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Dire non au porno

Clé n°6 : un moi divisé

Clé n°6 : un moi divisé

Tiré du livre « Dire non au porno » de Thierry Lafforgue et Jean Baptiste Maillard, cf la série des clés pour dire non à la pornographie, associée à l’APMC = addiction à la pornographie et à la masturbation compulsive)

Si tu es concerné par l’APMC, il t’arrive peut-être de te sentir divisé, écartelé, partagé en plusieurs morceaux. Ce type d’expérience renvoie à ce qu’on appelle de la dissociation. Quelques mots sur ces vécus.

Des dissociations :

Les dissociations, (en résumé et en simplifiant) … sont des réseaux neuronaux insuffisamment connectés au reste du système nerveux.

Certaines dissociations peuvent être causées par l’insécurité affective. Si la figure d’attachement est insuffisamment régulatrice, voire dangereuse, la mémoire du petit n’a pas la capacité d’encoder efficacement les évènements de la vie. Alors  le système psychologique ne peut pas s’unifier.

La boite noire du traumatisme

Le cas le plus grave se produit en réponse à un traumatisme, notamment sexuel.

Quand il n’y a pas moyen de se défendre, fuir ou comprendre, le cerveau met en place « un mécanisme dissociatif de sauvegarde.Pour se protéger de la terreur et du stress extrême »

Ce mécanisme fait disjoncter les circuits émotionnels et de la mémoire. La situation est vécue sans émotion. Ainsi, elle devient une boite noire, piégée hors du temps et de la conscience. L’imagerie a démontré ces impacts. Les personnes traumatisées vivent dans leur quotidien comme si le trauma était un éternel présent *

Par conséquent, cette dérégulation émotionnelle entraine des comportements sexuels addictifs pour s’apaiser.

La dissociation, un moyen pour s’échapper

Car des recherches suggèrent que chez des personnes addictes ayant subi un traumatisme, les passages à l’acte pourraient être utilisés comme un mécanisme dissociant. Donc un moyen de réactiver les sensations de dissociation ; Car, ce morcellement procurerait le soulagement qui a permis d’échapper à la douleur du trauma; En effet la dissociation entraine la libération d’endorphines.

Encouragement

Donc, ne te mets pas une pression insupportable pour arrêter le porno. Avance à ton rythme, en faisant comme tu peux. Ne te laisse pas prendre par les découragements. Car un travail commun sur le traumatisme et le porno portera ses fruits, en son temps.

Tu vas apprendre à privilégier le dialogue, l’écoute. Même si c’est dur à croire, aucune partie de toi-même n’est mauvaise. Derrière une facette il y a toujours de la souffrance et un besoin légitime.

Avec Carlo

Carlo aimait le dépassement de soi, surmonter les peurs et les fatigues, vaincre les difficultés en équipe. En effet, Carlo était persuadé que le sport était un moyen très efficace pour muscler la volonté.

Petite prière (si tu le souhaites)

Carlo aide moi à cultiver l’amitié dans la joie, à muscler ma volonté, à repousser mes limites, à avoir un esprit sain dans un corps sain, à éviter les dangers.

 

*Cf Maria Hernandez-Mora : « Pornographie en ligne et processus addictifs. Contribution théorique, méthodologique et clinique, thèse de doctorat en psychologie, Université Paris Cité 202

Pour aller plus loin

*Clé n°7

Clé n°8

Clé n°9

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Dire non au porno

Clé n°5 : Tombé dans le porno : comment?

Clé n°5 : Tombé dans le porno : comment ?

Tiré du livre « Dire non au porno » de Thierry Lafforgue et Jean Baptiste Maillard, cf la série des clés pour dire non à la pornographie, associée à l’APMC = addiction à la pornographie et à la masturbation compulsive)

De la découverte à la perte de contrôle

L’addiction s’installe, en général entre 14 et 25 ans (parfois avant…)

L’usage récréatif

Au stade initial, on découvre un plaisir. Intentionnelle ou accidentelle, cette première expérience peut être très agréable ou laisser une impression mitigée : mélange d’excitation et de honte. Après cette première fois, une consommation occasionnelle commence pour reproduire ce plaisir, pour l’explorer.

A ce stade la pratique reste ponctuelle, contrôlée, limitée dans le temps.

L’habitude s’installe

Puis la consommation occasionnelle se transforme en un usage régulier. On découvre que le plaisir apaise, qu’il devient ponctuellement un remède.

De plus en plus

Au stade pathologique, gérer n’est pas possible dans la durée. On n’est plus dans une simple dépendance, On passe du coté de l’addiction. La fragilité initiale s’aggrave, le cercle vivieux se renforce. Le comportement devient un recours obligatoire.

