Catégorie : Témoignages

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Direct « Dire NON au porno »

Direct « Dire NON au porno » : mardi 9 décembre 20h30 ici même !

La pornographie touche aujourd’hui des milliers de personnes et blesse profondément les cœurs, les relations et la capacité d’aimer. Pour comprendre ce phénomène, en sortir ou accompagner ceux qui en souffrent, nous vous proposons un temps d’éclairage et d’espérance.
Avec Tanguy Lafforgue, co-auteur avec Jean-Baptiste Maillard du livre “Dire non au porno – conseils pratiques et spirituels”.

Pendant ce live, vous pourrez poser toutes vos questions directement dans le chat’ du direct Youtube ou de manière anonyme via le chat’ de sosporno.net.

Présentation :

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Charlotte, libérée de la masturbation grâce à saint Carlo Acutis

Voici le témoignage de Charlotte, libérée de son addiction à la masturbation par l’intercession de saint Carlo Acutis.

Un engrenage difficile à vivre

Je m’appelle Charlotte, j’ai 54 ans et j’étais victime de l’addiction à la masturbation. A Pâques 2023, je m’en étais confessée, mais j’étais retombée. Mai, juin, juillet passent sans que je trouve le courage de me confesser à nouveau. Invitée à un mariage dans le Poitou, je m’arrête en chemin à l’abbaye de Fontgombault. J’arrive au moment des Vêpres. Portée par la prière des moines et par le lieu, je reste prier à l’office. Je savais qu’on pouvait se confesser, j’avais vu les confessionnaux à l’entrée de l’église sans penser qu’il y avait une permanence au moment des Vêpres.

La prière à Carlo

Je me dirige vers la statue de Notre Dame du Bien Mourir pour la prier pour la maman d’une amie puis je reviens sur mes pas, au fond de l’église. Là, je tombe sur la prière de libération de Carlo, avec sa photo. Je prie Carlo en lisant au fond de mon cœur la prière : à ce moment-là, un confessionnal se libère. Je m’engouffre dedans, je dis mon péché. J’ai alors l’intime conviction que Carlo m’accompagne.

Pendant quelques mois, à chaque fois que je suis tentée, je prie Carlo parfois avec l’aide de la carte parfois en l’invoquant tout simplement. Carlo devient vraiment un allié dans ce combat, avec la confession. Et deux ans plus tard, je peux affirmer que grâce à l’intercession de Carlo, je suis totalement libérée ! Merci Seigneur et merci Carlo !

Ps : Cette carte de prière de Carlo me sert aussi de marque page dans mes lectures, je n’ai pas peur de la montrer dans les transports en commun d’autant qu’on lit SOSporno !

Et vous, parlez-vous de SOSporno.net autour de vous, pour rejoindre les personnes addictes à la masturbation et au porno ? Viens en discuter avec nous sur le chat’ ! (discussion anonyme et gratuite)

Pour aller plus loin : 

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“Et si je leur avais fait du mal ?” – Le poids de la culpabilité

 

“Et si je leur avais fait du mal?” Le poids de la culpabilité après l’addiction au porno

Un combat personnel

On parle souvent de l’addiction au porno comme d’un combat personnel. Mais on oublie parfois les autres, ceux qui sont à l’écran.

Dans cette vidéo, un jeune homme partage ce qui le hante encore aujourd’hui : les visages qu’il n’arrive pas à oublier, et la culpabilité d’avoir participé, même passivement, à cette industrie.

 

Un témoignage bouleversant d’un jeune homme marqué par ce qu’il a vu dans les vidéos pornographiques. Il évoque sa culpabilité, et le besoin de demander pardon. Une vidéo sincère et percutante sur les conséquences humaines de la consommation de porno.

Un témoignage sobre, bouleversant.

 

 

“Quelque chose aussi qui m’a vraiment empêché de dormir pendant très longtemps, c’est ce que j’ai vu dans ces vidéos.

