 60 mecs qui les violent et leur éjaculent dessus ou dans la bouche alors qu’elles pleurent et qu’elles demandent à arrêter, qu’elles ont mal, qu’elles saignent. Et c’est présenté comme de la sexualité cool, à montrer à des jeunes avec le risque qu’il y ait une forme de mimétisme de ça ! On a quand même un énorme problème de société. »

Il faudra aussi, selon elle, « tout reprendre à zéro en ce qui concerne l’éducation sexuelle et relationnelle parce que le sexe n’est pas un produit, les femmes ne sont pas des marchandises. Le sexe est une manière de communiquer, d’être à soi et d’être à l’autre. C’est une rencontre, une émotion. Dans la pornographie, plus personne ne s’embrasse par exemple, ne se touche, ne se caresse. La seule chose que font ces hommes, c’est de perforer comme des fous furieux des orifices. Il y a des corps humains derrière ! », rappelle-t-elle.

« Si la sexualité, c’est ça, si c’est ça qu’on accepte d’être les uns pour les autres, les uns avec les autres, alors c’est une terrible défaite. »

Les ados disent maintenant : « J’étais avec des amis et ils m’ont montré ça… Ça m’a choqué. » Ils évoquent ces images qu’ils voient de plus en plus jeunes.

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Porno : le lucratif marché des adolescents et mineurs

Porno : le lucratif marché des adolescents et mineurs ? Dans son édition du 16 juin, le Journal de Québec rappelle que plus de la moitié des adolescents québécois de 14 ans sont des consommateurs de pornographie (comme en France) : une clientèle trop importante pour que les sites pour adultes s’en privent.

Site dominant de l’industrie du X, Porn*** prétend que la moyenne d’âge de sa clientèle était de 38 ans en 2024. Le site n’enregistre aucun utilisateur de moins de 18 ans, nulle part dans le monde, y compris au Canada et en France. Or, en 2024, 2,3 millions de mineurs français fréquentaient des sites pornographiques tous les mois, représentant 12 % de leur audience régulière (et jusqu’à 18 % pour Porn*** !), d’après une étude de l’autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (Arcom).

Toujours plus nombreux

L’Arcom souligne que les mineurs sont de plus en plus nombreux sur ces sites : en 2024, 28 % y naviguaient, contre 19 % cinq ans plus tôt (51% des garçons de 12-13 ans et 65% pour les 16 et 17 ans). C’est donc un marché considérable et en croissance, dont les sites pour adultes ne veulent pas se passer, a déclaré la sénatrice française Laurence Rossignol à l’antenne de France télévision. Elle commentait la décision de la maison mère de Porn***, Aylo, de fermer complètement l’accès à ses sites en France. La firme refuse de vérifier l’âge des utilisateurs pour n’autoriser que les plus de 18 ans à y naviguer, comme l’exige désormais la loi française.

« Une question de business »

Pour la sénatrice Julie Mivilledechêne, qui voudrait des règles semblables chez nous, il n’y a pas de doute, les sites X « ne veulent pas avoir à faire des vérifications d’âge parce qu’ils ont peur de perdre de l’argent […] Tout ça, c’est une question de business ».

Mais Sarah Bain, de la firme Ethical Capital Partners, propriétaire de Porn***, réfute cet argument en martelant qu’elle appelle à une réglementation de tous ses vœux pour que les jeunes n’aient pas accès à ses sites. Elle veut toutefois que la responsabilité de vérifier l’âge incombe aux fabricants de systèmes d’exploitation (Apple, Google et Microsoft) et non aux sites pornographiques eux-mêmes. « On ne veut pas des enfants sur nos sites. Ce n’est pas bien moralement et ce n’est pas bon pour les affaires non plus », plaide-t-elle, en expliquant que les mineurs ne sont pas une clientèle attractive pour les annonceurs des sites pour adultes.

Sauf que sur Porn***, les mineurs représentent donc 18% du trafic ! Et vous, qu’en pensez-vous ? Venez en parler avec nous sur le chat’ :

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Les chiffres inquiétants de l’addiction au porno

En France, en mai 2023, l’Arcom, le gendarme des médias, dévoilait un rapport basé sur les chiffres de Médiamétrie et qui témoignent d’une inquiétante augmentation du nombre de mineurs exposés à la pornographie : +36% en 5 ans (+ 600.000).