Un retour en arrière difficile.

On peut être un consommateur régulier sans être addict. On peut à l’inverse, être un consommateur occasionnel tout en étant addict. Ce qui compte, ce n’est pas tant la quantité de porno consommée que la manière de consommer : « Les utilisateurs du porno ne cherchent pas seulement du plaisir, mais un soulagement face à l’anxiété, à l’ennui, ou au stress. » (Gary Wilson, Your Brain on Porn, Londres 2014).

Une fois installée, une addiction sévère ne disparait jamais d’elle-même… Une suspension sans décision délibérée ne dure pas ; Les automatismes demeurent dans la mémoire.

Exercice pratique

Quand mon addiction a -t-elle commencé ? quand ai-je perdu le contrôle ? Comment la sexualité est-elle entrée dans ma vie ?

Aujourd’hui est ce que j’arrive à accueillir l’idée que mon identité ne se résume pas à une personne qui manque de volonté ?

Avec Carlo

Carlo avait mis en place une règle : progresser dans une vertu l’une après l’autre. Il se privait d’un film ou d’une série qu’il aimait et l’offrait à Jésus. Une clé selon Carlo est d’avancer pas à pas.

Petite prière (si tu le souhaites)

Carlo aide moi à travailler sur moi-même, à mieux comprendre ce que je traverse, pour y remédier. Avec l’aide aussi de l’Esprit Saint !

Et toi, qu’en penses-tu ? Viens en discuter avec nous sur le chat’ ! (discussion anonyme et gratuite)

Pour aller plus loin :

 

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Dire non au porno

Clé n°4 : Tombé dans le porno, pourquoi ?

Clé n°4 : Tombé dans le porno, pourquoi ?

Tiré du livre « Dire non au porno » de Thierry Lafforgue et Jean Baptiste Maillard, cf la série des clés pour dire non à la pornographie, associée à l’APMC = addiction à la pornographie et à la masturbation compulsive)

1. Un cocktail à la recette complexe

Basculer ou non dans l’addiction est une histoire de vulnérabilité. 

L’analyse de la vulnérabilité est un sujet qui soulève la question du parcours de vie. Chacun de nous est un être infiniment complexe et absolument unique. Le désir de comprendre est normal et sain. Mais le travail pour établir des liens appartient à la responsabilité de chacun. On doit le mener dans une anamnèse personnelle :

2. Adolescence, période charnière

C’est à l’adolescence que le risque de l’addiction est le plus élevé. Vers 14 ans la partie émotionnelle du cerveau arrive à maturité, tandis que le développement du cortex n’est pas achevé. Il y a donc un déséquilibre entre ces deux zones ;

Zoom sur l’insécurité affective :

Les bases de la sécurité intérieure s’édifient entre 0 et 3 ans.

Le bébé humain nait très vulnérable. Pour que le bébé ressente cette sécurité, voici ses besoins :

 Des soins

 De la proximité

 Une prise en compte de son état émotionnel qui varie constamment et des réponses adaptées à ses demandes d’aide (calmer, consoler, rassurer…)

Donc,  des réponses rapides et prévisibles

 Puis, des expressions et des partages d’émotions agréables, et des temps de jeux

 Des encouragements à explorer

 Progressivement des limites

La sécurité affective source de résilience

C’est la sécurité affective qui lui permet peu à peu de réguler ses émotions. Il est plus résistant face au stress.

Insécurité affective et mauvaise estime de soi sont liées.

Les parents insécures peuvent transmettre ce style, à leur enfant de façon involontaire.

De surcroit, un enfant confronté à un traumatisme, à des carences, à de la maltraitance, aura un sentiment d’insécurité encore plus grand. L’enfant met en place des stratégies pour se défendre et faire face à la frustration et à la douleur : c’est l’attachement insécure.

Deux grands profils d’Insécure

L’évitant et le préoccupé.

L’évitant a intégré qu’il ne peut compter que sur lui.  Il vaut mieux ne pas ressentir pour être aimé.

Le préoccupé lui a intégré que les réponses des figures d’attachement sont imprévisibles, ce qui génère de l’inquiétude.

Deux logiques de mise en place

L’APMC met en jeu de nombreux mécanismes

Elle est une stratégie non conscientisée de gestion des émotions

Elle résulte aussi d’un bug d’apprentissage

L’APMC devient une béquille, un pansement, une stratégie de régulation émotionnelle.

Exercice pratique

Quelles pourraient être mes vulnérabilités ? Ai-je une petite idée de à quoi « me sert » l’addiction ?