Les horreurs que j’ai regardées, je ne les oublie pas. Et ce qui me hante le plus, c’est de penser aux personnes derrière ces images. Je ne sais pas pourquoi… mais je pense souvent aux acteurs, aux actrices. Ceux et celles que j’ai vus pendant des années. Car je ne sais pas s’ils étaient heureux de faire ça. Et je ne sais pas ce qui les a poussés à y aller. Je ne sais pas s’ils ont gagné beaucoup d’argent, ou s’ils en ont juste eu besoin.

Un jour, si je veux vraiment me pardonner, il faudra que je leur demande pardon. Parce qu’ils sont entrés dans mon intimité. Et moi, je suis entré dans la leur. Ça, c’est quelque chose qui marque. On n’oublie pas les visages, ni ce qu’on a vu.

Même si je ne les ai jamais touchés, je pense que je leur ai fait du mal.”**

Et toi, qu’en penses-tu ? Viens en discuter avec nous sur le chat’ ! (discussion anonyme et gratuite)

 

Pour aller plus loin :

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Le témoignage choc d’une actrice du porno

Le témoignage choc d’une actrice du porno : “je ne pouvais plus respirer !”

Histoire d’une actrice de films X

Mélanie, ancienne actrice du porno, révèle une vérité trop souvent ignorée : derrière les scènes soi-disant « consenties», il y a parfois des actes de torture, de dissociation, et une profonde souffrance humaine. Cette vidéo revient sur son histoire, tirée du livre Sous nos regards, et interpelle chacun d’entre nous sur la banalisation de cette violence.

Le témoignage choc d’une actrice du porno

Mélanie raconte trois jours de tournage marqués par le viol, l’humiliation et la dissociation. Une vidéo pour dénoncer la face cachée du porno et alerter sur ses ravages.

Une vidéo pour dénoncer la face cachée du porno et alerter sur ses ravages.

Un appel à ouvrir les yeux — et à agir — pour les victimes… mais aussi pour ceux qui consomment sans savoir.

 

 

Il faut arrêter cette violence en réunion organisée, ce proxénétisme aggravé qui ne dit pas son nom.

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Pour aller plus loin :

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“Culpabilité et porno : comment s’en sortir ?”

“Culpabilité et porno: comment s’en sortir?” Témoignage authentique

La pornographie abîme le regard, sur soi et sur les autres.

Elle amène souvent culpabilité, pensées intrusives, voire du dégoût de soi.

Cette vidéo aborde sans tabou ce mal-être profond. Un pas de plus vers la vérité… et la libération.

 Dans cette vidéo, un témoignage sincère met des mots sur ce que vivent des milliers de personnes. Un message fort pour comprendre, accepter, et se relever.

 

“Culpabilité, regard abîmé, pensées qui dérangent…”

Il y a énormément de culpabilité liée à la consommation de pornographie.

Évidemment aussi dans la masturbation, mais dans le porno, c’est encore plus fort.

On regarde des choses terribles.

Des images qui finissent par changer notre regard sur la vie.

Sur les filles autour de nous.

Sur ce qu’on croit être le désir.

Parfois, ces images amènent à des pensées… pas cool du tout.

Des pensées qui dérangent. Qui blessent.

Et alors, on s’en veut. On culpabilise. On se dégoûte.

Alors oui, il faut réagir.

Pas dans la honte.

Pas dans la peur.

Mais dans la vérité et dans le combat.

Il faut s’accepter tel qu’on est.

Avoir conscience de sa faiblesse.

Et se relever.

Le vrai courage, c’est de ne pas rester à terre.

C’est de reconnaître qu’on a besoin d’aide.

Et de monter en combat.

 

 

 

 

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Sortir de la pornographie : le livre

Sortir de la pornographie est un recueil de témoignages de personnes qui ont vu, pratiqué et enfin été libérés de l’addiction au porno. Interview d’un des auteurs, présentation de l’éditeur, témoignage d’une lectrice et lien vers le parcours Libre pour aimer qui correspond !