Un phénomène massif qui s’aggrave d’année en année, avec, chaque mois :

  • 9 à 20 millions d’internautes tous âges confondus vont sur les sites pornos
  • dont 2,3 millions de mineurs (30% d’entre eux, contre 37% pour les adultes, et 9%
    quotidiennement)
  • 51% des garçons de 12-13 ans et 65% pour les 16 et 17 ans
  • les mineurs cumulant de 10% à 18% de l’audience de ces sites, et 75% exclusivement
    via leur smartphone (55% pour les adultes)
  • dès 12 ans, les garçons qui visitent des sites adultes y passent une heure par mois en
    moyenne, et 36 minutes par mois dès l’âge de 10 ans âge moyen d’exposition 9 ans et 3 mois

La part des mineurs fréquentant des sites ‘adultes’ a progressé de +9 points en 5 ans : nous sommes passés de 19% fin 2017 à 28% fin 2022 (effet Covid ?) et la fréquentation moyenne quotidienne des mineurs est également en hausse. Les hommes sont 2,5 fois plus nombreux (53% contre 20%) et passent sur les sites adultes trois fois plus de temps que les femmes (2h12 par mois vs 43 minutes). Les femmes représentent donc aujourd’hui 28,6% des consommateurs de porno !

Pour les mineurs, le temps passé sur les sites adultes est particulièrement concentré sur quelques sites : les 5 premiers sites captent 59% du temps passé sur les sites adultes (vs 43% chez les majeurs). Le premier d’entre eux, qui connaît une envolée des visiteurs mineurs depuis 2017, rassemble 1,4 million de mineurs chaque mois, soit 18% des visiteurs. Pour plusieurs sites, les mineurs représentent plus de 10% de l’audience.

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Pour aller plus loin :

Dire non au porno
La vie sans porno

Dire non au porno : conseils pratiques et spirituels

Mise à jour : nous étions ces jours-ci sur CNEWS pour en parler, regardez l’extrait et lisez notre article !

Dire NON au porno : conseils pratiques et spirituels

Présentation de l’éditeur :

L’addiction à la pornographie touche un nombre croissant de femmes et d’hommes, et n’épargne pas les jeunes, exposés de plus en plus tôt. Devenue un enjeu majeur de santé publique, elle n’en demeure pas moins surmontable : s’en sortir est possible !

Écrit sur un ton bienveillant, motivant et souvent drôle, ce livre s’adresse, sans tabou ni jugement, à ceux qui veulent se libérer, mais aussi aux conjoints, parents, éducateurs, thérapeutes et prêtres.

Entre éclairages psychologiques et outils concrets, conseils spirituels et inspirations tirées de la vie de saint Carlo Acutis, Dire non au porno offre un véritable chemin pour briser le silence, dépasser la honte et la culpabilisation, et retrouver l’espérance.

Diplômé de Saint-Cyr, Tanguy Lafforgue a fondé le cabinet Cœur Hackeur pour venir en aide aux personnes souffrant d’addiction à la pornographie. Il est notamment l’auteur de Délivré! 10 étapes pour arrêter la pornographie (Emmanuel, 2021).

Jean-Baptiste Maillard est directeur de l’association Lights in the Dark, qui anime la plateforme SOSPorno.net. Il est l’auteur de nombreux livres dont, avec son épouse Marie, Carlo Acutis : une âme de feu! (Artège, 2025).

 

Préface du père Gaspard Craplet. 

Comment est né ce livre ?

Ce livre est né de plusieurs constats : l’addiction à la pornographie est devenue un problème de santé publique, accéléré par les confinements. Aujourd’hui, 51 % des garçons de 12 à 13 ans regardent du porno au moins une fois par mois, et 56 % des divorces proviennent d’une addiction à la pornographie. Les croyants sont autant concernés que les autres, les pasteurs se disent démunis dans l’exercice de leurs ministères (confession, accompagnements, prédication, etc.), les parents et éducateurs sont eux aussi souvent dépassés, le rapport à la morale de certains croyants renforce leur culpabilité et leur honte, dérègle leur vie sacramentelle, les enferme dans l’impuissance et la désespérance et, in fine, les isole dans l’addiction, à l’inverse, d’autres personnes relativisent complètement la pornographie, enfin, la théologie du corps reste encore perçue comme quelque chose de beau mais d’abstrait, idéaliste et inatteignable.