Avec Carlo

Carlo ne voulait pas regarder des films avec des scènes violentes ou vulgaires et les évitait à tout prix. Il l’avait décidé. Tu peux demander à Carlo de t’aider à grandir dans la pudeur, pour toi et pour les autres.

Petite prière (si tu le souhaites)

Carlo aide moi à y voir plus clair sur ma vie affective, avec un regard de pardon pour moi-même, et d’espérance pour l’avenir. Aide-moi à moins tomber dans le panneau, et à repartir quand je chute. Car, tu le sais, un saint n’est pas quelqu’un qui ne chute pas, mais quelqu’un qui se relève!

à suivre…. Clé n°5

 

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Pour aller plus loin :

 

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Dire non au porno

Clé n°3 : l’addiction, un accroc à ta liberté

Clé n°3 : l’addiction, un accroc à ta liberté.

Tiré du livre « Dire non au porno » de Thierry Lafforgue et Jean Baptiste Maillard, cf la série des clés pour dire non à la pornographie, associée à l’APMC = addiction à la pornographie et à la masturbation compulsive)

Il s’agit d’un trouble psychique à part entière, caractérisé par un ensemble de dérèglement neuronaux et de symptômes.

Souffrir de plaisir

 Utiliser un plaisir dans le but de soulager un malaise.

 Perdre le contrôle de son comportement malgré soi, contre sa volonté

 Échouer de manière répétée dans les tentatives pour arrêter cette pratique

 Poursuivre malgré le fait d’avoir conscience des effets négatifs de plus en plus nombreux

Te retrouves tu dans ce tableau ?

La saillance : le produit envahit la personne sur les plans cognitifs, émotionnel, comportemental.

 Le manque : ne pas pouvoir consommer provoque des tensions

 La tolérance (ou accoutumance) est un phénomène d’escalade du fait que le cerveau intègre le plaisir ressenti à son fonctionnement normal afin de maintenir un équilibre interne

  la rechute, les efforts pour arrêter ne suffisent pas

  l’altération de l’humeur

  le craving : signifie le besoin irrépressible, le besoin intense de consommer

  l’addiction se caractérise par ses effets négatifs, appelés » conflits »

 

Un trouble à part entière avec ses spécificités.

Une addiction comportementale

Dans ces addictions, une part importante des effets négatifs sont les mêmes qu’avec une substance. Le cerveau produit alors, lui-même, sa drogue. C’est la fameuse Dopamine.

Une addiction spécifique

L’APMC a plusieurs particularités. Coches tu les cases suivantes ?

L’usage du porno est associé à la masturbation compulsive la plupart du temps. Les contenus servent de support excitant.

 Elle est solitaire

 On la vit dans le secret

 Elle se distingue plus par le temps passé que par la fréquence.

Exercice pratique

Je prends du temps pour me poser et écrire

Avec mes mots je reconnais que j’ai une APMC et que je n’ai pas réussi jusqu’à présent à m’en sortir.

Je peux mesurer les effets négatifs de mon addiction sur mon attention, ma sensibilité aux stimuli, mon regard, ma mémoire, ma motivation, mon rapport au réel, ma détresse post=accident, mes relations au travail, etc…

Avec Carlo

Carlo est un saint donné à toute l’église, pas seulement pour les jeunes. Sa mère raconte même qu’un jour, elle traversait avec lui une place de Milan ou un monsieur prenait l’air sur un banc. Des enfants se moquaient de lui parce qu’il était homosexuel ; Quand Carlo s’en rendit compte, il intervint et les gronda sévèrement leur disant que tout le monde devait être respecté ; Ainsi c’était l’union à Dieu et aux autres qu’il mettait en priorité !

Petite prière (si tu le souhaites)

Carlo aide moi, à me décentrer de mes petits plaisirs et à me tourner vers les autres, particulièrement ceux qui souffrent. Que jésus par ton intercession, me permette de me rendre compte que je ne suis pas le seul à souffrir, y compris d’une APMC, et d’offrir cette souffrance pour le salut des âmes !

 

 

 

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Dire non au porno

Addiction au Porno, associée à L’APMC

Addiction au Porno, associée à l‘APMC (associée à la masturbation compulsive)

  (Directement tiré du livre « Dire Non au Porno » de Thierry Lafforgue et Jean Baptiste Maillard)

Pour l’académie de médecine, voici six conséquences néfastes du porno :

*Le porno met parfois en images des pratiques violentes, douloureuses humiliantes, voire zoophiles (avec des animaux)

  • Il influence la sexualité des futurs adultes
  • Il existe un lien entre le porno et la violence dans notre société
  • Les enfants peuvent être changés par la pornographie
  • Et Le porno engendre une soumission de la femme
  • Enfin,  Le porno engendre des pratiques nouvelles et des comportements problématiques : sexting (envoi de photos dénudées) sextape (enregistrement à l’insu de la personne) Revenge porn (manipulation ou vengeance que permettent ces enregistrements) sexchem (drogues) conduites addictives, exploitation sexuelle de mineurs etc..