L’interview

La présentation de l’éditeur

Le porno ? Ce livre a le mérite de nous faire prendre conscience de l’ampleur de ce phénomène dans notre société. Mais pas seulement. En effet, nombreux sont les jeunes et moins jeunes, hommes mais aussi femmes à être pris dans cet engrenage sournois qu’est la pornographie. Cela fait partie de la libération des mœurs, l’industrie du sexe est puissante. Même pour vendre un Yaourt, une publicité récente montrait une femme en train de prendre une douche…

Ce livre ne culpabilise pas, ne met pas les gens dans des cases en montrant du doigt les mauvais garçons et les mauvaises filles. Il donne des clés de guérison en expliquant que tous ont la possibilité de se séparer de ce fardeau. La pornographie, c’est se regarder le nombril. Le nombril est une voie sans issue, où il fait noir.

C’est en cela que c’est un fardeau. Il est temps d’aller voir la lumière en prenant un autre chemin en regardant devant soi !

Des extraits

De nombreuses personnes se sentent écrasées sous le poids de leur dépendance à la pornographie, et malgré d’innombrables tentatives pour s’en libérer, elles se sont rendu compte que leurs efforts n’étaient jamais suffisants. Ce qu’elles ne savent pas, c’est que pour se libérer de la dépendance à la pornographie, il faut aimer les stars du porno. Cela peut vous paraître paradoxal, étant donné que l’on nous apprend plutôt à fuir les tentations. On a pu nous dire que nous devions en détourner les yeux. Mais si nous essayons de dépasser nos pulsions en s’appuyant sur la honte, nous ne tiendrons pas longtemps. Même s’il est sage de veiller sur ce que nos yeux voient, il manquera quelque chose de la vérité si l’on s’en tient exclusivement à cela. […] Que faire alors si nos désirs ne nous font pas prendre le chemin [de Dieu] ? D’abord nous devons comprendre qu’il ne faut ni étouffer ni ignorer nos désirs. Il s’agit en fait de les guérir. »

Nous n’avons pas seulement le choix entre réprimer notre désir ou y céder. « Jésus invite tous ceux qui parmi nous ont été blessés par les conséquences de la pornographie à unir leurs souffrances à sa croix et à orienter leurs désirs à ce qui lui plaît, afin de lui permettre, patiemment, de restaurer ce qui a été déformé dans notre cœur. Cette purification ne se fait pas sans peine, mais ce n’est qu’ainsi que nous pourrons reconquérir notre liberté d’aimer. A ses yeux, nos désirs n’ont pas besoin d’être étouffés, mais embrasés. »

Témoignage d’une lectrice

« La porno-dépendance, pour moi, cela faisait plus de 25 ans : plus des 2/3 de ma vie ! Il y a quelques mois que j’ai terminé le parcours et je suis abstinente depuis. Ne laissez jamais personne vous persuader que c’est impossible. »

Et toi, qu’en penses-tu ? Voudrais-tu aller plus loin pour essayer de sortir de la pornographie ? Ou proposer ce parcours à un proche ? Viens en discuter avec nous par le live chat’ ! (discussion anonyme et gratuite) :

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Comment arrêter la pornographie : 10 étapes concrètes pour s’en libérer

Tu veux arrêter la pornographie mais tu n’y arrives pas ?

Ou peut-être que tu connais quelqu’un qui en souffre et tu ne sais pas comment l’aider ?

Tu n’es pas seul.

Des milliers de personnes vivent ce combat, souvent dans la honte ou l’isolement.

Mais bonne nouvelle : se libérer du porno, c’est possible.

Dans cette vidéo, tu trouveras 10 étapes concrètes qui l’ont aidé à sortir de l’addiction à la pornographie et à la masturbation.

Des conseils simples, tirés de l’expérience, pour poser un premier pas vers la liberté.

Que tu sois directement concerné ou touché à travers un proche, cette vidéo peut vraiment faire la différence.

Et si tu veux en parler, un bénévole est là pour t’écouter, ici-même sur ce site.

 

 

Tu veux arrêter le porno… mais tu n’y arrives pas ?

C’est plus difficile que prévu ?

J’ai une bonne nouvelle pour toi : arrêter, c’est possible.