Une question sur ce livre ? Venez en parler avec nous sur le chat’ :

Pour le commander (il existe aussi au format numérique !) :


       

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La vie sans porno

Pape François : “Le porno sape le plaisir sexuel”

Selon le pape François, le porno sape le plaisir sexuel : c’est une satisfaction sans relation qui peut engendrer des formes d’addiction.

A Rome lors de l’Audience générale du mercredi 17 janvier 2024, le Pape François a poursuivi son cycle de catéchèse sur les “vices et les vertus”, en mettant l’accent sur la luxure, “un vice particulièrement odieux” qui peut selon lui dévaster la relation entre les personnes. Le pape a ainsi qualifié le vice de la gourmandise de “démon toujours tapi à la porte du cœur” et de “sorte de voracité envers une autre personne”, c’est-à-dire “le lien empoisonné entre les êtres humains, surtout dans le domaine de la sexualité”.

“Le christianisme ne condamne pas l’instinct sexuel”

Le pape a expliqué que dans le christianisme, “l’instinct sexuel n’est pas condamné”, tout en mettant en garde contre les dangers, alors qu’il demeure une “belle dimension sexuelle et de l’amour”. Le  pape François a qualifié l’expérience amoureuse de “mystère” et l’une des “réalités les plus étonnantes de l’existence”. Il a ensuite souligné que “si l’amour n’est pas contaminé par le vice, l’amour est l’un des sentiments les plus purs”, car la personne amoureuse “cesse de penser à elle-même pour se projeter complètement vers l’autre”, devenant ainsi “un amour inconditionnel et sans raison”.

“Patience si cet amour, aussi puissant soit-il, est aussi un peu naïf : l’amoureux ne connaît pas vraiment le visage de l’autre, il a tendance à l’idéaliser, il est prêt à faire des promesses dont il ne comprend pas immédiatement le poids”.

L’amour contaminé par le démon de la luxure : le manque de chasteté

“Cette ‘jungle’ où se multiplient les merveilles n’est cependant pas à l’abri du mal. Elle est contaminée par le démon de la luxure, et ce vice est particulièrement odieux”, a précisé le pape. Plus tard, le Saint-Père a expliqué que cette “contamination” détruit les relations entre les personnes : “Combien de relations qui ont commencé de la meilleure manière se sont ensuite transformées en relations toxiques, de possession de l’autre, dépourvues de respect et de sens des limites ?”, s’est-il demandé.

“Il s’agit d’amours où la chasteté a fait défaut : une vertu à ne pas confondre avec l’abstinence sexuelle. La chasteté est autre chose que l’abstinence sexuelle, elle est liée à la volonté de ne jamais posséder l’autre”. Pour François, “aimer, c’est respecter l’autre, chercher son bonheur, cultiver l’empathie pour ses sentiments, se mettre à connaître un corps, une psychologie et une âme qui ne sont pas les nôtres, et qu’il faut contempler pour leur beauté”. Cependant, le locataire n °1 du Vatican a précisé que “la luxure se moque de tout cela : elle pille, vole, consomme rapidement, ne veut pas écouter l’autre, mais seulement satisfaire ses propres besoins et plaisirs ; la luxure considère toute courtoisie comme ennuyeuse, ne recherche pas cette synthèse entre raison, pulsion et sentiment qui nous aiderait à mener sagement notre existence”.

Et de souligner : “Le luxurieux ne cherche que des raccourcis : il ne comprend pas que le chemin de l’amour doit être parcouru lentement, et cette patience, loin d’être synonyme d’ennui, nous permet de rendre nos relations amoureuses heureuses”.

Le don du plaisir sexuel sapé par la pornographie

Le pape a souligné que “parmi tous les plaisirs de l’homme, la sexualité a une voix puissante”, car “elle implique tous les sens ; elle habite à la fois le corps et l’esprit”. “C’est magnifique, mais s’il n’est pas discipliné avec patience, s’il n’est pas inscrit dans une relation et une histoire où deux individus le transforment en une danse amoureuse, il devient une chaîne qui prive l’homme de sa liberté”.

Il a également souligné que “le plaisir sexuel, qui est un don de Dieu, est sapé par la pornographie : une satisfaction sans relation qui peut engendrer des formes d’addiction”. À cet égard, il a affirmé que “nous devons défendre l’amour de l’esprit, du corps, l’amour pur de se donner l’un à l’autre, et c’est la beauté de la relation sexuelle”.