Une bonne nouvelle : on peut en sortir !

Les uns minimisent, et invitent à déculpabiliser ; les autres se sentent impuissants à apporter une solution.

Il est donc urgent de sortir du tabou, prendre soin des personnes.

Bonne nouvelle sortir de l’APMC est possible, même si c’est souvent un chemin long et difficile pour les personnes concernées et leurs proches

En cas d’addiction sévère, se passer d’une aide thérapeutique relève de l’illusion !

Sur SOSPorno.net, bien souvent les internautes l’affirment : « Vous êtes les premiers à qui j’en parle »

Il n’existe pas de procédés magiques pour sortir de l’APMC. Il y a un chemin

Vous partirez de là ou vous en êtes, vous avancerez à votre vitesse, et vous arriverez…

Un chemin avec des clés, que je vous propose avec le concours exclusif du livre de Tanguy Lafforgue et Jean-Baptiste Maillard : « Dire Non au Porno ! »

Par ailleurs comme une addiction fonctionne de manière cyclique (c’est un point-clé à comprendre) vous ferez parfois des grandes avancées, suivies de petites reculades, parfois l’inverse…

Chaque lecture d’une clé sera comme un petit pas en avant.

Puisez aussi dans les paragraphes de Carlo Acutis : Il est désormais un ami à vos côtés !

En route, compagnon ! Vers toutes ces clés.. à suivre clé N°1

https://www.sosporno.net/rubrique/temoignages/

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Actus

Le milliardaire du porno vend son empire

Le milliardaire du porno vend son empire: 28 milliards de dollars versés pour des vidéos intimes.

Il est à la tête du réseau social pornographique le plus puissant au monde.

Il a fait fortune dans l’économie de l’intime.

Aujourd’hui, il souhaite vendre son empire pour 11 milliards de dollars.

Mais à quel prix ?

Cette vidéo explore le parcours, les chiffres et les dangers liés à l’homme qui a redéfini la pornographie en ligne… et les vies qu’elle détruit.

Une vidéo à voir, même (et surtout) si vous n’êtes pas concerné personnellement, car c’est aussi une question de société.

 

 

Léonid Radvinsky : le milliardaire de l’industrie porno qui veut vendre son empire

Il y a trois jours, le Journal de Québec publiait une enquête sur Léonid Radvinsky, un milliardaire aussi discret que puissant, propriétaire du premier réseau social pornographique mondial — dont le nom est ici volontairement tu.

Voici ce que représente aujourd’hui sa plateforme en quelques chiffres :

  • 400 millions de consommateurs

  • 4 millions de créateurs de contenu pornographique

  • Plus de 1,5 million de créateurs avec des revenus réguliers

  • 28 milliards de dollars versés aux créateurs depuis le lancement

Le Journal de Québec s’est penché sur ce géant du web, à la fois acteur central de l’économie du porno et maître de l’économie de l’intime.

« Il a vu le marché avant les autres. C’est comme ça que ces gens-là font fortune »,

explique Philippe Gendreau, auteur de GAFA, le monstre à 5 têtes.

Léonid Radvinsky, 43 ans, d’origine ukrainienne, vit aujourd’hui à Miami. En 2018, il est devenu actionnaire majoritaire de la plateforme. Depuis, il a bâti un empire.

Le principe ?

Publier en un clic des vidéos pornographiques, contre rémunération.

« On est passé d’une économie du sexe à une économie de l’intime », note la chercheuse Eva Lemoine.

« Une forme de prostitution numérique, avec des relations “authentiques” payantes », analyse Mathieu Trakman, chercheur également.

Des fétichismes sexualisés extrêmes sont désormais monétisés.

Certaines créatrices vont jusqu’à vendre des billets pour diffuser leur accouchement en direct (17 000 $).

Des figures québécoises comme Hélène Boudreau ou Lisa Antrénado comptent parmi les profils phares de cette plateforme.

Les créateurs y conservent 100 % de leur contenu et touchent 80 % des revenus.

Le système est bien rôdé : abonnements, messages, publications, vidéos… tout est payant.

Mais les critiques sont de plus en plus nombreuses,

Notamment après l’enquête de France 2 dans Envoyé Spécial.