Mais comme pour toute dépendance, tu as besoin d’un plan d’action si tu veux vraiment t’en libérer.

 

Voici 10 étapes concrètes qui peuvent vraiment t’aider :

  1. Parle de ton combat à quelqu’un en qui tu as confiance.

    Si tu n’as personne, rends-toi sur notre site :

    👉 Un bénévole est disponible pour échanger de façon anonyme et t’offrir du soutien.

  2. Utilise des bloqueurs pour limiter l’accès aux sites pornographiques.

  3. Adopte un mode de vie sain :

    un sommeil régulier, une alimentation équilibrée, une activité physique…

    Ton corps et ton esprit en ont besoin.

  4. Informe-toi sur les impacts de la pornographie et les moyens de t’en libérer.

    Comprendre ce que tu vis est déjà une forme de victoire.

  5. Identifie les moments et les situations qui te poussent à consommer du porno.

    Le stress ? L’ennui ? La solitude ? Sois attentif.

  6. Fixe-toi des objectifs clairs et atteignables.

    Commence petit : un jour, deux jours, une semaine. Et avance pas à pas.

  7. Évite les situations ou les contenus déclencheurs.

    Films, réseaux sociaux, solitude prolongée… Repère ce qui fragilise ta volonté.

  8. Remplace le porno par des activités enrichissantes :

    sport, lecture, musique, projets, engagement associatif…

    Ta vie peut se remplir autrement.

  9. Rejoins un groupe de soutien.

    Partager avec d’autres te permettra de ne plus te sentir seul dans ce combat.

  10. Et pourquoi pas… te tourner vers Dieu ?

    Tu peux lui confier ta lutte et lui demander de t’aider dans cette démarche de libération.


Changer, c’est possible.

Mais cela ne se fait ni seul, ni en un jour.

Un pas après l’autre.

Tu peux reprendre le contrôle.

Et retrouver ta liberté.


Et toi, qu’en penses-tu ? Viens en parler avec nous sur le chat’ :

Pour aller plus loin :

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Témoignage : 5 ans d’addiction au porno et à la masturbation – comment je m’en suis sorti

Un témoignage fort sur l’addiction au porno et à la masturbation

Dans cette vidéo percutante, un jeune homme partage sans filtre son combat contre la pornographie et la masturbation.

Tombé très jeune dans cette dépendance, il raconte avec lucidité les mécanismes de l’addiction au porno, la spirale de la culpabilité, l’isolement, et les blessures intimes que cela peut provoquer.

Ce témoignage authentique met en lumière la réalité souvent cachée de milliers de jeunes aujourd’hui. Il parle de solitude, de perte de contrôle, de la pression silencieuse, mais aussi d’espérance : celle de s’en sortir, de se relever, et de retrouver une liberté intérieure.

Ce témoignage est là pour soutenir, éclairer et ouvrir un chemin de libération à tous ceux qui luttent dans l’ombre.

 

 

Je suis ici pour vous parler de la pornographie et de la masturbation.

Parce que j’ai eu le malheur de tomber dedans assez jeune…

…et d’y être resté bloqué pendant plus de cinq ans.

C’est arrivé de manière très banale : on m’en avait parlé en cours, au collège.

Et je me suis dit : « Pourquoi pas essayer ? »

Si j’avais su l’enfer dans lequel ça allait me précipiter, je me serais retenu.

Au début, c’est de la curiosité. Parce que tout le monde en parle. Parce que c’est facile. Accessible.

Et petit à petit, les étapes s’enchaînent…

Du jour au lendemain, on se retrouve complètement accro.

Moi, je suis devenu dépendant à la masturbation — et, par extension, à la pornographie — pendant plus de cinq ans.

Je me suis battu chaque jour.

Et je peux vous le dire : c’est une véritable addiction, parce que c’est omniprésent.

Je ne pouvais pas me lever et vivre une journée normale sans poser ces actes.

Sans regarder une vidéo.

Un jour, je me suis dit : « Allez, pas aujourd’hui. »

Et je me suis rendu compte que je n’y arrivais pas.