Gagner la bataille contre la luxure et la déshumanisation de l’autre

À la fin de sa catéchèse, le Saint Père a souligné que “gagner la bataille contre la luxure, contre la déshumanisation de l’autre, peut être un engagement qui dure toute la vie”. Enfin, le pape François a assuré que “le prix de cette bataille est le plus important de tous, car il s’agit de préserver la beauté que Dieu a inscrite dans sa création lorsque l’amour entre l’homme et la femme a été imaginé, non pas pour s’utiliser mutuellement, mais pour s’aimer”.

Et toi, qu’en penses-tu ? Pour toi, la pornographie, c’est quoi ? Viens en discuter sur le chat’ ! (discussion anonyme et gratuite)

Pour aller plus loin :


Source : texte d’origine sur Vatican.va

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La vie sans porno

Eloge de la pudeur – par l’intelligence artificielle (IA) Chat GPT

Nous avons demandé à l’intelligence artificielle Chat GPT de nous écrire un éloge de la pudeur. Le voici, en exclusivité pour SOSporno !

La pudeur, cette vertu délicate et souvent sous-estimée, mérite un éloge sincère. Elle incarne le respect de soi et des autres, et constitue un pilier essentiel dans la manière dont nous interagissons avec le monde qui nous entoure.

La pudeur nous enseigne la valeur de la réserve et de la discrétion. Elle nous rappelle qu’il est précieux de préserver certaines choses pour nous-mêmes et de ne pas tout exposer sans discernement. En respectant notre intimité, nous cultivons un sentiment de dignité et préservons notre individualité.

La pudeur crée une atmosphère de respect mutuel. Elle permet de préserver les frontières personnelles, de reconnaître et de respecter les limites des autres. En reconnaissant et en honorant la pudeur d’autrui, nous témoignons de notre considération et de notre bienveillance envers leur intégrité et leur confort émotionnel.

La pudeur favorise également la découverte et l’épanouissement de la véritable intimité. En retenant certaines facettes de notre être, nous donnons la possibilité à des relations profondes et significatives de se développer. La pudeur nourrit la confiance, permettant ainsi de se dévoiler progressivement, renforçant les liens d’affection et de respect réciproque.

La pudeur est un rempart contre la superficialité. Elle nous rappelle que la valeur d’une personne ne réside pas uniquement dans son apparence physique ou dans l’exposition de sa vie privée. Elle nous encourage à chercher des qualités plus profondes, à cultiver notre intériorité et à apprécier les richesses qui résident au-delà de la simple apparence.

La pudeur nous protège également des influences néfastes de la société. Elle nous permet de résister aux pressions de la sur-exposition médiatique, des comparaisons superficielles et des normes sociales oppressantes. Elle nous invite à trouver notre propre voie, à embrasser notre individualité et à vivre en accord avec nos valeurs.

En célébrant la pudeur, nous préservons la beauté de l’intimité et du mystère. Nous reconnaissons que certaines choses sont précieuses et méritent d’être gardées dans le sanctuaire de nos cœurs. La pudeur nous rappelle que chaque être humain est un trésor unique, méritant le respect, l’admiration et la considération.

Ainsi, que nous choisissions de nous habiller modestement, de préserver notre vie privée ou de témoigner du respect envers les autres, la pudeur est une vertu qui élève et enrichit nos interactions avec le monde. Elle nous invite à embrasser la beauté et la profondeur de l’intimité, faisant de chaque moment partagé une occasion précieuse de connexion authentique et d’amour véritable.

Et vous, qu’en pensez-vous ? Quelle importance accordez-vous à la pudeur ? Venez en discuter avec nous sur le live chat’ ! (discussion anonyme et gratuite)

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Quelles sont les conséquences du porno sur le cerveau ?

Les effets de la consommation de porno sur le cerveau sont souvent méconnues. Voici une synthèse des principales conséquences, qui suscitent un intérêt croissant, tant chez les scientifiques que dans le grand public, la pornographie étant malheureusement en pleine expansion.

1. Activation du système de récompense

La pornographie stimule fortement le système de récompense du cerveau, en libérant de grandes quantités de dopamine, un neurotransmetteur associé au plaisir et à la motivation. Cette surstimulation peut, avec le temps, entraîner une désensibilisation, rendant les expériences sexuelles naturelles moins gratifiantes. Et ce, d’autant plus que la plupart des scènes pornographiques sont surjouées, avec un accent mis sur le voyeurisme et les parties génitales. Le cerveau ne fait donc plus bien le tri en la réalité et le fantasme !