Car on y découvre un système où de très jeunes utilisateurs, parfois mineurs, vendent leur corps. Car la promesse d’argent facile, les attire.

« Du proxénétisme 2.0 », dit l’émission.

« Mes élèves m’en parlent. C’est leur quotidien », ajoute Philippe Gendreau, qui enseigne dans le secondaire.

Radvinsky reste injoignable. Sa fortune est estimée à 5,2 milliards de dollars (Forbes).

Car il souhaite désormais vendre la plateforme pour 11 milliards de dollars.

Et un fonds américain, Forest Road Company, serait intéressé.

Mais un tel changement de mains pourrait tout faire basculer, et aggraver les dérives actuelles.

Et nous, souhaitons-nous vraiment que ce système continue de broyer des jeunes ?

Que se passerait-il si, avec ses milliards, ce magnat investissait pour réparer ce qu’il a contribué à briser ?

Selon une étude américaine :

  • 56 % des divorces sont liés à une addiction à la pornographie

  • 50 % des agressions sexuelles commises par des mineurs seraient dues à une consommation excessive de porno

 

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Témoignages

“Et si je leur avais fait du mal ?” – Le poids de la culpabilité

 

“Et si je leur avais fait du mal?” Le poids de la culpabilité après l’addiction au porno

Un combat personnel

On parle souvent de l’addiction au porno comme d’un combat personnel. Mais on oublie parfois les autres, ceux qui sont à l’écran.

Dans cette vidéo, un jeune homme partage ce qui le hante encore aujourd’hui : les visages qu’il n’arrive pas à oublier, et la culpabilité d’avoir participé, même passivement, à cette industrie.

 

Un témoignage bouleversant d’un jeune homme marqué par ce qu’il a vu dans les vidéos pornographiques. Il évoque sa culpabilité, et le besoin de demander pardon. Une vidéo sincère et percutante sur les conséquences humaines de la consommation de porno.

Un témoignage sobre, bouleversant.

 

 

“Quelque chose aussi qui m’a vraiment empêché de dormir pendant très longtemps, c’est ce que j’ai vu dans ces vidéos.

Les horreurs que j’ai regardées, je ne les oublie pas. Et ce qui me hante le plus, c’est de penser aux personnes derrière ces images. Je ne sais pas pourquoi… mais je pense souvent aux acteurs, aux actrices. Ceux et celles que j’ai vus pendant des années. Car je ne sais pas s’ils étaient heureux de faire ça. Et je ne sais pas ce qui les a poussés à y aller. Je ne sais pas s’ils ont gagné beaucoup d’argent, ou s’ils en ont juste eu besoin.

Un jour, si je veux vraiment me pardonner, il faudra que je leur demande pardon. Parce qu’ils sont entrés dans mon intimité. Et moi, je suis entré dans la leur. Ça, c’est quelque chose qui marque. On n’oublie pas les visages, ni ce qu’on a vu.

Même si je ne les ai jamais touchés, je pense que je leur ai fait du mal.”**

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Pour aller plus loin :

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La vie sans porno

Pourquoi il est temps d’abolir la pornographie

 

Pourquoi il est temps d’abolir la pornographie: décryptage d’un fléau industriel

La France est l’un des plus gros consommateurs de porno au monde. Derrière cette banalisation, une réalité beaucoup plus sombre : violences, addictions, troubles sexuels, et destruction de la relation à l’autre. Cette vidéo décrypte les ravages de l’industrie pornographique et alerte sur l’urgence d’agir.

À partager largement pour briser le silence.

 

 

Abolissons la pornographie : une industrie violente et destructrice

En 2023, la France était le 3ᵉ pays au monde en consommation de porno.

Une pratique banalisée, mais qui peut avoir des conséquences graves :

addiction, troubles sexuels, violences, brouillage des repères.

Le porno, surtout lorsqu’il est visionné jeune, peut profondément déformer la vision de la sexualité.

Selon l’ARCOM (le régulateur des médias), un garçon sur deux a déjà vu du porno à 12 ans.

À 16 ans, ils sont près de 65 %.

Le problème ?

90 % des vidéos contiennent des violences physiques ou sexuelles.

Autrement dit, elles sont illégales au regard du droit français.

Pour Céline Piques, de l’association Osez le Féminisme,

le porno érotise la violence. Il banalise le viol, la domination, l’humiliation.

Des catégories comme teenager, daddy ou torture renvoient à l’inceste ou à la pédocriminalité…

Et pourtant, elles sont en accès libre, même pour les mineurs.

Les conséquences sont bien réelles :

  • Des garçons persuadés que les filles s’attendent à être frappées pendant un rapport.