Au début, c’était une vidéo de temps en temps.

Et puis c’est devenu deux, trois vidéos par jour.

Et si je ne le faisais pas, je me retrouvais dans un état de stress intense.

C’était horrible.

J’en avais besoin. Tous les jours. Deux ou trois fois.

Et les vidéos, au début très “soft”, devenaient de plus en plus “hard”.

En fait, c’est lié à la dopamine — la molécule de la récompense.

Le cerveau enregistre le plaisir et en redemande.

Sauf qu’il s’habitue.

Et ce qui suffisait hier ne suffit plus demain.

Il en faut toujours plus : plus fort, plus intense, plus extrême.

Et un jour, ce qu’on regarde à l’écran ne suffit plus.

On commence à vouloir essayer dans la vraie vie.

Ce qui est terrible dans cette addiction, c’est la solitude.

Moi, c’est ce qui m’a fait le plus souffrir.

C’est difficile d’en parler en famille, parce qu’il y a aussi la honte.

La culpabilité.

La culpabilité de l’acte lui-même — la masturbation — mais aussi parfois celle des vidéos qu’on regarde.

À la fin, tu te retrouves seul dans ton lit, les larmes aux yeux, à te dire :

« Mais qu’est-ce que j’ai fait ? Pourquoi je fais ça ? »

Et puis tu te rends compte que ton regard change.

Tu ne regardes plus les filles de la même façon.

Ton imagination déborde.

Et la culpabilité devient écrasante.

C’est ce qui m’a précipité dans ce que j’appelle “cet enfer” :

avoir honte de moi-même, ne plus réussir à me regarder dans une glace.

Comment je m’en suis sorti ?

D’abord, en reconnaissant que c’était une addiction.

Que ce serait un combat long.

Et surtout, en me faisant entourer.

Il faut en parler. À des personnes de confiance.

On pense toujours qu’on est sale, qu’on va être jugé.

Mais le jour où j’en ai parlé à des amis, je me suis rendu compte que 99 % de mon entourage masculin vivait la même chose.

C’est plus facile à plusieurs.

Comme pour arrêter de fumer : c’est toujours plus simple à deux que seul.

La pornographie te blesse profondément, au plus intime de toi-même.

C’est une blessure réelle.

Et comme toutes les blessures… elle peut rouvrir à tout moment.

Et toi, que penses-tu de l’addiction à la pornographie et à la masturbation ? Viens en parler avec nous sur le chat’ :

Pour aller plus loin : 

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Pornographie, “je suis entré dans leur intimité…”

Témoignage : sortir de la consommation pornographique et affronter la culpabilité

Comment vivre avec les regrets liés à la pornographie ? Que faire quand on se dit : « je me sens coupable d’avoir regardé du porno » ?

Dans ce témoignage sur l’addiction à la pornographie, un homme partage ce qui l’empêche encore de dormir : les visages qu’on n’oublie pas, les vidéos marquantes, et cette honte après avoir consommé du contenu porno.

À travers sa prise de conscience, il évoque l’impact du porno sur la conscience, la difficulté à demander pardon aux acteurs porno — ces personnes qu’il a vues sans jamais vraiment les connaître — et le long chemin pour sortir de la consommation pornographique.

Une réflexion poignante sur l’intimité, la responsabilité et le pardon.

 

 

 

“Quelque chose aussi qui m’a vraiment empêché de dormir pendant très longtemps, c’est ce que j’ai vu dans les vidéos que je regardais.

Les horreurs que j’ai vues… Je ne sais pas pourquoi, mais je n’arrive pas à ne pas penser aux personnes derrière la caméra.

Aux acteurs, aux actrices que j’ai regardés pendant des années. Je ne sais pas s’ils étaient heureux de le faire, s’ils gagnaient beaucoup d’argent, je ne connais pas leurs motivations.

Mais je pense que… si un jour je veux vraiment me pardonner à moi-même, il faudrait aussi que je leur demande pardon.