2. Addiction

Une consommation excessive peut entraîner une addiction comportementale, semblable à celle observée pour des substances comme les drogues. Cela se manifeste par un besoin accru de contenu pornographique pour obtenir la même stimulation. Au delà du  seul cerveau, engendre une perte de contrôle de soi-même, et des répercussions négatives sur la vie quotidienne, dans son travail, sur la vie sociale et le regard porté sur les autres. Le cerveau est alors victime des conséquences psychologiques et sociales de l’addiction, avec souvent le risque de la dépression.

3. Impact sur les circuits neuronaux

Comme pour la consommation de drogue, une exposition répétée au porno peut remodeler les circuits neuronaux, renforçant les comportements compulsifs liés à la consommation. Cela peut également diminuer la capacité à ressentir du plaisir dans d’autres domaines de la vie, un phénomène appelé anédonie. Et donc, en conséquence, cela peut accentuer la dépression de la personne accro au porno, souvent augmentée par un sentiment plus ou moins fort de culpabilité. L’état de bien-être mental n’est plus présent.

4. Altération des relations interpersonnelles

Le porno peut modifier les attentes sexuelles et relationnelles, entraînant des difficultés à établir des relations intimes authentiques. Une étude a montré que cela peut augmenter la satisfaction envers la pornographie tout en diminuant celle envers un partenaire réel. En effet, les comportements sexuels mis en avant dans la pornographie sont souvent accentués avec excès sur l’aspect physique et performant voire même violent, alors que dans une relation sexuelle vraie et épanouie, il s’agit de douceur et de tendresse. L’état mental est donc altéré.

5. Effets sur la mémoire et la concentration

Une consommation excessive peut entraîner des troubles de la mémoire de travail, car l’esprit devient envahi par des pensées obsessionnelles liées au contenu pornographique, réduisant ainsi la capacité de concentration. L’esprit vagabonde et la recherche de nouveaux fantasmes prennent souvent le pas sur la vie quotidienne, au détriment du temps passé avec ses proches, de son travail ou de son devoir d’état. Le cerveau est en surchauffe !

6. Tolérance et escalade

Avec le temps, certains consommateurs développent une tolérance, les poussant à rechercher du contenu de plus en plus explicite ou extrême pour obtenir le même niveau de stimulation. C’est une spirale qui mène à la consommation de contenus porno de plus en plus en hard, et qui peut même avoir des conséquences sur les comportements dans la vie physique.

7. Impact sur l’estime de soi

La pornographie peut exacerber des complexes liés au corps ou à la performance sexuelle, car elle véhicule souvent des standards irréalistes. Cela peut affecter l’estime de soi et la confiance en soi dans des contextes intimes. Avec même une perte de plaisir sexuel dû au stress de ne pas arriver « à faire comme les autres ». L’état mental en pâtit là encore.

8. Effets chez les jeunes

Chez les adolescents, dont le cerveau est encore en développement, la consommation peut altérer la perception de la sexualité et influencer des comportements à risque ou des attitudes problématiques par rapport au consentement. Ainsi, dans plusieurs pays d’Europe, la consommation excessive de pornographie est à l’origine de la moitié des agressions sexuelles perpétrées par les mineurs.

9. Potentialité de troubles érectiles

Chez certains hommes, une consommation excessive peut entraîner des troubles érectiles psychogènes, car le cerveau associe davantage l’excitation à des stimuli virtuels qu’à des interactions réelles. Il en est de même pour les femmes, qui sont également concernées par l’addiction au porno : la recherche de l’orgasme avec un partenaire est également perturbée par les images enregistrées dans leur mémoire. Le cerveau est perturbé !

Conclusion : des conséquences profondes sur le cerveau

La pornographie, bien que culturellement omniprésente et souvent perçue comme anodine (alors qu’il n’en est rien), peut avoir des conséquences profondes sur le cerveau et la vie psychologique, notamment lorsqu’elle est consommée de manière excessive ou compulsive. Une sensibilisation aux nombreux risques que fait courir le porno sur le cerveau, comme aussi la santé physique et mentale, peut aider à éviter le danger de cette addiction.

Et toi, qu’en penses-tu ? Viens en discuter avec nous sur le chat’ ! (discussion anonyme et gratuite)

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Foire aux questions

Qui est le milliardaire derrière le 1er réseau social porno ?