  • Des filles incapables de dire non, car leurs repères sont brouillés.

  • Chez les adultes, une escalade vers des contenus de plus en plus violents.

Comme une drogue, il faut augmenter la dose pour ressentir quelque chose.

 

Un sexologue témoigne

Certains jeunes ne peuvent plus avoir de rapports sexuels normaux.

Le porno, c’est rapide, mécanique, centré sur l’image.

Mais le vrai désir vient du corps, de l’échange, du lien.

Peut-on alors parler de “porno éthique” ?

Pas vraiment. En réalité, pas du tout.

Le porno est une machine à broyer les femmes, comme le souligne un rapport sénatorial.

Son décor est un enfer, un nouvel esclavage.

Il déshumanise les acteurs et enferme les spectateurs.

À l’échelle industrielle, il génère des profits colossaux.

Même ceux qui veulent croire à un porno éthique peinent à en trouver un seul exemple.

Car ce qui déshumanise ne peut être éthique.

Les associations demandent simplement :

  • L’application de la loi.

  • La suppression des contenus illégaux.

  • La fin du proxénétisme et de la traite des êtres humains encouragés par cette industrie.

  • Et surtout, une vraie éducation sexuelle :

    • Qui parle de respect.

    • De désir réciproque.

    • De don de soi.

    • De retenue quand l’autre n’est pas prêt.

Parce que le véritable amour, ce n’est pas 20 vidéos par jour.

On peut être épanoui sexuellement sans un seul pixel d’image malsaine.

Stoppons cette violence pornographique !

Abolissons la pornographie.

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Pour aller plus loin :

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Actus

La première plateforme de porno fait face à des poursuites judiciaires pour agressions sexuelles

Comme le rapporte le 3 juillet cet article du Journal de Québec, la société montréalaise derrière Porn***, première plateforme mondiale de porno au monde, croule sous les poursuites judiciaires notamment pour agressions sexuelles, tant au Canada qu’aux États-Unis. Elle réclame près de 108 millions de dollars à sa compagnie d’assurance pour couvrir ses frais juridiques et indemniser des victimes alléguées.

L’entreprise ferait face à une quinzaine de poursuites judiciaires pour agressions sexuelles. « Ce dont il est question en filigrane, c’est la couverture d’assurance disponible pour indemniser ultimement des victimes d’actes à connotation sexuelle », explique d’emblée le juge Luc Morin dans un jugement intérimaire rendu la semaine dernière, à Montréal. Depuis une enquête journalistique du New York Times, la société Aylo (anciennement Mind- Geek) fait face à une quinzaine de poursuites judiciaires aux États-Unis et au Canada en lien avec du trafic humain, de l’exploitation de mineurs et de monétisation d’agressions sexuelles.

Le géant du porno regroupe notamment les populaires plateformes Porn***, ***Porn et Bra***. Aylo se tourne ainsi vers les tribunaux dans l’espoir ultimement que la compagnie Souveraine Assurance paie les frais juridiques à la hauteur de 108 millions de dollars de poursuites et leur règlement.

Des informations cachées ?

De son côté, l’assureur a refusé sous prétexte que la plateforme Porn*** a omis lors de la signature du contrat d’assurance de lui dévoiler l’existence d’un grand nombre de demandes de retrait de contenus formulées par des victimes alléguées.

« La responsabilité [de Aylo] en sa qualité de producteur et distributeur de matériel pornographique est attaquée de toute part », explique le juge Morin de la Cour supérieure. « Inutile de s’aventurer plus loin dans les détails scabreux qui parsèment ces actions en cours. Cependant, il convient de souligner que les [poursuites des victimes alléguées] dépassent de simples allégations, certaines actions ayant fait l’objet de reconnaissance formelle par [Aylo] », souligne-t-il. Le magistrat a scindé en deux la poursuite d’Aylo contre son assureur. Le tribunal devra déterminer si la société montréalaise était assurable et en deuxième lieu, quelles sont les obligations de remboursement de son assureur, le cas échéant.

Reconnaîtra-t-on enfin qu’une plateforme de porno comme celle-ci génère des agressions sexuelles ? Et vous, qu’en pensez-vous ? Venez en parler avec nous sur le chat’ :

Sur le même thème : 

Industrie-porno
Actus

L’industrie du porno initie des procédures partout en Europe afin de faire tomber tout obstacle à son expansion

Vendredi 19 juin, par suite d’une ordonnance suspendant un arrêté interministériel leur imposant de vérifier l’âge de leurs utilisateurs, plusieurs sites pornographiques ont fait leur retour en France. Leurs propriétaires s’engouffrent habilement dans les failles de notre droit, alerte le juriste Nicolas Bauer dans Le Figaro. La loi du 30 juillet 2020 a pourtant précisé, à destination des sites pornographiques, que cocher une case ’’J’ai 18 ans’’ ou entrer une date de naissance ne suffit pas.