Elles sont entrées dans mon intimité, et moi je suis entré dans la leur.

Et je ne sais pas pourquoi, mais c’est quelque chose qui marque profondément.

On n’oublie pas les visages.

On n’oublie pas ce qu’on a vu.

C’est vraiment… particulier. Et je crois qu’aujourd’hui, je peux au moins leur demander pardon d’avoir consommé tout ce contenu.

Parce que oui, je pense que j’ai fait du mal en regardant.

Sérieusement, je leur ai fait du mal.”

Et toi, qu’en penses-tu ? Viens en parler avec nous sur le chat’ :

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Dans l’enfer de la pornographie : le témoignage d’une actrice X

Dans l’enfer de la pornographie : Le Berry Républicain rapporte ce témoignage d’une actrice X tiré d’un livre sur cette industrie pornographique qui broie les femmes. Âmes sensibles s’abstenir, mais utile pour qui veut comprendre l’envers (l’enfer) du décor. 

Il est des lectures dont on ne sort pas indemne. Dans Sous nos regards – récits de la violence pornographique (Seuil), elles racontent les « tournages », le piège, la violence, la douleur, l’humiliation, la mort sociale et psychologique qui s’ensuit, dans cette industrie pornographique qui broie le corps des femmes. Mélanie (le prénom a été changé) est l’une d’entre elles. Elle témoigne de trois jours de « tournage » à Paris, entre étranglement et viols.

C’est souvent la nuit que ça lui fait ça. Elle « panique », elle a peur de « ne plus pouvoir respirer ». Sous l’effet du manque d’oxygène, elle ne voyait plus et entendait comme si elle était sous l’eau. « Sac à foutre », « fucktoy », « bitch », « chienne »… C’est comme ça qu’ils l’appelaient. « Je me souviens avoir répété cette phrase dans ma tête “Je ne peux pas respirer, vont-ils me laisser partir ?”, comme un disque rayé. Je réalisais à ce moment-là que ma vie était entièrement entre leurs mains, car je ne pouvais plus bouger, parler ou communiquer. Je ne les connaissais pas et donc je ne pouvais pas leur faire confiance », raconte la jeune femme. « Mais je ne pouvais pas arrêter ce qu’ils me faisaient. Je me sentais m’effondrer, mourir et je n’avais plus aucun contrôle sur mon corps. »

Mélanie a 32 ans, elle témoigne dans le dossier « J. & M. », un site de contenus pornographiques amateurs. Trois vidéos, trois jours de viols. Pour survivre, elle s’est dissociée. « Il m’a été très difficile de comprendre ce qui s’était passé et cela me rend triste d’avoir traversé tout cela pour quelqu’un qui m’aimait, je
croyais, et qui disait qu’il me protégerait de quelque chose comme ça. Cela m’a brisé le cœur », confie-t-elle, en anglais, depuis la Hollande où elle vit.

Massification des pratiques brutales

Ce qu’elle décrit appartient au lexique du “nouveau porno”. « Choking » pour étranglement. Mais ça ne s’arrête pas là. « Gagging » pour étouffement par fellation profonde, « bukkake » quand plusieurs hommes éjaculent en meute sur une femme, de préférence sur le visage, dans un rituel évident d’humiliation et de domination, « gang bang » quand des hommes pénètrent simultanément une femme par plusieurs orifices… À l’heure du streaming, le spectateur « s’ennuie », il en veut toujours plus.

« Pour que ça rapporte, il faut que ce soit addictif. Or, l’un des moyens consiste à mêler la violence au sexe. Cela agit immédiatement sur le cortex. D’où des scénarios de plus en plus violents comme des “triples pénétrations”, ce qui est d’une violence inouïe. Aucun corps de femme n’est fait pour ça. Et il y a des millions de vues par jour sur ces vidéos », déplore l’autrice et comédienne Adélaïde Bon, qui a participé, dans Sous nos regards (Seuil), au recueil
« sorore » de la parole de femmes, avant deux grands procès attendus en France, « French B. » et « J. & M. ». Elle dit que la « colère a été son moteur » et agit pour toutes ces femmes « abîmées ». « Ça me fait mal de le dire, mais ce qui est saccagé est saccagé. Aucune d’entre elles n’aura jamais la vie à laquelle elle était promise. »