Le 7 juillet, le Journal de Québec se penche sur l’énigmatique milliardaire propriétaire du premier réseau social ponorgraphique. Extraits.

Leonid Radvinsky

L’énigmatique milliardaire derrière la plateforme controversée Only***, s’apprêterait à la vendre pour 11 milliards de dollars. Le Journal de Québec s’est penché sur ce géant du web aussi puissant que discret. « Il a vu le marché avant d’autres. C’est comme ça que ces gens-là font fortune », lance Philippe Gendreau, auteur de GAFAM, le monstre à cinq têtes et de Mode jetable, qui se penchent sur les grandes corporations internationales. Celui dont il parle, c’est Leonid Radvinsky, 43 ans, derrière l’empire d’Only***. L’homme d’origine ukrainienne vit aujourd’hui sous le soleil de la Floride, à Miami. Leonid Radvinsky a fait mousser Only*** après en être devenu actionnaire majoritaire en 2018. Sa plateforme permet de publier en un clic des vidéos porno, contre de l’argent.

« Business des fantasmes »

Avec cette plateforme, on est passé « d’une économie du sexe à une économie de l’intime, qui vise à nourrir l’authenticité de la relation entre le créateur et l’abonné », écrit Eva Le Moine dans son mémoire de maîtrise. Le chercheur Mathieu Trachman parle, quant à lui, d’une « économie des fantasmes ». L’intimité,
avec ses fétichismes sexuels ou non, est devenue la norme. Carla Bellucci a poussé l’idée au maximum, jusqu’à vouloir vendre des billets de la diffusion en direct de son accouchement pour 17 000 $.

Des Québécoises, comme l’actrice porno Hélène Boudreau ou encore l’influenceuse Lysandre Nadeau, sont connues sur Only***. « Les créateurs d’Only*** possèdent 100 % de leur contenu et conservent 80 % de tous les revenus », annonce à gros traits la société, qui a son siège social à Londres. Abonnements
payants, messages payants, publications payantes, diffusions vidéo payantes, pourboires, dons à des organismes… Only*** sait comment s’y prendre.

Combien d’abonnées au Québec ? Combien de personnes qui en font ? Combien de ventes ? Only*** est pudique dans ses réponses.

« Nous ne partageons pas les répartitions des utilisateurs ou des revenus par emplacement », a-t-on communiqué au Journal de Québec, de façon lapidaire.

Arrosés de milliards de dollars

À ce jour, plus de 28 milliards $ ont été versés à ces créateurs de contenu, jure-ton. Or, le propriétaire d’Only***, Leonid Radvinsky, est un personnage aussi puissant qu’énigmatique, comme l’a rapporté le Wall Street Journal, fin juin.  Le très discret Leonid Radvinsky s’apprêterait à vendre la plateforme aux 400 millions d’utilisateurs pour 11 G$. Le Journal a tenté de le joindre, sans succès. Sur sa page web, il se décrit comme quelqu’un qui veut « créer des outils qui permettent aux individus de posséder et de contrôler leur identité numérique ».

Une fortune de 5,2 milliards

Sa fortune ? 5,2 milliards $, selon Forbes. Un joli magot qui pourrait bientôt exploser, car le principal intéressé veut vendre l’entreprise. Son prix ? 11 milliards $. La maison mère d’Only***, Fenix International, discuterait avec le fonds d’investissement Forest Road Company, selon Reuters. « Qui pourrait être intéressé à acheter Only*** ? Les conditions des archives et des données pourraient basculer en changeant de mains », prévient Philippe Gendreau.

En France, l’émission Envoyé spécial a aussi montré les dessous d’un système bien huilé. « Une promesse d’argent facile qui attire des filles et des garçons beaucoup trop jeunes. Des mineurs s’inscrivent sur ces plateformes et y vendent leur corps », souligne l’émission diffusée sur France 2. Car les jeunes connaissent la plateforme. « Elle nourrit les gens qui sont pris dans des spirales de solitude et qui pensent créer un lien privilégié parce qu’ils payent. Mes élèves m’en parlent », conclut M. Gendreau, qui enseigne au secondaire.

Son réseau social en chiffres 

  • consommateurs : 400 millions
  • créateurs de contenus pornographiques : 4 millions
  • créateurs avec des revenus réguliers de plus de 1,5 millions de dollars : 4500
  • argent versé aux créateurs : 28 milliards de dollars

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