Nicolas Bauer est chercheur associé au European Centre for Law and Justice (ECLJ), organisation non gouvernementale qui est intervenue en tant que tierce partie dans une centaine d’affaires à la CEDH.

Le Figaro : Vendredi 20 juin, à la suite d’une décision favorable du tribunal administratif, le groupe Aylo annonçait que ses sites (You***, Porn*** et Red***) seraient de nouveau accessibles en France. Pouvez-vous nous rappeler la chronologie et les raisons de ce retrait très temporaire ?

Nicolas Bauer : La loi française interdit de diffuser de la pornographie lorsque celle-ci est susceptible d’être vue par un mineur (article 227-24 du Code pénal). Or, non seulement la pornographie est très facilement accessible, mais la première exposition à la pornographie est accidentelle pour 40 à 70% des adolescents. Par conséquent, selon l’ARCOM, 40% des mineurs accèdent à des sites pornographiques chaque mois. Les mineurs représentent en moyenne 12% de l’audience de ces sites, et 17% pour une plateforme comme Porn***, puis restent généralement consommateurs une fois devenus adultes. Ces réalités montrent que l’interdiction de diffuser de la pornographie aux mineurs n’est pas appliquée.

La loi du 30 juillet 2020 a confié à l’ARCOM le pouvoir de faire appliquer cette interdiction. Elle a aussi précisé, à destination des sites pornographiques, que cocher une case « J’ai 18 ans » ou entrer une date de naissance ne suffit pas. La loi exige un véritable système de contrôle de l’âge. Cinq sites, dont Porn***, ont été mis en demeure fin 2021 par le régulateur de l’audiovisuel. Face à leur inertie, le président de l’ARCOM a saisi le tribunal judiciaire de Paris en mars 2022 en vue de leur blocage par les fournisseurs d’accès à internet. Cela n’a pas abouti.

La loi du 21 mai 2024, dite SREN, a doté l’ARCOM d’un pouvoir supplémentaire : celui de sanctionner et de bloquer les sites qui ne se conforment pas à l’obligation de vérification d’âge. Dès les mois suivants, le régulateur de l’audiovisuel a ordonné le blocage de plusieurs sites récalcitrants. Un arrêté ministériel, entré en vigueur le 7 juin 2025, a ensuite étendu les pouvoirs de l’ARCOM aux sites hébergés dans un autre pays de l’Union européenne. C’est le cas notamment des sites du groupe Aylo, basé au Luxembourg et qui revendique sept millions de visiteurs quotidiens en France.

“Le juge a préféré protéger l’activité des sites pornographiques, dans l’attente d’une future décision sur le fond”
Nicolas Bauer

Le 4 juin 2025, protestant contre l’arrêté qui allait entrer en vigueur, le groupe Aylo a annoncé la suspension en France de ses trois sites pornographiques. Cette décision a été saluée par les associations de protection de l’enfance ainsi que par celles luttant contre les violences sexuelles contre les femmes. Le 16 juin, le tribunal administratif de Paris a suspendu l’arrêté en cause, par une ordonnance en référé-liberté, c’est-à-dire prononcée en urgence. Le juge a préféré protéger l’activité des sites pornographiques, dans l’attente d’une future décision sur le fond. Le groupe Aylo a donc pu légalement remettre en ligne You***, Porn*** et Red***.

Le gouvernement va se pourvoir en cassation pour faire annuler la décision du TA. Ce pourvoi vous semble-t-il avoir des chances de succès ? Quoi que dise le Conseil d’État, cette situation n’est-elle pas cruellement révélatrice de l’impuissance publique à lutter contre l’exposition des jeunes à la pornographie ?

L’ordonnance du tribunal administratif prête à discussion. D’une part, le principe de l’intérêt supérieur de l’enfant protège tous les mineurs, jusqu’à 18 ans, et s’applique pour toute décision qui les concerne. D’autre part, il existe des solutions techniques permettant de concilier l’intérêt supérieur de l’enfant avec les « libertés des adultes ».

Il est ainsi possible de recourir au système de la vérification « en double anonymat », selon lequel l’attestation de majorité est délivrée par un tiers, qui ne sait pas ce pour quoi elle va être utilisée, tandis que le site pornographique reçoit uniquement l’attestation, sans accéder à l’identité de l’utilisateur. Un tel système est compatible avec la protection des données et le respect dû à la vie privée, mais le tribunal administratif ne s’est pas prononcé sur ce point précis. Plusieurs solutions existent, qui présentent des avantages et des inconvénients documentés (Priscille Kulczyk, rapport Mieux réglementer l’accès à la pornographie, 2023).