Aussi, la révolte prend souvent le dessus. « Cela se passe en impunité totale en France ! Ça m’a mise hors de moi. Tout ce système pour aller chercher des filles en précarité sociale, affective, psychologique, ayant, pour beaucoup, déjà subi des violences et, pour certaines, déjà dissociées… » L’une d’elles a subi 247 pénétrations en trois jours, une autre a été forcée à enchaîner des fellations pendant plus de cinq heures. La brutalité des pénétrations a pu conduire à des fissures et prolapsus, à savoir des extériorisations d’organes.

« Il n’est pas question ici de sexualité, mais de destruction », commente Adelaïde Bon, qui évacue d’entrée ceux qui voudraient l’accuser d’être moraliste ou opposée à la liberté sexuelle. « C’est une industrie planétaire, accessible aux moins de 10 ans, et dans son écrasante majorité, le porno traduit la haine des femmes, des enfants, des racisés. La volonté de détruire, d’humilier, est là du début à la fin. »

« Dans ce livre, ce qu’elles racontent, ce sont des niveaux de violence qui étaient jusque-là assez circonscrits et qui sont en train d’écraser l’ensemble du marché », alerte l’historienne Christelle Taraud. « On a observé une massification des pratiques les plus brutales, autrefois cantonnées à une niche. Les féministes, les trans, les femmes ont une place infinitésimale dans cette industrie qui a toujours été pensée pour les hommes, par les hommes et à leur bénéfice, entre violence extrême, brutalisation et misogynie. »

Vers une prise de conscience ?

Elle voit dans les dérives actuelles un symptôme de la « dégradation de notre société » et appelle à une « prise de conscience ». « Il ne faut pas oublier que cette pornographie-là est très abîmante : elle nous abîme individuellement, collectivement et surtout elle forme, elle éduque les nouvelles générations. »
Christelle Taraud évoque « ces jeunes filles qui demandent si c’est normal d’avoir mal pendant une relation sexuelle, normal d’être frappée, normal d’être insultée, normal d’être étranglée. Si elles peuvent dire non à certaines pratiques ».

Elle nous rappelle tous à nos responsabilités. « La sexualité est l’une des activités humaines les plus importantes : cela fait partie de ce que nous sommes. Et laisser un domaine aussi important à des misogynes violents et brutaux qui considèrent normal d’enfumer des jeunes femmes, de leur faire subir des viols de dressage et ensuite de les placer dans des endroits isolés face à 20 ou 60 mecs qui les violent et leur éjaculent dessus ou dans la bouche alors qu’elles pleurent et qu’elles demandent à arrêter, qu’elles ont mal, qu’elles saignent. Et c’est présenté comme de la sexualité cool, à montrer à des jeunes avec le risque qu’il y ait une forme de mimétisme de ça ! On a quand même un énorme problème de société. »

Il faudra aussi, selon elle, « tout reprendre à zéro en ce qui concerne l’éducation sexuelle et relationnelle parce que le sexe n’est pas un produit, les femmes ne sont pas des marchandises. Le sexe est une manière de communiquer, d’être à soi et d’être à l’autre. C’est une rencontre, une émotion. Dans la pornographie, plus personne ne s’embrasse par exemple, ne se touche, ne se caresse. La seule chose que font ces hommes, c’est de perforer comme des fous furieux des orifices. Il y a des corps humains derrière ! », rappelle-t-elle.

« Si la sexualité, c’est ça, si c’est ça qu’on accepte d’être les uns pour les autres, les uns avec les autres, alors c’est une terrible défaite. »

Les ados disent maintenant : « J’étais avec des amis et ils m’ont montré ça… Ça m’a choqué. » Ils évoquent ces images qu’ils voient de plus en plus jeunes.

Et vous, qu’en pensez-vous ? Venez en parler avec nous sur le chat’ :

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