L’objectif de protection des mineurs se heurte aux intérêts de l’industrie de la pornographie. Celle-ci tire profit du fait qu’une partie des consommateurs parvient aisément à contourner les restrictions imposées par les pouvoirs publics, notamment en utilisant des VPN, qui permettent de se connecter comme si l’on se trouvait à l’étranger.

Par ailleurs, cette industrie initie de multiples procédures partout en Europe, afin de faire tomber tout obstacle à son expansion. Cela vaut même pour les groupes qui collaborent avec les pouvoirs publics et s’efforcent de projeter une image « propre » et éthique. J’en ai personnellement fait l’expérience après avoir mentionné la société Dorcel dans quatre médias, dont Le Figaro. L’avocat de Dorcel a alors mis en demeure ces rédactions de retirer le contenu publié, et m’a adressé un courriel me menaçant de poursuites pour diffamation. Seul Le Figaro a résisté à cette tentative d’intimidation, en maintenant l’article en ligne – aucune procédure judiciaire n’ayant finalement été engagée.

Le Figaro : La loi française permet à l’ARCOM d’agir contre les sites pornographiques domiciliés en France ou hors de l’Union européenne, mais la décision du tribunal administratif montre que cela est plus complexe pour les sites établis dans un pays de l’UE. D’où vient l’inertie de l’Europe sur ce sujet majeur ?

L’inertie n’est pas complète. D’autres plateformes pornographiques ont pu être bloquées du fait de l’absence de dispositif efficace de vérification d’âge. C’est par exemple le cas de Cams***, bloquée à la suite d’une décision de l’ARCOM le 6 mars 2025, cette fois validée par un jugement du tribunal administratif de Paris.

Au niveau de l’Union européenne, le Digital Service Act (DSA) soumet les plus grandes plateformes pornographiques, dont Porn*** à des obligations renforcées en matière de protection des mineurs. Le 27 mai 2025, la Commission européenne s’est fondée sur le DSA pour ouvrir une enquête contre quatre plateformes pornographiques, dont Porn***, après avoir conclu à titre préliminaire qu’elles ne prenaient pas des mesures appropriées pour mettre l’intérêt supérieur des enfants au cœur de leur fonctionnement, notamment par un contrôle approprié de l’âge des utilisateurs. La Commission développe en parallèle une application de vérification de l’âge qui devrait être disponible dans tous les États membres dès cet été.

“La pornographie a un caractère addictif et altère le contrôle des impulsions et des pulsions. Elle nuit également à l’image de la femme, réduite à un objet sexuel et donc trop souvent à un objet de violences sexuelles”
Nicolas Bauer

Cela dit, l’ordonnance du 16 juin 2025 du tribunal administratif de Paris montre que le législateur continue de se heurter à la clause européenne du « pays d’origine » (directive e-commerce), qui impose qu’un service numérique soit uniquement soumis aux lois du pays européen dans lequel il est établi. Cette clause a pour conséquence que les plateformes pornographiques s’installent dans les pays dont la réglementation est la plus souple. Le DSA ne fait qu’atténuer cette clause, ce qui n’est pas suffisant pour lutter contre le fléau de la pornographie chez les jeunes.

Le Figaro : Quelles conséquences concrètes l’accès des mineurs à la pornographie implique-t-il ?

Il faut d’abord rappeler que la pornographie entraîne des conséquences sur tous les consommateurs. Ceux-ci, y compris après 18 ans, se déclarent moins satisfaits de leur relation de couple et de leur vie sexuelle. La pornographie a aussi un caractère addictif et altère le contrôle des impulsions et des pulsions. Elle nuit également à l’image de la femme, réduite à un objet sexuel et donc trop souvent à un objet de violences sexuelles.

Chez les enfants et les adolescents, ces conséquences prennent une ampleur accrue, car leur cerveau est en pleine construction. D’après un rapport de 2022 du Conseil de l’Europe, plus la consommation intervient tôt, plus elle « augmente les risques de construction de stéréotypes sexistes nuisibles, d’addiction à la pornographie et de relations sexuelles précoces et malsaines ». Cette vulnérabilité des plus jeunes impose la mise en œuvre d’une véritable politique de prévention face à la pornographie, pour éviter qu’elle se substitue à une véritable éducation affective, relationnelle et sexuelle. À défaut, c’est l’instinct brut et sans frein qui prend le dessus sur la civilisation des mœurs.

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